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  1. 31.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 54, Numéro 4, 1999

    Année de diffusion : 2005

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    La croissance soudaine du chômage en Europe a causé d'énormes problèmes sociaux dans les dernières années. La rupture de la cohérence sociale, la marginalisation d'une grande partie de la main-d'œuvre et la baisse du niveau de vie pour un nombre significatif d'Européens ont ébranlé la foi dans l'idéal de l'Europe sociale à un tel point que, dans certains pays, les supporteurs de l'Union monétaire et économique constituent maintenant une minorité.Cette croissance du chômage a confirmé les sceptiques sur la façon dont la nouvelle Europe est construite et plus particulièrement sur la façon dont l'Euro est établi. Le scepticisme, basé sur la théorie de l'aire de la monnaie optimum, porte sur la médiocrité des traités de Maastrich et d'Amsterdam où l'emphase est mise exclusivement sur le ciblage de l'inflation et la réduction du déficit public plutôt que sur la croissance et l'emploi.Cependant, la majorité des auteurs, au lieu de blâmer les politiques économiques implantées depuis 1992, attribuent le malaise européen du chômage — et de la production perdue en conséquence — à des facteurs tels que la technologie, la mondialisation, les rigidités du marché du travail et ces supposés États-providence européens. De façon plus spécifique, une partie importante des universitaires et de l'opinion politique portent le blâme sur trois facteurs : 1. La nature des nouvelles technologies globalement et, plus généralement, ce nouveau type de développement surnommé la « croissance sans emploi ». Certains économistes voient le problème du chômage comme un résultat de changements technologiques biaises en termes de qualifications. On soutient qu'il y a un déplacement dans la demande pour les travailleurs qualifiés à l'intérieur des industries, que l'on peut expliquer par ce genre de technologies biaises. Il y a alors baisse dans les salaires relatifs des moins instruits accompagnée d'une hausse de chômage pour ceux-ci.2. L'instabilité du marché du travail européen, le haut niveau de vie des Européens, les programmes sociaux, les coûts de licenciement et, par-dessus tout, les hauts salaires tant directs qu'indirects. Plusieurs de ces inflexibilités dépendent de réglementations intentionnelles et sont vues comme le résultat de l'influence politique des employés. Selon cette opinion, les rigidités du marché du travail permettent aux employés en place d'atteindre indirectement un pouvoir de monopole dans l'établissement des salaires. Alors, on considère les niveaux de chômage comme la résultante directe d'influences politiques puissantes de la part de ceux qui ont déjà un emploi. La croyance populaire réfère également à la législation favorisant la protection de l'emploi et de généreux avantages sociaux en Europe préservant ainsi les rigidités, une réponse lente des salaires et des prix aux variations de la demande et, ainsi, augmentant le chômage.3. La croissance du commerce international et l'intensification de la concurrence internationale. En d'autres mots, les efforts de la prétendue mondialisation. On prétend que l'importation de produits des pays en voie de développement à coûts de main-d'œuvre bas mine la compétitivité internationale des produits européens. Comme résultat, les industries ferment et le chômage s'accroît, surtout chez les moins instruits.Ces facteurs sont-ils réellement la cause des hauts taux de chômage en Europe ? Non. À cause des politiques économiques très serrées en Europe, surtout comme résultat des hauts taux d'intérêts allemands et des politiques monétaires restrictives, la croissance de la demande totale et le PIB ne suivent pas le rythme avec les besoins du marché du travail. La croissance de l'offre réelle de monnaie, comme le suggère Modigliani, pousserait les taux réels d'intérêt suffisamment bas pour que les investissements et le PIB revivent et pour que le taux de création d'emplois s'accélère au point où l'actuel haut taux de chômage commencerait à sa stabiliser. Un faible relâchement de la politique monétaire suffirait pour baisser les taux réels d'intérêts et, avec eux, les coûts de la dette publique. Cela mènerait à une croissance de l'investissement et du PIB. Alors, les coupures drastiques de dépenses et les hauts surplus fiscaux primaires qui minent le développement économique, ne seraient plus perçus comme nécessaires. Les revenus de taxation croîtraient avec l'expansion de la base taxable et le PIB réel commencerait à s'approcher de la production potentielle, i.e. celle qui serait disponible si les forces de production actuellement restreintes étaient pleinement utilisées. Cela aurait un effet de modération sur le niveau de chômage, renforcirait la balance des comptes courants et stabiliserait les devises nationales sur les marchés monétaires. Par contraste, aussi longtemps que l'on combat l'inflation et le déficit public avec des coupures dans la consommation et les dépenses, les coûts pour retenir les hausses de prix et réduire l'endettement vont croître de façon encore plus désavantageuse en termes de chômage, de production perdue et, ultimement, en termes de processus de convergence.

