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  1. 2141.

    Article publié dans Esse arts + opinions (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 105, 2022

    Année de diffusion : 2022

  2. 2142.

    Giampaoli, Michelangelo

    Architectes de leur mort

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 1-2, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    Si, comme le disait Edmond Haraucourt dans Rondel de l'adieu (1890), « [p]artir, c'est mourir un peu », il est vrai aussi que mourir signifie quitter ce monde et, également, commencer à s'organiser en vue de ce que (peut-être) il y aura juste après le dernier souffle. Pour un nombre surprenant de personnes, cela signifie se préparer à sa propre mort en se consacrant à l'achat d'une concession funéraire et à la création de sa dernière demeure : on choisit le cimetière, le monument, les matériaux, les symboles, l'épitaphe… On construit, en fait, un dernier foyer pour soi-même et, souvent, pour sa propre famille. Dans le cadre d'une plus vaste recherche anthropologique conduite dans des cimetières en Italie, aux États-Unis et au Brésil, on a pu se confronter à des individus qui ont décidé de passer leurs derniers mois ou années de vie à choisir, acheter, décorer et personnaliser leur propre tombe. Qu'ils fassent cela pour réaliser leurs derniers rêves et volontés — avant qu'il ne soit trop tard et en ne se fiant pas trop au fait que les autres le fassent pour eux — ou, tout « simplement », pour ne pas penser à la maladie et à la destruction du corps, le résultat est souvent le même : sous forme d'une chapelle, d'un buste, d'un petit jardin ou d'une photographie funéraire, et dans des espaces — les cimetières — qu'on apprend à aimer chaque jour davantage, des individus pensent à la mort de façon constructive et, souvent, artistique. C'est surtout une manière de ne pas la subir, la mort ; au contraire, on apprend à la connaître et à la maîtriser, jusqu'à en faire une oeuvre d'art ou juste un agréable espace de mémoire.

    Mots-clés : Giampaoli, mort, mourir, cimetière, vieillesse, mémoire, famille, Giampaoli, death, dying, cemeteries, old age, memory, family, Giampaoli, muerte, morir, cementerio, vejez, conmemoración, familia

  3. 2143.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    À l'échelle internationale, le cyber semble omniprésent et il est pourtant rare dans les relations internationales. Son ubiquité, qui le fait échapper aux critères classiques de l'international (territorialisation, régime juridique, etc.), rend son appréhension malaisée et constitue un obstacle épistémologique. En voulant analyser ce que le cyber fait ou non aux Relations internationales, cet article souhaite ouvrir un débat. L'étude aborde le cyberespace comme un système sociotechnique qui s'est progressivement globalisé au point de devenir un enjeu important pour le système international. L'article examine et discrimine deux options pour les Relations internationales : tenir le cyberespace pour l'une des composantes technologiques du système international ou l'aborder comme un système qui n'est plus seulement un enjeu, mais une nature propre dont l'autonomie est limitée par les interactions avec le système international.

    Mots-clés : cyberespace, numérique, relations internationales, Relations internationales, système international, épistémologie, cyberspace, digital, international relations, International Relations, international system, epistemology

  4. 2144.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    Après avoir déjà mené des opérations cyber dans une optique de lutte contre la prolifération nucléaire et balistique, les États-Unis entendent désormais aller plus loin et envisagent officiellement de recourir à des actions cyber pour saboter des parties de l'arsenal nucléaire déployé de certains États qui en sont dotés. L'intégration du cyber dans la panoplie des moyens de contre-force s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle stratégie visant à protéger le territoire américain d'une attaque nucléaire et recouvrant, en complément de l'interception des missiles en vol, des opérations offensives, dites left of launch, visant à neutraliser les missiles au sol avant leur lancement. Cet article part de l'idée selon laquelle la volonté même de faire peser une menace sur l'arsenal nucléaire d'autres États est en soi déstabilisante, mais entend montrer que le cyber, du fait de ses caractéristiques propres, risque bien d'accentuer encore cet effet déstabilisateur.

    Mots-clés : contre-force, cyber, dissuasion nucléaire, États-Unis, limitation des dommages, counterforce, cyber, damage limitation, nuclear deterrence, United-States

  5. 2145.

    Article publié dans Arborescences (savante, fonds Érudit)

    Numéro 10, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    Le présent article vise à apporter une nouvelle analyse à la distribution des prépositions et locutions prépositives par rapport à la construction orpheline (Zribi-Hertz 1984). La décomposition du syntagme prépositionnel en une hiérarchie de têtes sémantico-syntaxiques (suivant Svenonius 2010) nous permet d'entamer une formalisation des intuitions voulant que les prépositions orphelines aient un contenu lexical plus important que les prépositions qui n'admettent pas d'argument implicite, rappelant le continuum fonctionnel des prépositions dont celles dites « incolores » se trouvent sur une extrémité et celles dites « colorées » se situent sur l'autre. L'analyse propose une distinction syntaxique tripartite, Sp ; SP ; SD, pour laquelle p (à, de, en, par, sur...) n'admet pas d'argument implicite de façon catégorique. En revanche, le SD, composé d'un élément nominal faiblement référentiel et dénotant un composant axial (côté, face, pied, devant…) en admet facilement un. Pour ce qui est de la catégorie P (avec, après, contre…), elle légitime un argument implicite mais de façon moins prévisible. En s'appuyant sur la discussion de la légitimation des arguments nuls dans Roberge (2012) et des corrélations entre l'argument nul du verbe et celui de la préposition, une analyse unifiée de divers usages des prépositions émerge.

