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391.Plus d’information
RésuméL'article examine les difficultés, pour l'eurosyndicalisme naissant, d'organiser des actions collectives de solidarité transfrontalière dans le nouvel espace politique et économique de l'Union européenne (UE). Ces actions restent très peu nombreuses malgré l'ampleur des réformes socio-économiques menées par l'Europe communautaire depuis plus de 20 ans, qui affectent profondément le contenu tant de l'organisation que des conditions de travail et des droits sociaux collectifs. Cependant, alors que le secteur du transport est soumis à de vives pressions concurrentielles, les structures syndicales transnationales de ce secteur réussissent à mobiliser de façon récurrente les salariés en créant des liens entre les différents métiers, tranchant ainsi avec une situation syndicale générale où l'européanisation de la contestation sociale ne semble pas être à l'ordre du jour.
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394.Plus d’information
En 2005, la France et les Pays-Bas rejetaient, par référendum populaire, la Constitution européenne qui devait permettre de restructurer la gouvernance de l'Union européenne. Par la suite, seule l'Irlande, en juin 2008, soumettait le Traité de Lisbonne au référendum. Ce traité rétablissait la plupart des éléments présents dans la Constitution européenne. Le résultat négatif du référendum irlandais créait une autre crise à l'intérieur de l'Union européenne, malgré le résultat positif obtenu lors du deuxième vote, en octobre 2009.Les résultats négatifs des votes par référendum sont caractéristiques du rejet des initiatives d'intégration de l'Europe. Cet article présente une vue d'ensemble des référendums qui se sont tenus en Europe en insistant sur le rôle des syndicats nationaux. L'auteur discute des activités menées par les syndicats dans les pays ayant tenu des référendums depuis l'Acte unique européen dans les années 1980 et au Royaume-Uni, qui n'en n'a pas tenu.Il apparaît évident que même si les syndicats les plus importants (ou leurs dirigeants) ont généralement appuyé le processus d'intégration, leurs membres ont voté autrement dans la plupart des pays qui ont tenu des référendums. Ce constat est encore plus clair chez les travailleurs manuels. Quelquefois, les attitudes des travailleurs ont été influencées par des arguments strictement nationalistes mais le rejet a souvent pris racine sur des bases progressistes plutôt que réactionnaires. En particulier, la perception justifiée que l'Union européenne, dans sa direction actuelle, encourage un glissement des politiques économiques et sociales vers le néolibéralisme (procapitaliste) était sous-jacente aux critiques de la gauche envers une intégration plus poussée.Mais, ayant consenti à l'architecture implicite du processus d'européanisation existant, les syndicats ont rarement démontré leur volonté de se mobiliser pour promouvoir une vision alternative de l'Europe. Ceci permet aux nationalistes de droite (et aux partis de gauche qui ont une base électorale limitée) de mener des campagnes dans le camp du « non » lors des référendums. Les attitudes des gens peuvent être modifiées, mais cela exigerait des syndicats une réorientation stratégique majeure s'ils veulent rétablir les ponts avec leurs membres pour permettre l'émergence d'un mouvement populaire en faveur d'une véritable Europe sociale.
Mots-clés : European Union, referendums, trade unions, Lisbon Treaty, neoliberalism, social Europe, Union européenne, référendum, syndicat, Traité de Lisbonne, néolibéralisme, Europe sociale, Unión Europea, referéndum, sindicato, Tratado de Lisboa, neoliberalismo, Europa social
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398.Plus d’information
RÉSUMÉLe processus d'intégration européenne, la globalisation des échanges économiques et l'intensification des réformes des systèmes nationaux de protection sociale ont impulsé un développement remarquable des travaux d'analyse comparée des Etats providences. Quelques-unes des récentes étapes de cette réflexion sur l'avenir des dispositifs nationaux de protection sociale sont rappelées ici. L'auteur montre ainsi que l'on est passé, en à peine une décennie, d'un débat centré sur l'identification de types d'État providence, avec des controverses sur la nature des variables à prendre en compte ou sur le nombre de ces régimes typiques, à une réflexion qui privilégie les trajectoires de ces systèmes de protection sociale, autrement dit à une analyse des mutations que connaissent ces différents régimes, ce qui pose centralement la question de leur convergence ou de leur démantèlement partiel.
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399.Plus d’information
"La moitié est de l’Europe aussi a eu ses soixante-huitards, pas moins importants que ceux de l’Ouest, les uns et les autres se sont d’ailleurs mutuellement inspirés. Les soixante-huitards d’Europe de l’Est ont été les éléments moteurs de la dissidence alors que nous, cinquante-sixards plus âgés n’y étions entrés qu’avec une certaine circonspection, parce que nous savions mieux qu’eux ce qu’était la défaite." L'écrivain György Konrád porte ici un regard ironique sur les soixante-huitards depuis la perspective de sa participation à la Révolution hongroise de 1956.