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564.Plus d’information
RésuméTraditionnellement bercé par l'illusion selon laquelle l'artiste est libre de la société dans laquelle il vit, le monde de l'art subit depuis une quinzaine d'années l'influence d'une seconde idéologie, celle de l'égalité des cultures sur la scène artistique, de l'abolition des frontières avec la globalisation et le métissage. Pourtant, en considérant différents indicateurs objectifs dont les uns se rapportent au pôle marchand (ventes aux enchères et foires d'art contemporain) et les autres au pôle institutionnel (musées, centres d'art contemporain et biennales), il est en réalité possible de faire apparaître une hiérarchie extrêmement forte et presque identique quels que soient les indicateurs considérés. Les États-Unis arrivent largement en tête, l'Allemagne occupe une très confortable deuxième position, quatre autres pays occidentaux se détachent plus modestement — Grande-Bretagne, Italie, France et Suisse —, tandis que le reste du globe, et toute la sphère non occidentale en particulier, reste largement exclu du monde l'art contemporain international.
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565.Plus d’information
Dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la démarche interprétative remplit trois fonctions différentes. Comme toute démarche interprétative, la fonction première de l'interprétation réside dans la clarification du sens et dans la détermination de la portée des dispositions des différents accords de l'OMC. L'essentiel de cette tâche est aujourd'hui assurée par les groupes spéciaux et l'Organe d'appel dans le cadre de la procédure de règlement des différends. Ceux-ci ont, au fil de leur jurisprudence, parfaitement intégré les règles coutumières d'interprétation, auxquelles ils font aujourd'hui référence de manière quasi systématique. À côté de cette première fonction, l'interprétation des accords de l'OMC poursuit également un deuxième objectif : la complexité des accords et l'enchevêtrement des différentes obligations qui en résultent, invitent l'interprète à préciser comment celles-ci s'articulent entre elles. L'interprétation assure ainsi la cohérence de l'ensemble du système commercial multilatéral. Enfin, en se référant aux règles coutumières d'interprétation du droit international public, l'interprète assume une dernière fonction qui consiste à enraciner le droit de l'OMC dans le cadre plus général du droit international public. Cette troisième fonction est toutefois révélatrice des tensions qui peuvent exister entre deux aspirations antagonistes, la préservation de l'équilibre des droits et avantages négociés d'un côté, et l'absence d'isolation clinique du droit de l'OMC par rapport au droit international de l'autre.
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566.Plus d’information
L'entrée en vigueur de la Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac marque un tournant historique pour la protection de la santé publique à l'échelle planétaire. Première convention conclue dans le cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle met à la charge des États diverses obligations afin de réduire la consommation et l'offre de tabac. Malgré ses apports indéniables pour la protection de la santé publique, la convention n'a cependant pas répondu à toutes les questions. Ses interactions avec le droit de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ne sont par exemple pas définies, si bien que des conflits restent aujourd'hui possibles et pourraient, à terme, remettre en cause sa portée et son efficacité dès que son application sera confrontée aux règles du commerce mondial. Cet article propose d'apprécier la compatibilité d'une mesure nationale prise en application de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac avec les dispositions pertinentes des différents accords de l'OMC relatives tant au commerce des marchandises qu'aux droits de propriété intellectuelle et aux services, afin d'évaluer si cette nouvelle convention constitue un réel progrès pour la santé ou un écran de fumée.
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567.Plus d’information
Les auteurs analysent les potentiels effets sur le droit de l'eau douce des développements pratiques de deux concepts relativement récents : le test de nécessité environnementale et le principe de précaution. Provenant des deux champs différents du droit international (le droit du commerce international et le droit de l'environnement), les deux sont susceptibles d'influencer le droit de l'eau douce par plusieurs modalités, que les auteurs passent en revue. Leur conclusion est que la complémentarité des deux instruments peut rendre plus utile leur contribution (conjointe ou séparée) à la résolution des certains problèmes du droit de l'eau douce.