    Mots-clés : prépositions, objets nuls, prépositions orphelines, syntagme prépositionnel étendu, prepositions, null objects, orphan prepositions, null Ground, extended PP

  6. 2146.

    Article publié dans Téoros (savante, fonds Érudit)

    Volume 15, Numéro 3, 1996

    Année de diffusion : 2021

  7. 2147.

    Bertrand, Julie et Okanga-Guay, Marjolaine

    Tourisme sexuel

    Article publié dans Téoros (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 3, 1997

    Année de diffusion : 2020

  8. 2149.

    Article publié dans Enfances, Familles, Générations (savante, fonds Érudit)

    Numéro 37, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    Cadre de la recherche : Dans un contexte caractérisé par de nouvelles aspirations à la parentalité, au sein de sociétés où les formes familiales se diversifient, la question des origines suscite actuellement d'intenses débats politiques, sociaux et scientifiques. Ces débats sont emblématiques d'un mouvement plus général, qui témoigne d'une attention croissante à la question des origines dans les modes actuels de constitution des familles, qu'il s'agisse de l'adoption ou de la procréation assistée par autrui. La notion d'origine apparaît alors comme une entrée particulièrement pertinente pour éclairer les enjeux sociaux et politiques que soulèvent aujourd'hui le devenir de l'adoption, les conditions du recours à la procréation assistée avec don, l'encadrement législatif de la gestation pour autrui ou les usages des savoirs biogénétiques, ainsi que pour analyser les reconfigurations contemporaines de la parenté et des liens familiaux. Objectifs : Cet article a pour objectif de cerner les principaux enjeux qui sous-tendent la question des origines en retraçant les conditions d'émergence des discours sur le sujet de même qu'en faisant dialoguer les différents apports disciplinaires permettant d'en délimiter les contours. Méthodologie : Cet article s'appuie sur les différentes contributions des auteurs et autrices du numéro, de même que sur les travaux théoriques et empiriques qui retracent comment la question des origines est mobilisée par les personnes concernées par l'adoption de même que par la procréation assistée par autrui. Pour en rendre compte, la perspective comparative est valorisée. Résultats : L'attention aux origines révèle une évolution profonde liée à la dissociation croissante de la procréation et de la parenté, d'où semblent émerger des relations et des figures « nouvelles ». L'essor des technologies de la reproduction rend aujourd'hui plus nombreuses les circonstances, déjà présentes dans l'adoption, où des personnes procréent, mais ne deviennent pas – au sens légal - des parents, demeurant « aux marges » de la parenté. Conclusion : La notion d'origines offre un lieu d'examen particulièrement fécond des représentations et interprétations actuelles concernant les figures de l'origine (« parents » de naissance dans l'adoption, donneurs et donneuses de gamètes, femmes ayant porté un enfant pour autrui), les récits qui les constituent, la place qu'elles occupent (ou non) dans l'histoire des individus adoptés ou nés de la procréation par autrui. Contribution : Cet article apporte une réflexion théorique et heuristique sur la notion des origines tout en témoignant de sa pertinence pour réfléchir aux réalités relationnelles plurielles induites par les configurations familiales actuelles. L'ensemble des articles de ce numéro participe à cette réflexion en interrogeant la question des origines de manière complémentaire.

    Mots-clés : origines, filiation, parenté, adoption, technologies de la reproduction, origins, filiation, parenting, adoption, reproductive technologies

  9. 2150.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 52, Numéro 1-2, 2021

    Année de diffusion : 2022

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    L'approche américaine en matière de diplomatie climatique oscille historiquement entre des phases de leadership et de désengagement, au gré de l'alternance entre administrations démocrates et républicaines à la Maison-Blanche. Nous inspirant des méthodes cognitives en analyse de politique étrangère, nous avons élaboré une grille d'analyse qui est complémentaire de cette explication partisane et qui nous permet de mieux comprendre ce qui sous-tend la diplomatie climatique des administrations de George W. Bush (2001-2009), Barack Obama (2009-2017) et Donald Trump (2017-2021). Plus précisément, nous montrons que les principales actions de diplomatie climatique reflètent les perceptions respectives de ces présidents concernant l'urgence de la menace climatique, l'importance du multilatéralisme et la possibilité de collaborer avec la Chine. Nous faisons également état des conséquences probables sur les moyen et long termes des actions de diplomatie climatique de l'administration Trump et nous montrons comment l'administration Biden tente de réorienter la diplomatie climatique américaine vers plus d'engagement.

    Mots-clés : changements climatiques, diplomatie climatique, Donald Trump, Barack Obama, George W. Bush, approches cognitives, climate change, climate diplomacy, Donald Trump, Barack Obama, George W. Bush, cognitive methods