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231.Plus d’information
L'auteur veut partager sa réflexion épistémologique sur les disciplines qui étudient l'art et le patrimoine religieux au Québec. En travaillant la complémentarité entre l'histoire de l'art et l'anthropologie, la notion d'image, la transformation des statuts des objets et leur décontextualisation, cet article propose une approche pluridisciplinaire de l'interprétation du patrimoine religieux par l'analyse de cas types.
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232.Plus d’information
Cet article s'attache à étudier la pertinence d'une approche ethnographique pour une étude sémiologique du corps dansant. La danse comme pratique sociale et artistique est fortement liée aux structures socioculturelles et aux rapports (alliance, hiérarchie) entre les individus d'une même société. L'application des catégories linguistiques et sémiologiques à la danse la définit d'emblée comme un système de communication, une codification. Le sémiologue ne peut mettre de côté la dimension anthropologique du corps dansant qui est un signe d'affiliation socioculturelle témoignant des rapports instaurés entre les individus mais aussi à l'espace et au temps. Les anthropologues, grâce à leur intérêt pour la sémiotique, ont réussi à faire de la danse un objet anthropologique. Les concepts tels que signifié, signifiant, valeur, opposition sont omniprésents dans leurs travaux. Cependant, la question est de savoir que peut faire le sémiologue face au corps dansant ? Quelles sont les possibles et les limites d'une sémiotisation du geste dansé ? À partir de l'exemple du corps dansant, cet article souhaite étudier les liens entre la sémiologie et l'anthropologie en se posant la question de la compatibilité des concepts et des méthodologies de chacune de ces disciplines. Le sémiologue ayant pour objet de recherche un fait culturel tel que la danse doit forcément se nourrir des concepts et de la méthodologie de l'anthropologie. En ce sens, je propose de penser une anthropo-sémiologie qui lierait les deux disciplines en prenant en compte les ruptures et les continuités qui les caractérisent.
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234.Plus d’information
RésuméRÉSUMÉAnthropologie cognitiveC'est ici l'occasion de faire le point sur les récents développements de l'anthropologie cognitive. définie dans ses grandes lignes comme l'étude comparative de la cognition humaine dans son contexte linguistique et culturel. En réaction à la prépondérance de l'uni-versalisme au cours des années soixante-dix et quatre-vingt, il s'est fait récemment un certain nombre de réévaluations des rapports entre langue et cognition. et le champ de l'anthropologie cognitive s'épanouit dans plusieurs nouvelles directions en Amérique comme en Europe. Cela résulte en partie de ce qu'on a renouvelé et réévalué les façons d'aborder la relativité linguistique associée à Whorf. et en partie de l'enthousiasme suscité par les récents développements dans les sciences cognitives. Cet article offre un bref aperçu de l'histoire de l'anthropologie cognitive et passe en revue les travaux en cours des deux côtés de l'Atlantique. Il fait le point sur les nouvelles directions de recherche, en s'attachant, en guise d'exemple, aux travaux récents consacrés aux modèles culturels de même qu'au langage spatial et à la cognition. Ce tour d'horizon se termine en suggérant comment l'anthropologie cognitive pourrait contribuer directement tant au projet général des sciences cognitives qu'à l'étude anthropologique des rapports entre les idées et les pratiques culturelles, d'une part, et les structures et les processus de la cognition humaine, d'autre part.Mots clés : Brown. langage, cognition. culture, relativité linguistique, espace, modèles culturels
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235.Plus d’information
RésuméNous souhaitons présenter dans cet article une réflexion anthropologique sur le Rif du Maroc. En effet, l'anthropologie maghrébine en général, et marocaine en particulier, est restée fortement marquée par les grands courants anthropologiques malgré des évolutions sociologiques récentes. Partant de la présentation des travaux de Hart et Jamous, cet article cherche à interroger cet héritage, toujours perceptible dans les études consacrées à la société maghrébine. À partir d'une lecture de notre matériel de terrain relatif à la société Ketama du Rif central, dont la principale activité économique réside dans la culture du cannabis et de ses dérivés, nous proposons ici une analyse de la société rifaine à partir de la démarche khaldounienne afin de nous atteler à une autre approche de l'anthropologie du Rif et du Maghreb.
Mots-clés : Mouna, cannabis, changement, Rif, Maroc, Mouna, cannabis, change, Rif, Morocco
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237.Plus d’information
RésuméRÉSUMÉLes limites d'une approche essentialisie des ethnoéthiques Pour un relativisme éthique critiqueLe relativisme éthique repose sur une série d'hypothèses acceptées comme vraies : la morale est un tout homogène partagé par l'ensemble d'un groupe ethnique à la suite d'un processus d'enculturation; tous sont soumis à un seul système de principes moraux: les morales ne font l'objet d'aucun usage social ou politique. Ces postulats ont été largement critiqués. Le présent article fera donc un retour sur la notion de relativisme culturel et, de là. de relativisme éthique, pour en identifier les limites dans le contexte des soins de santé. Nous soutiendrons que pour transcender à la fois les biais essentialistes du relativisme et les risques de décontextualisation liés à une éthique universaliste normative, il nous faut redéfinir l'éthique comme le lieu de résolutions de « dilemmes » qui évoluent, non dans un univers philosophique désincarné, mais bien dans le cadre de l'imposition à l'ensemble d'une population de principes édictés par des autorités religieuses, professionnelles ou politiques. Nous analyserons ensuite les retombées des courants de pensée postmodemes sur la place à reconnaître au relativisme éthique pour réfléchir ensuite sur les contributions et les limites du concepts de tolérance. L'article se veut un plaidoyer pour une tolérance limitée et un relativisme éthique critique qui ne sera plus utilisé comme prétexte pour justifier le non-respect des droits de l'homme.Mots clés : Massé, relativisme éthique critique, tolérance, ethnoéthique