Documents repérés
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212.Plus d’information
Sans être le geste le plus significatif parmi ceux posés à l'égard des Amériques à l'époque du gouvernement Mulroney, la décision défaire du Canada un membre à part entière de l'Organisation des États américains (OÉA) fut néanmoins un moment stratégique important dans les rapports Canada-Amériques. La littérature spécialisée a consacré un certain nombre d'études à l'examen de l'adhésion canadienne à I'OÉA et on y remarque que la plupart des analyses insistent sur les déterminants internes comme facteurs explicatifs principaux de la décision prise en 1989. Le propos central de cet article consiste à tenter de montrer que les déterminants internes exposés dans la littérature spécialisée n'auraient pu mener à la décision canadienne d'adhérer à I'OÉA sans une conjoncture internationale particulière dans la deuxième moitié des années 1980. C'est ce contexte international qui constitue la source principale d'explication.
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215.Plus d’information
L'auteure se penche sur une dimension très souvent négligée des relations canado américaines, c'est à dire le rapport entre les fonctionnaires des deux pays. Les rencontres des dirigeants politiques du Canada et des États Unis font peut être la manchette, mais la très grande part de l'activité bilatérale est le fait des nombreux réseaux et interconnections qui lient les fonctionnaires canadiens et américains. Malgré le volume important de l'interaction transfrontalière entre les ministères, départements et organismes des deux pays, l'aspect des relations canado américaines qui concerne la fonction publique a suscité relativement peu d'attention théorique ou empirique systématique. Les spécialistes de l'administration publique ont tendance à se concentrer sur l'activité intérieure et à se pencher peu, sinon aucunement, sur la gestion publique des affaires internationales. À témoin, un ouvrage paru récemment sur l'administration publique contemporaine du Canada passe sous silence les relations de cet ordre. Pour leur part, les spécialistes des relations internationales tendent à simplifier à outrance la politique intérieure et les institutions stratégiques. Le présent article contribue à combler la lacune dans les écrits spécialisés. Il prend appui sur le concept du transgouvernementalisme - rapports entre autorités législatives, exécutives et judiciaires et organismes de réglementation et leurs vis à vis étrangers - et examine les mécanismes et les processus qui président à l'interaction transfrontalière (relations sans formalité, accords officiels, organismes mixtes, et ainsi de suite) des acteurs du secteur public. L'auteure examine le rapport entre le degré de coordination bilatérale des politiques dans un domaine stratégique ou problématique et les mécanismes de l'activité transgouvernementale qui caractérisent les rapports transfrontaliers dans le même domaine.
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216.Plus d’information
Il existe au Canada un pluralisme et une diversité d'intérêts et de fidélités qui s'inscrivent dans l'espace et constituent une donnée fondamentale de la géographie de ce pays. Cette réalité essentielle, combinée à la question cruciale du partage des pouvoirs, se situe au coeur du problème de l'unité canadienne et lui confère un net aspect géopolitique.
Mots-clés : Géographie politique, pluralisme, régionalisme, intégration, Canada, Québec, Political geography, pluralism, regionalism, integration, Canada, Quebec
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