Documents repérés
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615.Plus d’information
Ce mémoire aborde la chanson comme discours révélateur de la manière dont les auteurs, compositeurs ou interprètes se perçoivent en tant qu'artistes. Les textes sont étudiés selon une approche sociosémiotique fondée sur une analyse de contenu qui prend en considération les questions rhétoriques et formelles et qui ainsi débouche sur une poétique et sur une histoire de la chanson autoreprésentative au Québec. Dans ce mémoire, le discours de la chanson sur elle-même est envisagé dans une perspective historique, à partir de 1957, date de la naissance de l'industrie de la chanson moderne populaire au Québec, jusqu'en 2004. Les paroles de chansons autoreprésentatives révèlent que les artistes sont coincés entre leur désir d'atteindre l'idéal d'un art pur et les hauts standards de rentabilité imposés par l'industrie …
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618.Plus d’information
Connu pour ses aptitudes à galvaniser les foules, Louis-Marie Grignion de Montfort, missionnaire du xviiie siècle, « fait du fruit dans ses missions » par la mise en chant de son message. Il laisse à sa postérité une somme de quelque 23 000 vers dont on trouve encore de nos jours des traces aussi bien dans l'Hexagone que sur les terres du Canada francophone, aussi bien dans les recueils publiés que dans les fonds de collectes sonores. Bien que destinées à une profération vocale, les poésies de Montfort ne présentent aucune notation musicale. Seule l'inscription, en tête de chaque poème, du syntagme « sur l'air de... », suivi d'un groupe lexical – Réveillez-vous..., Derrière chez mon père –, rend possible le chant. Principe d'écriture communément désigné par l'appellation « composition sur timbre », il confère à son auteur un rôle de parolier, de rimeur. Toutefois, si Montfort n'est pas le créateur des lignes musicales, il organise la rencontre entre sa matière poétique et un support mélodique puisé dans un fonds usuel. Les choix opérés pour réaliser la fusion texte/musique semblent n'avoir rien de hasardeux. Montfort, et après lui les montfortains, s'appuient largement sur les spécificités de la mémoire orale collective pour rendre le principe efficace. Cet exposé présente l'usage fait par le milieu religieux de ce fonds oral populaire. Suite à l'analyse des timbres retenus par Montfort, le propos tente une mise en relation entre les airs choisis et le succès ou non de certains cantiques. L'étude positionne le cantique populaire montfortain comme un espace transitionnel entre populaire et savant, entre profane et religieux, entre oral et écrit. Fondée sur la dynamique des réactivations de mémoire, l'oeuvre de Montfort et, de manière plus générale, les compositions sur timbre se posent alors en vecteur actif de la transmission et de la promotion des patrimoines chansonniers de la francophonie.
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620.Plus d’information
Cet article se penche sur la présence de nombreuses partitions musicales publiées dans la presse quotidienne du xixe siècle français. Issu d'un échantillon de 13 journaux, un corpus de près de 1000 partitions permet de réfléchir à cette présence de « l'écriture » musicale au sein de l'écriture périodique, pour montrer notamment quels rôles et fonctions ces partitions peuvent remplir. L'auteur propose d'y voir une sorte de langage proprement médiatique, qui récupère la pratique ancienne du « petit format » (partitions vendues bon marché depuis le début du siècle) au sein de la quotidienneté, tout en établissant des relations de proximité et d'échanges avec certaines poétiques médiatiques, comme le feuilleton, le récit d'actualité ou encore la chronique populaire.
Mots-clés : Partions musicales, Périodiques et suppléments, Poétiques médiatiques, Presse quotidienne, Music scores, Periodicals and supplements, Media poetics, Daily press