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552.Plus d’information
RésuméCet article analyse les résultats d'entrevues réalisées avec 72 personnes immigrantes résidant à Montréal depuis moins de dix ans. Les entrevues abordaient les sujets de leurs habitudes et de leurs préférences alimentaires. Malgré la diversité des pays sources et des profils socioéconomiques et démographiques des répondants, il se dégage des résultats des similitudes structurelles marquées au sein de l'échantillon. Dans l'ensemble, les répondants demeurent très attachés à leur style alimentaire prémigratoire et tentent de conserver un continuum alimentaire aussi cohérent que possible. La représentation du « vrai repas » est fortement liée à l'idée de fraîcheur, de préparation à la maison, de même qu'à l'emploi d'aliments et de techniques « traditionnelles ». Cependant, on constate des changements au niveau de la consommation de viandes et de fruits, de même qu'au niveau de la temporalité alimentaire chez certains sous-groupes de l'échantillon. Dans l'ensemble, la consommation de « fast-foods », de produits congelés ou prêts à l'emploi demeure très faible. Il ressort aussi très clairement que, dans les processus de marquage alimentaire, l'identité des mangeurs et l'identification des aliments sont des dimensions fondamentales dans la compréhension de ces phénomènes de transformation et de rétention culturelle.
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553.Plus d’information
RésuméOn s'interroge, dans cet article, sur la pertinence de la thèse de l'écart croissant entre les niveaux de vie des pays pauvres et riches. Celle-ci n'est pas neuve mais fait actuellement un retour en force dans le cadre des débats suscités par la mondialisation et l'anti-mondialisme. S'appuyant sur des séries statistiques sérieuses et récentes, l'auteur établit tout d'abord que la notion d'écart « global », fort difficile à cerner, n'a pas grand sens et qu'en outre le désir ou l'espoir d'une « convergence » à court ou moyen terme des deux ensembles de pays relève plutôt du rêve. Puis, dépassant cette vision probablement trop globalisante de la question examinée, il montre que les diverses évolutions nationales, (notamment les croissances démographiques et économiques) de bien des pays moins développés, conduisent à douter de la validité « absolue » de la thèse de l'écart croissant et à nuancer fortement les conclusions les plus fréquemment avancées, excessivement pessimistes selon lui.
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556.Plus d’information
Cet article a pour objectif de fournir une grille d'analyse d'inspiration institutionnaliste permettant de comprendre les raisons des convergences / divergences constatées dans les stratégies RSE de grandes entreprises appartenant à onze pays de l'OCDE, avec un focus sur le cas français en guise d'illustration. Les données analysées proviennent d'une enquête internationale nommée « International Corporate Sustainability Barometer », conduite en 2012. Les résultats du baromètre permettent de mettre en évidence un lien étroit entre l'isomorphisme de type coercitif et l'adoption d'une stratégie RSE dans les entreprises de notre échantillon international. Le cas français témoigne d'un isomorphisme coercitif particulier.
Mots-clés : Management responsable, Isomorphisme, RSE, France, International, théorie institutionnelle, sustainability management, isomorphism, CSR, France, international, institutional theory, Gestión responsable, isomorfismo, RSC, Francia, Internacional, teoría institucional
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557.Plus d’information
Prévoir un ou plusieurs futurs possibles pour le Brésil est aujourd’hui particulièrement malaisé pour deux raisons : l’une spécifique tient au contexte international particulièrement mouvant, l’autre, au choc politique que le pays connaît depuis l’élection d’un président désirant rompre avec le passé d’une manière particulièrement brutale et très souvent incohérente. La politique économique proposée par le nouveau gouvernement est de plus en plus mal acceptée, que ce soit par le Congrès ou par la population. Elle se présente parfois de manière incohérente par des déclarations intempestives soit de proches du président (famille, conseillers), soit de ministres incompétents en opposition avec celle du ministre de l’Économie ou bien du vice-président. Elle souffre d’un déficit de rationalité (Habermas), c’est-à-dire d’une incapacité à mettre en œuvre un programme économique controversé conduisant à une politique libérale certes, mais boiteuse. Il est possible que les réformes telles qu’elles ont été prévues ne puissent être mises en œuvre et que les conflits d’intérêts aboutissent à des réformes profondément édulcorées. Des « cris d’alarme » parsèment déjà les journaux financiers. Son taux de croissance est très faible et chaque jour qui passe est annonciateur d’une révision à la baisse de la croissance. Le déficit de rationalité augmente, jusqu’où ira-t-il ? L’impeachment du vice-président appuyé par les militaires, le départ du président appuyé par les sectes religieuses ? Le retour des gauches ? La pandémie et ses conséquences économiques, sociales et politiques accentuent les contradictions. Comme l’écrit le journal Folha de Sao Paulo le 21 mai 2020: « Jair Bolsonaro se compraz em apostar no caos » et le Financial Times le 25 mai: « Jair Bolsonaro’s populism is leading Brazil to disaster ».
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558.Plus d’information
En février 2022, lors des Jeux olympiques d'hiver de Beijing 2022, la Chine est devenue le centre d'intérêt de la planète durant les deux semaines de cette messe sportive internationale. À cette occasion, le géant asiatique a eu la possibilité de faire la démonstration de son soft power. Élément désormais essentiel à l'expression de la puissance des grandes nations, celui-ci illustre la capacité des États à séduire par leur modèle. Concept défini par Joseph Nye en 1990, le présent article se propose de revenir sur la mise en oeuvre du soft power en Chine et d'en évaluer l'efficacité à travers une étude de cas des différents efforts déployés par Pékin en ce sens.
Mots-clés : Chine, Nye, Tianxia, influence, Institut Confucius, diplomatie culturelle, hégémonie, China, soft power, Nye, Tianxia, influence, Confucius Institute, cultural diplomacy, hegemony
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559.Plus d’information
Il ne fait aucun doute que l'intensification et l'élargissement des opérations militaires russes menées sur le territoire de l'Ukraine avec l'assistance du Belarus depuis le 24 février 2022 constituent une violation flagrante de la Charte des Nations Unies dont l'article 2 § 4 interdit aux États de recourir à la menace ou à l'emploi de la force dans leurs relations internationales. Il peut paraître particulièrement inquiétant de voir ainsi les principes du droit international foulés aux pieds, surtout lorsqu'il s'agit de principes aussi fondamentaux que l'interdiction pour les États de recourir à la force et son corollaire, l'interdiction d'acquérir des territoires par la force. S'il est indéniable que le droit international a été bafoué, il n'est toutefois pas si évident d'y voir le signe de son affaiblissement ou de la perte de son autorité.
Mots-clés : Russie, Ukraine, agression armée, légitime défense, menace, occupation, droit des peuples, Russia, Ukraine, armed attack, self-defence, threat, occupation, people's right