  2. 32.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 40, Numéro 2, 2009

    Année de diffusion : 2009

  3. 33.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 4, 1978

    Année de diffusion : 2005

  4. 34.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 4, 1980

    Année de diffusion : 2005

  5. 37.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 33, Numéro 1, 2002

    Année de diffusion : 2005

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    Depuis la politique du Secrétaire d'État Dulles, les différentes administrations américaines ont développé dans la guerre froide une certaine image de l'Europe fondée sur la peur de l'expansion communiste. Il s'agissait alors d'aider et de promouvoir une Europe telle que les États-Unis la concevaient, c'est-à-dire un rempart face à l'ennemi soviétique. Or, avec la disparition de celui-ci, n'assisterait-on pas à la construction d'une nouvelle image de l'Europe par les dirigeants de l'exécutif américain ? Reposant sur cette interrogation première, cette étude porte sur les composantes de l'image diffusée par l'administration Bush depuis l'automne 2000. Elle souligne les principaux enjeux sécuritaires autour desquels se sédimente cette image (défense antimissile, capacités européennes de défense et PECSD, élargissement de l'OTAN) et permet de mettre en relief une Europe molle, large et subordonnée aux intérêts américains dans l'après guerre froide. La seconde partie de l'article tente de dégager les facteurs structurels expliquant la nature de cette image comme la représentation de soi en tant que superpuissance (et la structure de rôle international), la perception du temps politique ainsi que la mise sur agenda et la persistance d'une polarité entre les deux continents

  6. 38.

    Article publié dans Eurostudia (savante, fonds Érudit)

    Volume 5, Numéro 2, 2009

    Année de diffusion : 2011

  7. 39.

    Article publié dans Phronesis (savante, fonds Érudit)

    Volume 5, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    L'auteure attire l'attention sur trois questions importantes. Sa réflexion porte sur les racines philosophico-pédagogiques de l'idée « d'européanité ». Elle se focalise ensuite sur un inventaire de l'Europe communautaire, à l'aide un prisme allant de l'extérieur (le monde), vers l'intérieur (l'Europe). Elle propose une trame d'analyse considérant que l'éducation est en lien avec la culture du continent, de la même façon que l'Europe est un fragment du monde. L'auteure montre, avec des « ponts » d'interprétation permettant la description de l'éducation conçue de façon holistique, comment intégrer le monde, habiter l'Europe et être bien chez soi. Dans cette optique, elle présente une réflexion sur le thème de la stratégie pour et dans l'éducation.

    Mots-clés : éducation européenne, racines philosophico-pédagogiques de l'idée d'européanité, dialogue malgré les différences, indépendance-innovation-coopération, intégration-intention-interprétation-imagination-intuition, european education, philosophical and pedagogical roots of the Europeanness idea, dialog despite differences, independence-innovation-cooperation, integration-interpretation-imagination-intuition

  8. 40.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2013

    Année de diffusion : 2013

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    On a blâmé les intellectuels de ne pas être parvenus à rétablir une confiance européenne minée par la crise. Pourtant, les appels pour légitimer les récits européens – combinés avec la nostalgie d'un âge d'or de l'européisme – restent fidèles à la logique de la construction de la nation du dix-neuvième siècle, affirme Jan-Werner Müller. Que doivent donc faire les intellectuels européens ?