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295.Plus d’information
Avec ses 130 000 habitants, Toluca de Lerdo, capitale de l'Etat de Mexico, n'arrive qu'au 30e rang des villes mexicaines. Cependant, elle a presque doublé sa population en moins de dix ans. Cette brutale augmentation est due en grande partie à l'exode rural, régional ou originaire des Etats voisins. La proximité de Mexico (67 km) bien reliée par rail et par route, le développement récent d'une importante zone industrielle et les activités traditionnelles de services et de commerce sont d'autres facteurs d'expansion démographique. Toluca, en fait, appartient à la couronne de ces villes satellites qui gravitent autour du District Fédéral (comme Pachuca ou Cuernavaca) et qui arrivent difficilement à conserver leur autonomie économique et culturelle. L'étude de son système commercial va révéler la coexistence d'un secteur traditionnel avec une activité mercantile moderne. A partir du « tianguis » ou marché rural précortésien, s'est développée une vie commerciale de gros bourg agricole. Plus récemment, l'apparition de supermarchés, liée à l'implantation d'un puissant réseau bancaire et à la mise en place d'agences fédérales spécialisées dans la commercialisation des denrées agricoles, a fait entrer Toluca dans la vie d'affaires du 20e siècle. La municipalité, par une réglementation stricte de ses marchés, essaie d'en tirer un maximum de recettes en attendant de profiter à plein des rentrées de la zone industrielle.
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296.Plus d’information
Malgré un rattrapage au cours des dernières années au chapitre de la scolarisation, on note un retard considérable des Inuit du Québec arctique en regard de la situation qui prévaut dans le reste de la province et chez l'ensemble des Autochtones canadiens. L'économie demeure fortement dépendante des paiements de transfert gouvernementaux ainsi que des emplois dans les fonctions publique et parapublique, et une fraction relativement importante de la population inuit vivant aux abords de l'éventuel complexe hydroélectrique Grande Baleine serait intéressée à y travailler.
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297.Plus d’information
À partir d'une ethnographie de la transmission du métier d'horloger réalisée dans diverses écoles professionnelles de l'Arc jurassien suisse, cet article entend critiquer le paradigme de « patrimoine culturel immatériel » et l'ambition de sauvegarde des « savoir-faire traditionnels » qu'exprime la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) de l'UNESCO. La description de caractéristiques propres à la didactique professionnelle et à la manière dont les acteurs qui la mettent en oeuvre qualifient ce qu'est une compétence en horlogerie permet tout d'abord de montrer que la Convention ne peut pas constituer un opérateur de transmission du savoir horloger. En deuxième lieu, il convient de relever que la figure de la transmission que la Convention met en exergue est anthropocentrée et que les dynamiques d'apprentissage du métier dans le cadre scolaire l'invalident. Elles font en effet des objets d'importants opérateurs de transmission de la gestualité et des techniques horlogères. Enfin, l'auteur fait voir que la distinction entre paradigme pédagogique (basé sur un impératif de transparence) et paradigme initiatique (qui fait la part belle aux secrets) ne permet pas de caractériser l'apprentissage dans le cadre des écoles d'horlogerie. La transmission horlogère s'opère également dans des pratiques de voilement/dévoilement sans que l'explicitation des savoirs en soit toujours une condition, ce qui contrarie fortement le principe de sauvegarde qu'incarne la Convention.
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298.Plus d’information
Dans cet exposé historiographique, l'auteur distingue deux voies divergentes dans le développement de la discipline folklorique au Québec. Depuis les origines des études de folklore dans le courant du XIXe siècle, les chercheurs se sont divisés en deux camps, entre les tenants de la tradition orale, considérée comme un patrimoine en voie de disparition, et les tenants de la culture matérielle. Cette scission est visible dans les travaux successifs d'Edouard Massicotte, Marius Barbeau, J.M. Gauvreau et Robert-Lionel Séguin. A partir des travaux de Luc Lacourcière, le folklore commence à être compris comme un tout indissociable. En examinant le parcours des principales figures de la discipline, l'auteur démontre comment ces parcours distancés finissent par se rejoindre dans une nouvelle approche.
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299.Plus d’information
Le secteur de l'économie sociale et solidaire (ESS) marque une grande convergence avec les approches de développement territorial qui s'inscrivent dans le cadre d'un développement économique endogène. Elle place les questions de la territorialisation, de la création de la valeur ajoutée et de la valorisation des ressources territoriales au coeur de son projet. Dans cette logique, notre étude vise à analyser le poids des plans de promotion de l'ESS dans les politiques des acteurs locaux publics à l'aide d'une démarche qualitative fondée sur des entretiens semi-directifs avec les différents acteurs locaux – publics et privés – d'une région défavorisée au Maroc (Drâa-Tafilalet). Sont également présentées quelques pistes qui pourraient contribuer au développement et à la promotion du secteur de l'ESS au Maroc dans une perspective de développement territorial durable.