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292.Plus d’information
RésuméPendant les années 1930, Mary Travers travaille à l'écriture de chansons folkloriques abordant la délicate question du labeur des plus pauvres en période de crise. Elle se dépeint comme une femme au service de la collectivité, elle évoque les hommes forcés au chômage pendant la crise économique et, dans un esprit traditionaliste, elle célèbre le labeur de l'agriculteur, qui, dans ses mots, devient le personnage mythique de « l'ancien temps » idéalisé. Comment se positionne-t-elle dans ses chansons traditionnelles par rapport à une réalité du travail de plus en plus industrialisée ? Comment juge-t-elle l'entrée des femmes sur le marché du travail ? Quelle est son opinion quant aux mesures de l'État alors que les emplois sont rares et que la pauvreté est criante ? Se considère-t-elle comme une femme de carrière, elle qui lance les premiers disques à succès de l'histoire de la chanson québécoise ? Soulevant quelques tabous et en renforçant d'autres, notamment à propos du travail des femmes, elle donne des chansons à l'image du discours social ambiant de son époque, mais se distingue elle-même par son propre métier de chansonnière et la façon dont elle en parle. La situation économique au Québec modifie la perception générale du travail et les textes de Mary Travers répercutent ce débat de façon originale, donnant accès au point de vue d'une femme travailleuse, issue des petits milieux où le travail est un moyen de survie, mais aussi une source de fierté. L'analyse sociocritique des chansons esquisse du même coup le portrait du discours social sur le travail pendant la crise.
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293.Plus d’information
Indissociable du « Requiem pour un con », la musique du Pacha (Georges Lautner, 1968), composée par Serge Gainsbourg et Michel Colombier, ne s'y limite pas. Le générique d'entrée et l'interprétation de Gainsbourg lui-même dans un face-à-face d'anthologie avec Jean Gabin a marqué les esprits, occultant non seulement les multiples reprises du riff de basse-batterie et les arrangements instrumentaux de la chanson, mais aussi une batucada, un jerk pour sitar ou encore « Harley Davidson ». En étudiant à la fois les qualités intrinsèques des différentes compositions et l'usage qu'en fait Georges Lautner, cet article entend donner la mesure d'une bande-son pleinement inscrite dans son temps et totalement alignée sur la démarche créatrice de tous ses auteurs, réalisateur inclus.
Mots-clés : musique de film, bande-son, chanson, arrangement, Serge Gainsbourg, film music, soundtrack, song, arrangement, Serge Gainsbourg
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