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  1. 112121.

    Fenigsen, Janina et Wilce, James

    Authenticities: A Semiotic Exploration

    Article publié dans Recherches sémiotiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 32, Numéro 1-2-3, 2012

    Année de diffusion : 2014

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    Charles Taylor a baptisé notre époque “l'Âge de l'Authenticité”. Certes, l'authenticité est un sujet populaire dans la recherche académique, surtout en anthropologie. Un nombre important de chercheurs sont allés jusqu'à proposer des modèles “d'authenticités multiples”. Aucun, cependant, n'a offert jusqu'à présent une “boîte à outils théorique peircéenne modifiée” qui mettrait en évidence le fait que les “autochtones savent” qu'il existe de nombreuses authenticités. Le présent article vise à combler cette lacune.En combinant le modèle sémiotique de Peirce avec les théories postmodernes sur les originaux et les copies, nous nous sommes appuyés sur le travail mené sur le terrain en Finlande par Wilce pour analyser ce qui nous semble être une évidence, à savoir que quatre formes d'authenticités sont présentes dans les récents débats sur la lamentation carélienne et, en particulier, dans les tentatives entreprises en Finlande pour “faire revivre” cette pratique. Nous appelons “néolamentations” les expressions issues de ce renouveau et traitons les questions d'authenticité qu'elles suscitent comme des phénomènes strictement relationnels, metasémiotiques et idéologiques. Les authenticités qui paraissent saillantes aux acteurs de la scène revivaliste font émerger les rapports suivants : 1) le rapport entre l'usage de la néolamentation et celui de toute autre forme de lamentation carélienne, dans le but de déterminer si la première est adéquatement “traditionnelle” (soit : la relation entre la copie et l'original); 2) le rapport entre la performance d'une lamentation et l'essence même qui lui octroie son identité de lamentation (soit : la relation du token et du type); 3) le rapport entre performance et émotion – une relation idéologiquement interprétée comme ‘expressive' (soit : la relation du signe à son objet); 4) enfin, le rapport entre une sorte d'interprétant dynamique d'anciennes lamentations caréliennes (lamentation1) et des interprétants dynamiques nouveaux produits par des performances nouvelles de la lamentation (lamentation2 ou participation habituelle dans pareilles performances) et qui, d'une certaine manière, visent la reproduction de l'interprétant dynamique ancien (soit : la relation entre un interprétant1 et interprétant2).

  2. 112122.

    Nareau, Michel et Pelletier, Jacques

    Entretien avec Louis Hamelin

    Autre publié dans Voix et Images (savante, fonds Érudit)

    Volume 41, Numéro 1, 2015

    Année de diffusion : 2015

  3. 112123.

    Article publié dans Revue de l'Université de Moncton (savante, fonds Érudit)

    Volume 35, Numéro 1, 2004

    Année de diffusion : 2004

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    RésuméCet article propose une politique de prix sous forme de propositions formelles, basées sur un développement mathématique, permettant à l'entreprise de maximiser sa valeur ajoutée, l'avantage concurrentiel perçu par le client ainsi que sa part de marché. Le cadre d'analyse est tout produit pour lequel le client est en mesure d'estimer une valeur en fonction de ses besoins propres et d'un ensemble d'attributs confrontés aux attributs des produits concurrents ou substituts. La conclusion est : pour maximiser en même temps la valeur ajoutée dégagée par l'entreprise, sa part du marché et son avantage concurrentiel perçu, il faut partager avec le client l'avantage concurrentiel potentiel. Le mode du partage dépend de la nature de la courbe de demande de l'article et de l'agressivité de la concurrence.

  4. 112124.

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 1, 2008

    Année de diffusion : 2008

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    RésuméCet article veut promouvoir la coopération et le dialogue entre les occidentaux et les musulmans dans un proche avenir. Il s'intéresse à l'originalité et la créativité humaines telles que requises dans des situations de rencontre. Un défi majeur de notre époque est celui de la communication, y compris en ce qui concerne les religions. Ceci constitue en effet un test pour la dignité humaine et le résultat n'est pas certain. Fondamentalement, islam est une foi humaine, un mode de vie et une forme d'ordre social. Pendant trop longtemps — malgré la pratique d'études orientalistes —, l'Occident a vu l'islam à travers le prisme d'intérêts occidentaux : matériels, culturels et spirituels. Au temps de l'hégémonie occidentale, il aurait difficilement pu en être autrement. L'islam tendait à être construit comme une alternative radicale au monde occidental. Une telle construction dualiste de l'Occident et de l'islam, cependant, n'est pas seulement insoutenable d'un point de vue scientifique. Elle implique aussi un provincialisme politique. Nous faisons ici certaines propositions pour créer de nouveaux genres de rapports entre occidentaux et musulmans.

