Documents repérés
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643.Plus d’information
Cet article analyse les manières selon lesquelles fut faite la construction raciale de deux Polynésiens, Aotourou et Omai, ramenés respectivement en France et en Angleterre entre 1769-1776. Plutôt que de considérer les indigènes sur des critères morphologiques, leur représentation raciale est fondée sur la confrontation entre l'expérience de l'altérité et les attentes des contemporains envers Aotourou et Omai. À un point tel que la conjoncture socioculturelle de l'aristocratie européenne devint essentielle au processus de racialisation. Finalement, afin d'être racialisés en un « bon sauvage », les Polynésiens se devaient d'être vertueux et de respecter les pratiques sociales de l'élite aristocratique. Dans le cas contraire, ils seraient associés à une représentation bien inférieure nommée « ignoble sauvage ».
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644.Plus d’information
La question des minorités et de leur protection est aujourd'hui un thème brûlant en Europe. Mais de quelles minorités parle-t-on et à lesquelles d'entre elles doivent s'appliquer les nombreux instruments juridiques – nationaux et internationaux – développés au cours de ces dernières décennies ? Parmi les États de la “nouvelle Europe”, la Lettonie offre un exemple éclairant de la problématique minoritaire actuelle. L'étude de ce pays permet de mettre en relief les principaux problèmes rencontrés et notamment de faire apparaître pourquoi la tendance actuelle consiste à étendre la portée du concept de “minorité nationale”. Si des raisons objectives militent en ce sens, une analyse objective de la situation montre que certains États s'efforcent aussi de transformer “leurs” minorités dans des États voisins en instruments politiques.
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645.Plus d’information
La construction européenne remonte déjà à plusieurs années et plus d'une convention et traité furent élaborés afin d'unifier leurs efforts. Sous l'Europe des Six, nous avons vu naître la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier (C.E.C.A.), la Communauté européenne de L'Énergie atomique (C.E.E.A., Euratom) et la Communauté économique européenne (C.E.E., Marché commun).Aujourd'hui, les efforts sont concentrés à l'élaboration de L'Acte Unique Européen. Le but poursuivi est l'établissement des Douze ou, sous un autre nom, les États-Unis d'Europe. La philosophie de cet Acte est claire : les communautés européennes et la coopération politique européenne ont pour objectif « de contribuer ensemble à faire progresser concrètement l'union européenne ».On retrouve également dans cet Acte une nouveauté : pour la première fois, le Conseil européen aura un fondement juridique. Il y aura également d'importantes modifications au niveau de la fonction de la Cour de justice.On assistera à de profondes modifications à l'intérieur des territoires faisant partie de l'Acte. La libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux fait partie des innovations. En somme, un espace sans frontières intérieures qui regroupe sous un même chapiteau plusieurs pays ayant des objectifs communs. L'Acte unique est l'accessoire leur permettant d'atteindre cet objectif.
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649.Plus d’information
RésuméL'article retrace les sources de l'immigration vers le Canada et les États-Unis depuis l'après-guerre et brosse un tableau de l'immigration pratiquée en Europe de l'Ouest. Traiter de l'immigration internationale, c'est aussi toucher aux pratiques des pays d'accueil en cette matière : leurs politiques aux frontières (sélection) mais aussi leurs politiques à l'intérieur (accueil, intégration). Enfin, toujours en termes politiques, l'immigration peut être perçue dans un jeu de relations de pouvoir qui s'établissent tant au niveau international, entre le pays d'accueil et d'autres pays, qu'au sein même de la société d'accueil.
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650.Plus d’information
RésuméS' appuyant sur la notion de culture stratégique, cet article démontre l'existence d' une tension historique entre européanisme, continentalisme et internationalisme dans la politique étrangère canadienne. Cette tension fondatrice est explorée sur le plan conceptuel, mais également dans les prises de position concrètes des gouvernements et des partis politiques depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. En s' alignant plus ouvertement sur Washington, le gouvernement conservateur de Stephen Harper (2006-2009) est le premier à privilégier le continentalisme de manière aussi unidimensionnelle. Même si le déclin de l' européanisme ne fait aucun doute, la résilience anticipée de la culture stratégique nous amène à relativiser cette tentative de transformation de la politique étrangère canadienne.
Mots-clés : politique étrangère canadienne, relations transatlantiques, Europe, Canadian foreign policy, transatlantic relations, Europe