Documents repérés
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67.Plus d’information
Accompagnant le projet d'exposition Leurs ombres centenaires présenté à la Galerie de l'UQÀM (16 mai-16 juin 2018), ce texte sonde les déploiements sculpturaux et conceptuels du «cataplasme»; procédé que j'ai associé à ma pratique des deux dernières années. Consistant à presser de l'argile fraîche sur la surface de bâtiments et de monuments historiques, ce processus donna naissance à un corpus de 29 cataplasmes issus de 16 lieux différents. Dans le contexte d'une société habitée plus-que-jamais par Je mythe de la transparence, je m' aventure ici dans les zones d'ombres, en cherchant à tâtons d'autres rapports à l'histoire, à ses traces et à sa matérialité (d'autres postures aussi). Tout au long de ce mémoire, je développe ma réflexion en alternant entre deux (et parfois trois) voix …
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68.Plus d’information
Parmi les diverses représentations visuelles de la Vierge à l'apogée de son culte, à la fin du Moyen-Âge, se trouve le thème populaire de la Vierge de l'Humilité. Son origine est souvent associée à la fresque de Simone Martini peinte v. 1335–40 au-dessus de la porte sous le porche occidental de la cathédrale d'Avignon. La fresque montre la Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras, assise sur la terre : humus = humilitas. L'examen attentif de l'art italien précédant indique que le type de la Vierge posée au sol fut inséré dans les scènes de la Vie de la Vierge antérieurement à la fresque de Simone Martini. Par exemple, dans la fresque de Giotto à Padoue la Vierge de l'Annonciation s'agenouille devant l'archange Gabriel, alors qu'auparavant elle se tenait presque toujours debout, et la Vierge s'évanouissant dans la Crucifixion, en partie soutenue par les Maries, descend sur ses genoux avant de s'étendre complètement au sol, ce que l'on voit, par exemple, dans la Crucifixion d'Ambrogio Lorenzetti du Musée Fogg à Cambridge. Aussi, dans la peinture populaire contemporaine italienne, la Vierge est souvent représentée assise sur le sol dans les représentations de la Sainte Famille. En coïncidence avec l'origine de la Vierge de l'Humilité, dans le livre de Pétrarque conservé à la bibliothèque Ambrosienne à Milan, Simone Martini a représenté Virgile, poète lauréat, assis dans la nature. Il semble qu'à cette époque la terre, ou la nature, perdait en partie son sens religieux négatif qui se voyait remplacé par l'idée d'une force créatrice et inspiratrice. Mon étude met aussi en lumière le patronage du petit polyptyque pliable « Orsini » de Simone Martini par le cardinal Napoléon.
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70.Plus d’information
Les fondements spirituels de la vision catholique de l'écologie et les étapes de la construction d'une écologie chrétienne sont dégagés par une analyse des discours et prises de position des acteurs chrétiens de l'environnement qui place concurrences et antagonismes comme éléments primordiaux de lecture. L'Église catholique, accusée d'être responsable des crises environnementales, construit d'abord une réponse philosophique et spirituelle, en faveur du respect de la création en remobilisant les tensions anciennes entre deux traditions religieuses de la nature, l'anthropocentrisme et le théocentrisme. Ensuite, l'écologie humaine catholique avancée par le Vatican, en défendant les valeurs traditionnelles de l'Église (respect de la vie, procréation…) et en ne laissant qu'une petite place à la nature, déplace les enjeux de l'écologie vers ceux de la morale et divise les fidèles. Enfin, c'est par la question de la sobriété et par la remise en question de la société de consommation que l'Église se rapproche des enjeux liés à la préservation des milieux et in fine de la nature. Aujourd'hui, ces champs de l'écologie catholique coexistent, suscitent de riches débats, notamment en France, mais fragilisent l'engagement de l'Église catholique en faveur de l'écologie et de l'environnement.
Mots-clés : écologie chrétienne, écologie humaine, écologie politique, Église catholique, christian ecology, human ecology, political ecology, catholic church