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81.Plus d’information
Alors que l’interlocutrice à qui s’adresse l’épistolière mise en scène dans un roman épistolaire monophonique de Mlle Poulain de Nogent peut sembler absente par son silence, elle constitue au contraire un élément central du circuit intime qui se déploie dans cette structure romanesque. Les questions, les reproches, les recommandations, les félicitations et les bons vœux qu’adresse la narratrice à sa confidente en donnent une image tantôt de guide, tantôt de juge, mais toujours d’amie intéressée. La présente étude se propose d’étudier comment la présence de l’interlocutrice absente se manifeste à travers les renvois indirects que consigne le discours de réaction que tient la narratrice et de déterminer comment se tisse une relation affective et se construit une rhétorique amicale à travers une seule voix.
Mots-clés : roman épistolaire, Mlle Poulain de Nogent, écriture des femmes, amitié, monophonie
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82.Plus d’information
Ce dossier rassemble des articles traitant des thèmes et des questions de la différence des sexes : la question du genre, les rapports du féminin et du masculin, l’homosexualité, les questions de la domination sociale, la misogynie, le féminisme, la misandrie, les thèmes de la menace ou de la protection, entre différence et différend. De façon diverse, ces sujets sont abordés en littérature, arts, philosophie, science et médecine, histoire, politique.
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83.Plus d’information
Nous n’avons guère à rappeler que, depuis son fondement il y a quelque vingt-cinq ans, la Sator cherche à conjuguer la recherche littéraire avec les nouvelles technologies aptes à aider à réaliser le travail à la hauteur des ambitions du projet, c’est-à-dire à mieux comprendre et étudier la récurrence narrative dans les textes français du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle. Diverses tentatives se sont succédé, que l’on pense à Toposator, SatorBase, TopoScan, PBLit, et d’autres initiatives connexes, chacune laissant entrevoir un nouveau monde de possibilités tout en nous laissant sur notre faim. Qu’est-ce qui distingue alors ce nouveau projet portant le nom Toucher (Textes, Outils, chercheur en réseau) ? Très peu, à certains égards : il s’agit toujours d’un groupe de chercheurs à la fois convaincus et circonspects au sujet du potentiel de l’informatique pour enrichir et multiplier les façons d’étudier les phénomènes littéraires. Cela dit, quelques différences essentielles existent, motivées par l’expérience et une réflexion honnête sur l’appui réel que peut apporter l’informatique aux chercheurs individuels et à l’équipe. Le concept du réseau nous a paru propice pour structurer nos objectifs, tant pour les composantes individuelles (les textes, les outils, les chercheurs), que pour le réseau qui peut se dessiner entre les composantes (un véritable réseau de réseau, ou internet). Dès lors, il ne s’agit plus simplement de créer un outil en isolation qu’on espère saura convaincre un utilisateur éventuel, mais plutôt de prendre conscience de l’ensemble des textes disponibles et de réfléchir à quelles sortes d’outils s’insérerait le plus naturellement dans les pratiques actuelles des chercheurs. Nous présenterons dans cet article les premières balbutiements du projet Toucher. En particulier, nous décrirons notre utilisation de Zotero, un outil bibliographique collaboratif, pour compiler un grand nombre de textes déjà numérisés (en différents formats et états). De là, nous présenterons un outil de balisage topique développé pour le projet qui permet de classifier des occurrences de mots-clés ainsi que les termes contribuant à la classification. Le but de cet outil est de permettre à la machine d’apprendre à reconnaître elle-même des occurrences possibles, ce qui permettrait de constituer une ressource extrêmement puissante : un utilisateur pourrait chercher dans un grand corpus des exemples possibles d’occurrences topiques afin d’enrichir la compréhension de phénomènes locaux ou d’alimenter une réflexion sur des phénomènes plus larges. Ainsi, textes, outils et chercheurs fonctionnent en réseau.
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87.Plus d’information
Dans ce commentaire, je prends en considération quelques courts-métrages où figure le Chevalier de Saint-George ainsi que des exemples de sa présence discrète dans d'autres films avant de commenter plus longuement le long métrage hollywoodien Chevalier (Steven Williams, 2023). Quelles sont les continuités et les ruptures entre les films représentant des époques historiques, des films-biographies (biopics) et les adaptations d'oeuvres littéraires ou biographiques? Un terme emprunté à la poétique, ineffacement, nous aide à cerner les devoirs, souvent doubles, de l'artiste cinématographique, des responsabilités à l'égard de la licence artistique et des engagements personnels d'une part et des obligations d'ordre épistémologique et éthique à l'égard des sources historiques d'autre part. Chevalier déçoit comme film en grande partie parce qu'il ne présente pas les tensions inhérentes à cette entreprise et efface précisément de telles considérations devant son public. Le film est un excellent exemple de l'intérêt renouvelé pour cette figure qui ne cesse d'inspirer et qui inspirera certes d'autres gestes cinématographiques à l'avenir.
Mots-clés : Chevalier de Saint-George, Chevalier de Saint-George, biographie filmée, Cinematic biography, poethics, poéthique, ineffacement, ineffacement, histoire, history
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89.Plus d’information
Du point de vue de l’histoire du violon, notre compréhension de la carrière et de l’impact de Saint-Georges est limitée par des informations souvent incomplètes et disparates. Dans cet article, j’aborde trois questions liées à Saint-Georges, dont deux sont hypothétiques. Tout d’abord, je me demande si un Rondeau de Saint-Georges pourrait être dérivé de la musique de contredanse caribéenne de son époque. Deuxièmement, j’interroge sur les causes possibles de la longue absence de Saint-Georges dans le répertoire, en particulier sur sa position au sein de l’École française de violon. Enfin, après avoir remarqué des passages similaires dans les symphonies concertantes de Saint-Georges de 1778-1779 et dans la Sinfonia concertante en mi bémol (K. 364) de Mozart de 1779, je me demande si Mozart s’inspira de la musique de Saint-Georges – et, si c’était le cas, comment l’a-t-il modifiée ?
Mots-clés : Joseph Bologne de Saint-George, école française de violon, musical life in Paris (1760-1800), symphonie concertante, musique des Caraïbes, French Violin School, symphonie concertante, Joseph Bologne de Saint-George, vie musicale à Paris (1760-1880), Caribbean music
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