  5. 112125.

    Article publié dans Voix et Images (savante, fonds Érudit)

    Volume 44, Numéro 3, 2019

    Année de diffusion : 2019

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    Reconnu comme un des plus importants poètes franco-ontariens, Patrice Desbiens n'a pourtant pas remporté d'importants prix littéraires. Cet article explique cet écart entre la notoriété de l'auteur et sa consécration par une analyse de sa réception critique qui oscille entre l'éloge sans retenue et la critique virulente. Il montre que les choix esthétiques du poète — qui privilégie ce que l'autrice appelle une « esthétique de la pauvreté » — contribuent à cette réception mitigée.

  6. 112126.

    Article publié dans Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, Numéro 1, 2017

    Année de diffusion : 2019

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    Dans le domaine de la création musicale au Québec, les compositrices sont toujours moins nombreuses que les compositeurs. Si le métier de compositeur a du mal à être reconnu dans la société québécoise, les compositrices sont doublement marginalisées. Nombre d'entre elles témoignent des défis auxquels elles doivent faire face lorsqu'il est question de s'intégrer au milieu musical, et plusieurs musicologues ont tenté de mieux saisir — pour éventuellement résoudre — les problématiques particulières aux femmes dans le domaine de la composition.Cet article présente une conjonction entre les recherches sur les compositrices québécoises et des ouvrages aux fondements de la musicologie féministe aux États-Unis. Il discute de certaines problématiques communes aux compositrices de musique occidentale de tradition classique, pour finalement observer la fluidité des pratiques de certaines compositrices québécoises, qui inscrivent leurs démarches de création en dehors des « binarismes ».Au fil du temps, les femmes ont été marginalisées au sein des institutions dédiées à la musique de création. Ignorées par les critiques et rejetées par les programmes d'enseignement, elles ont longtemps été en réaction à cette marginalisation. Le rôle des institutions d'enseignement actuelles serait donc d'offrir un enseignement critique du canon musical tel qu'enseigné traditionnellement, pour mieux réintégrer ceux et celles qui en ont été rejetés.Si une ouverture se crée depuis quelques années vers des pratiques plus fluides, un décloisonnement de l'identité de compositrice et de compositeur s'observe déjà chez certaines compositrices qui éloignent leurs pratiques des « binarismes », notamment avec Danielle Palardy Roger, Diane Labrosse et Joane Hétu — pionnières du courant actualiste —, mais aussi avec des compositrices telles que Nicole Lizée et Katia Makdissi-Warren.

