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3063.Plus d’information
La lodyans, ce savoir-faire propre à l'Haïtien de rendre succinctement compte par exemple d'une histoire avec à la fois un esprit critique et un sens de l'humour très particulier, se transmet de génération en génération. En même temps, elle peut servir à transmettre le savoir local, à mettre en valeur l'identité collective et à critiquer l'ordre social dominant. Peu de chercheurs s'intéressent à ce patrimoine culturel immatériel. Cet article vise à analyser la lodyans dans sa dimension dialectique, et particulièrement suivant les perspectives du professeur Maximilien Laroche. Que veut dire « Bay lodians »? Quelle est la place de Justin Lhérisson dans l'art de la lodyans? Comment mobiliser la lodyans dans l'enseignement des sciences?
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3064.Plus d’information
RésuméUelen est un village habité par des résidents tchouktches maritimes et yupik, qui non seulement chassent les mammifères marins mais aussi sculptent leur ivoire. Des fouilles archéologiques entreprises à Uelen ont démontré que l'ivoire y a été sculpté depuis au moins le début de notre ère. Quand les baleiniers et les marchands vinrent à Uelen au 19e siècle, la sculpture traditionnelle de l'ivoire se transforma en artisanat populaire. En 1931, les résidents d' Uelen furent les premiers à ouvrir un atelier de sculpture de l'ivoire en Tchouktoka. Au milieu des années 1930, ils bénéficièrent de l'aide de l'artiste et critique d'art russe Alexander Gorbunkov qui les encouragea à développer leur propre potentiel artistique. À la fin des années 1930, les sculpteurs avaient acquis un style particulier basé sur leur connaissance des coutumes des chasseurs de l'Arctique, les images expressives des animaux polaires et la beauté naturelle de l'ivoire de morse. La participation de nombreux résidents d'Uelen à la sculpture sur ivoire fut la raison principale de sa préservation durant la Seconde Guerre Mondiale et la dure période de l'après-guerre. De nouvelles tendances, incluant des thèmes humains et folkloriques sont apparus dans les années 1950 à 1970 avec aussi des représentations de chasse traditionnelle. Durant les années 1980 et 1990, les artistes inclurent dans leur art certains motifs d'ornements préhistoriques. Si de nombreux artistes de la Tchoukotka recourent à de nouveaux modes d'expression dans les années 2000, les sculpteurs d'Uelen sont en général plus traditionnels. Pour eux, la sculpture est devenue un symbole de la culture ancestrale en voie de disparition.
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3065.Plus d’information
En 1902, Georgina Lefaivre commence à écrire dans divers périodiques jusqu'à faire du journalisme sa profession en 1905, année de ses débuts au journal Le Soleil, quotidien de la ville de Québec d'où elle est originaire. Elle poursuit ses contributions jusqu'en 1922 sous la forme de billets. En 1919, Ginevra publie un recueil intitulé En relisant les vieilles pages dans lequel sont rassemblés de courts textes déjà publiés entre 1906 et 1918. En 1922, sous son autre pseudonyme, elle en publie un deuxième intitulé Billets de Geneviève. Éduquer au bonheur par une préparation au rôle dévolu traditionnellement aux filles forme la trame de ses propos. Aspirer à un bonheur discret et modeste serait le secret pour parer à l'inévitable de la vie quotidienne de l'épouse et surtout de la mère qu'elles deviendront pour la plupart. Plusieurs thèmes sont récurrents dans les deux recueils, la modernité et l'influence de nos voisins étasuniens faisant leur apparition dans le deuxième.
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RésuméJusqu'à quel point et de quelle manière les immigrants d'hier et d'aujourd'hui partagent-ils l'espace public culturel au Québec ? Les enjeux de l'exclusion/inclusion sont rythmés par l'évolution de la définition même de l'identité québécoise et du patrimoine qui la symbolise. Comment les immigrants sont-ils représentés : d'une manière individuelle ou/et collective ? Sont-ils intégrés ou séparés, passifs ou actifs, sont-ils liés plutôt à leur communauté d'origine ou à leur expérience québécoise ? Par l'analyse des expositions Mémoires et Le Temps des Québécois, portant sur le thème de l'identité, présentées au Musée de la civilisation de Québec, cet article se propose d'interroger les représentations des immigrants et les stratégies actuelles de la médiation interculturelle.
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3069.Plus d’information
RésuméPlutôt que d'adopter une approche " culturaliste " des obstacles au développement ou de reprendre l'opposition " traditionnel-moderne " dans ses acceptions classiques d'échelle ou d'antinomie, l'auteur étudie le développement sous l'angle des combinaisons plus ou moins particulières auxquelles donne lieu l'interaction de différents modes de production dans une société donnée, ainsi que des obstacles résultant de cette même combinaison. Dans cette optique, F. H. Cardoso analyse tout d'abord la variation produite dans le mode de production qui prévalait au xixe siècle en Amérique latine par suite de la combinaison entre, d'une part, la prise de contrôle par l'étranger de l'économie d'exportation et une technologie plus développée et, d'autre part, les moyens de participation au pouvoir des groupes locaux et l'utilisation des richesses. Ainsi, dans les " économies d'enclave ", l'ancienne classe dirigeante exerce une domination proprement politique et, faute d'une couche locale d'entrepreneurs, l'édification d'une économie interne nécessite une révolution sociale et politique plus ou moins profonde et l'interventionnisme de l'État, alors qu'ailleurs le modèle reste plus libéral. Indépendamment de cette variante, dans tous les pays à industrialisation très tardive, le système de production national est dans une position de dépendance structurelle de par sa seule intégration à la société industrielle moderne : les caractéristiques qui lui sont imposées, en matière technologique par exemple, accentuent le phénomène de la marginalité et créent une nouvelle dualité au sein même du secteur industriel-urbain. C'est donc le modèle même de développement qui engendre ici ses obstacles et non la résistance d'institutions liées à la culture traditionnelle.