Documents repérés
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211.Plus d’information
À Saint-Jean-Port-Joli, une corporation sans but lucratif s'est donné la mission de garder vivant le legs de Médard Bourgault (1897-1967), le sculpteur sur bois qui a fait la renommée de la municipalité en tant que « capitale de l'artisanat ». Administrée en majorité par des descendants de Bourgault, parfois eux-mêmes des sculpteurs, la corporation nous amène à interroger les rapports entre les héritiers et leur ascendant. Dans cet article, la dualité de la figure du parent-artiste ainsi que la circulation intergénérationnelle des oeuvres et des savoirs sont abordées pour comprendre l'enjeu de la transmission d'un patrimoine familial qui correspond en même temps à un patrimoine culturel.
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214.Plus d’information
Le Programme de sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris (PSR) a été instauré afin de soutenir le mode de vie traditionnel. Toutefois, plusieurs femmes iiyiyuu-iinuu sont insatisfaites de la gestion du programme, affirmant qu'il ne tient pas suffisamment compte de leurs réalités. Ce projet visait à documenter l'utilisation du territoire par les femmes iiyiyuu-iinuu, leurs perceptions du PSR et leurs suggestions pour l'améliorer. Les femmes iiyiyuu-iinuu jouent un rôle essentiel dans le mode de vie traditionnel et les activités qu'elles pratiquent sur le territoire sont loin d'être accessoires. Elles sont notamment actives dans la transmission des savoirs et de la culture, piliers de l'identité. Elles ont soulevé plusieurs critiques, notamment au sujet des critères d'admissibilité, des règles de gestion et du niveau des prestations. Elles souhaitent que des améliorations soient apportées au programme pour que leur rôle sur le territoire soit reconnu à sa juste valeur.
Mots-clés : culture crie, femmes autochtones, mode de vie traditionnel, sécurité du revenu, utilisation du territoire
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215.Plus d’information
Cette recherche porte sur l'évolution des pratiques professionnelles en métiers d'art et en céramique de la ±renaissance de l'artisanat» dans les années 1930, jusqu'à aujourd'hui. Les pratiques sont analysées selon le modèle sociologique de Pierre Bourdieu, prenant appui sur l'évolution des lieux et événements de diffusion qui, à partir des expositions commerciales du début du siècle jusqu'aux manifestations artistiques et à la reconnaissance institutionnelle des arts visuels, est située dans les contextes socio-économique, éducatif et artistique des relations des producteurs culturels avec le marché. Une attention particulière est portée aux questions de l'identité et de la définition des métiers d'art vis-à-vis des arts visuels en tant que catégories voisines dans la hiérarchie des arts, ainsi qu'aux tensions internes entre artisanat et métiers d'art modernes, à …
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217.
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218.Plus d’information
L'Encyclopédie canadienne (1842) souligne l'importance des peintres d'enseignes entre 1820 et 1860, essentiels à la ville moderne, mais souvent négligés. La pratique de la peinture d'enseignes, remontant au Moyen Âge et évoluant jusqu'au xixe siècle, a joué un rôle crucial dans la communication visuelle urbaine. Reconnu comme un artisan qualifié, le peintre d'enseignes devait acquérir des compétences artistiques élevées, le distinguant du simple peintre en bâtiment. La transmission des connaissances se faisait de maître à apprenti, souvent au sein des familles à Montréal et Québec. Bien que ce travail ne soit pas revendiqué comme un art, il exigeait des techniques complexes, telles que la dorure et l'imitation de textures. Cet article vise à éclairer l'histoire des peintres d'enseignes, que nous considérons comme les précurseurs des arts appliqués au Québec.