  7. 112127.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, Numéro 1, 2005

    Année de diffusion : 2006

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    RésuméContrairement à ce qu'on peut imaginer, des traductions espagnoles d'oeuvres littéraires canadiennes existent déjà, et, comme on peut le prévoir, Margaret Atwood figure parmi les écrivains les plus traduits. L'ensemble de ses romans, à l'exception de Life Before Man, trois de ses recueils de nouvelles et trois de ses recueils de poésie ont été traduits en espagnol. Ses oeuvres ont reçu d'excellentes critiques en Espagne, qui ont aussi fait l'éloge de ses traducteurs. Cet article porte sur mon expérience personnelle en tant que traductrice de la poésie d'Atwood – son recueil Power Politics (Juegos de poder, 2000) – vers l'espagnol, suivant une démarche qui consiste à comparer mon propre « projet-de-traduction », tel que formulé par Antoine Berman, à celui des autres traducteurs espagnols de sa poésie. En tant que professeure d'université et de chercheure en littérature canadienne, et n'étant pas une spécialiste de la traductologie, ma démarche est nécessairement pragmatique et non théorique. Tenant compte à la fois du concept de Barbara Folkart selon lequel la poésie est une activité cognitive, et de la multiplicité d'interprétations offertes par les poèmes parmi lesquelles l'interprétation féministe est saillante, j'ai tenté de produire une traduction qui, dans son ton, sa linéation et sa dimension imagiste, se rapproche le plus possible des caractéristiques premières de la poésie d'Atwood. La première étape a été l'analyse stylistique, qui a pris la forme d'une étude rhétorique des poèmes, ensuite vint l'étude de l'état de la critique des poèmes. Les principaux problèmes qui ont surgi pendant la traduction étaient reliés aux connotations politiques et féministes des poèmes. Si le contexte politique est crucial dans Power Politics, l'arrière-plan culturel est vital dans The Journals of Susanna Moodie, même s'il a été effacé dans la version espagnole (Los diarios de Susanna Moodie, 1991, par Lidia Taillefer et Álvaro García,). Ce phénomène n'est pas inhabituel, car la traduction constitue souvent un paradoxe insurmontable qui est formulé dans les vers de Margaret Atwood cités dans le titre du présent article : tenter de formuler une même idée en deux langues qui fonctionnent de façon différente et qui évoluent dans des contextes culturels différents.

    Mots-clés : Margaret Atwood, English Canadian literature in translation, literary translation, poetry translation, translation analysis, Margaret Atwood, littérature canadienne-anglaise en traduction, traduction littéraire, traduction de la poésie, analyse des traductions

  8. 112128.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 2, 2004

    Année de diffusion : 2006

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    RésuméAvant de prétendre à un code de déontologie, le traducteur est tenu de se conformer à un droit. De fait, on constate que les deux documents qui visent à améliorer la condition du traducteur et lui préciser ses droits et devoirs sont la Recommandation de Nairobi (1976) et la Charte du traducteur (1963-1994). Or, ces documents ne sont pas contraignants et n'ont pas de valeur juridique autonome dans la mesure où ils sont soumis à la législation qui administre le droit du traducteur qui est, en l'occurrence, le droit de l'auteur. Alors que sur le plan philosophico-juridique le droit du traducteur est sous-tendu par les déterminants d'un droit de la traduction et du métadiscours littéraire sur l'auctorialité, cet article tente de mettre au jour une éthique du traducteur, dans le contexte du déséquilibre dans la production du savoir et de la culture entre pays industrialisés et pays en développement, qui réponde aux besoins de la construction d'un nouvel ethos traductif, d'une nouvelle identité pour le traducteur. Dans le prolongement des pensées philosophiques derridiennes et de la traductologie post-coloniale, il s'agira d'énoncer les principes qui devraient contribuer à penser l'élaboration d'une éthique traductive « citoyenne et altermondialiste ».

    Mots-clés : droit de la traduction, éthique, politique, mondialisation, justice, translation law, ethics, politics, globalization, justice

  9. 112129.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 64, Numéro 3-4, 2011

    Année de diffusion : 2013

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    Cet article revisite le phénomène des prises de possession, un des mécanismes mentalitaires autorisant l'extension de la souveraineté française aux XVIe-XVIIIe siècles, en le plaçant sous l'éclairage croisé de la religion, du genre et des Imperium Studies. Il s'agit d'examiner cette emprise symbolique sur des terres destinées à constituer le royaume de France, d'abord en observant comment s'opère la dilatatio regnum regi en France et en Europe, puis en comparant ces modalités à celles de l'expansion française en Amérique. Cela dans le but d'émettre des hypothèses qui incitent à repenser le déploiement de l'autorité royale française sur les peuples de l'Ancien comme du Nouveau Monde.

  10. 112130.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 73, Numéro 3, 2020

    Année de diffusion : 2020

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    Peu après sa création en 1974, le tribunal itinérant du district d'Abitibi appliquant la justice au nord du 49e parallèle se révèle inadapté, inefficace et perçu comme illégitime aux yeux des peuples autochtones. Face à cette réalité, les autorités cries et inuites entreprennent des démarches en vue de reprendre en charge la justice communautaire dans une perspective d'autodétermination politique. Si les chercheurs ont documenté les points de vue du peuple inuit sur le système pénal, que sait-on des débats qui agitent les acteurs judiciaires face aux revendications autochtones au début des années 1980 ?