Documents repérés
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2075.Plus d’information
Alors que pratiquement personne ne s'y référait il y a encore une quinzaine d'années, les notions d'entreprise sociale et d'entrepreneuriat social sont en train d'opérer une étonnante percée sur presque tous les continents. C'est en Europe et aux États-Unis que les travaux de recherche en la matière sont les plus avancés, mais pendant près de dix ans ils se sont développés de manière parallèle, avec peu d'interactions entre les deux régions. Dans une première partie de cet article, nous retraçons l'émergence de ces concepts des deux côtés de l'Atlantique. Ensuite, nous développons l'approche Emes, ancrée dans les réalités européennes. Enfin, nous contrastons les différentes écoles de pensée sur des aspects centraux dans les débats qui animent le champ aujourd'hui.
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2076.Plus d’information
Les coopératives représentent un vecteur important de structuration de certaines filières agricoles et agroalimentaires en France depuis près d'un siècle. Dès le début des années 90, une accélération du mouvement de concentration entre coopératives agricoles est observée. L'objet de notre travail est d'analyser le processus de rapprochement (par fusion et acquisition) des coopératives agricoles. Le suivi de quatorze opérations de fusion de coopératives vinicoles du Languedoc-Roussillon entre 2004 et 2010 constitue notre application empirique. Les principaux résultats indiquent qu'il existe différents types de « processus » de fusion : certaines sont menées dans l'urgence, sans aucune stratégie que la sauvegarde d'exploitations en difficulté, alors que d'autres répondent à des injonctions des politiques locales ; enfin, d'autres encore reposent sur de véritables projets stratégiques d'entreprise permettant de trouver des synergies entre les structures coopératives engagées.
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2077.Plus d’information
RésuméLes minorités dans les États contemporains sont à la fois minoritaires et mineures. L'État libéral, à la française, nie leur existence légale mais les reconnaît de facto. L'État corporatiste, à la canadienne et à la québécoise, répartit la population en trois groupes : les Amérindiens, les peuples fondateurs et les autres. Les premiers jouissent de droits exclusifs, les autres, les minorités, de droits négatifs (non-discrimation et éducation) et, dans certains cas, positifs (programmes d'accès à l'égalité).La définition des minorités aboutit à des droits réservés avec politiques et administrations spécialisées. Paradoxalement, l'État libéral traite de manière pragmatique les minorités qu'il se refuse de reconnaître alors que l'État corporatiste ne cesse de multiplier les distinctions entre les groupes de la société, marginalisant ainsi les minorités.
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2079.Plus d’information
RésuméSi l'allégorie est une métaphore filée, comme disent les classiques, il faut commencer par étudier cette dernière. Le système du Groupe µ, dont nous avons donné ailleurs une version revue et corrigée, esquive cette terminologie traditionnelle, mais si l'on veut appliquer un tel système à la rhétorique langagière, il est nécessaire d'en trouver les corrélations. Or, tandis que la métaphore de l'image, à la différence de la métaphore verbale, relève presque complètement de l'iconicité primaire, l'allégorie ne peut pas être fondée, dans les deux cas, que sur une iconicité secondaire. Nous utilisons le terme d'iconicité primaire pour désigner les cas où la ressemblance précède et détermine la fonction du signe, et nous l'opposons à l'iconicité secondaire, où la similitude ne devient perceptible que grâce à la fonction du signe. Néanmoins, nous allons voir que, dans l'image, l'allégorie a plus de chance de devenir « symbole », dans le sens où les romantiques opposaient ce dernier à l'allégorie. Pour le montrer, nous nous fondons sur notre interprétation, dans les termes de la sémiotique moderne, de l'opposition entre les deux modes de représentations caractérisées par Lessing.
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2080.Plus d’information
La conception initiale de la gouvernance telle que précisée par la Banque mondiale en 1992 et inspirée dans une perspective normative par le Consensus de Washington était porteuse d'une perspective de mise en retrait de l'État dans un processus auquel des acteurs de différentes natures étaient conviés afin d'apporter des réponses au déficit de légitimité et d'efficacité rencontré par plusieurs pays. Plus récemment, en 2010, l'adoption par les membres du G20 du Consensus de Séoul marque une nouvelle étape dans la conception de la gouvernance, s'éloignant ainsi de l'approche du Consensus de Washington. L'objet de cette contribution consiste à analyser les raisons du passage d'un consensus à l'autre et de préciser plus particulièrement ce que cette évolution implique pour la place de l'État dans la gouvernance. À cette fin, la présente analyse s'intéresse aux limites de la gouvernance appliquée selon sa conception initiale et relève certaines modifications du système international, notamment la survenance des puissances émergentes, dans un contexte de crises multiples, pour en retirer les conséquences sur les États. L'ensemble de ces éléments amène à reconsidérer la place de l'État dans la gouvernance globale, plus particulièrement à l'aune du Consensus de Séoul.