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721.Plus d’information
Depuis les années 2000 en France et en Europe ont émergé des initiatives visant à favoriser le retour d’espace de haute naturalité. Ces projets, majoritairement portés par des associations, entendent contribuer à la lutte contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. En France, des projets encourageant la « libre évolution » se développent surtout autour des milieux forestiers, bien que ces pratiques se développent dans d’autres milieux. C’est dans ce contexte, qu’a émergé le projet de l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire (AFH), dont l’ambition est de recréer les conditions favorables au développement d’une forêt primaire de 70 000 hectares en zone transfrontalière en Europe de l’Ouest. Le présent travail de recherche, basé sur une démarche de recherche-action, s’intéresse à la manière dont ce type de projet promeut l’émergence de nouveaux modes d’action de protection de l’environnement tout en procédant d’une mise en politique de son objet. Le présent travail explore le positionnement du projet de l’AFH dans le contexte d’intérêt croissant pour les stratégies de libre évolution. Il s’intéresse également à la stratégie déployée par l’organisation et aux effets induits par le développement potentiel d’une telle initiative sur un territoire (par exemple changements d’usages, reconfiguration des activités économiques, et cetera). L’article montre que l’initiative étudiée est complexe et fait face à un certain nombre de limites pour sa mise en œuvre du fait de l’ambition de son projet, du statut d’association et de l’absence de précédent. L’AFH propose une démarche hybride, être le point de rencontre et/ou de friction entre les pratiques institutionnelles de la conservation de la nature et l’action associative. Le projet de l’AFH, à défaut de se territorialiser, contribue à la promotion et à la mise en débat des principes de libre évolution comme approche de gestion de l’environnement, et manière de cohabité avec les autres qu’humains et leviers de transitions socio-écologiques.
Mots-clés : libre évolution, forêt primaire, conservation de la nature, protection de la nature, acteurs, nature/société, restauration écologique, biodiversité, free evolution, primary forest, nature conservation, nature protection, stakeholders, nature/society, ecological restoration, biodiversity
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722.Plus d’information
RésuméSi l'histoire mondiale est devenue l'objet de vastes débats ces dernières années, cela tient bien plus au développement des communications, des échanges et des interdépendances entre les continents qu'à la nouvelle situation impériale d'un pays donné ou à une nouvelle histoire du déclin des civilisations. Les grandes sommes d'histoire mondiale, pourtant, restent principalement publiées aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France, d'une part à cause de l'hégémonie présente ou passée des pays en question, d'autre part parce que les ressources intellectuelles qu'elles exigent ne sont institutionnellement disponibles que dans ces pays ; ce qui pourrait changer. Il existe en fait trois grandes approches de l'histoire mondiale, qui comportent chacune de nombreuses variantes : la comparaison entre nations ou civilisations de plusieurs continents, qui consiste souvent à déceler et à expliquer des différences ; l'étude des transferts et échanges intercontinentaux, des images de l'autre ; et enfin, l'étude des mutations, des bouleversements, des institutions, des mouvements, des langues, des changements de valeurs et de normes à l'échelle globale. On pourrait y ajouter une quatrième approche, bien plus modeste et limitée, qui consiste à écrire l'histoire d'un pays ou d'une civilisation dans une perspective globale.
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723.Plus d’information
RésuméLes révolutions anticommunistes de 1989 ont d'importantes implications pour les théories du changement. Elles semblentporter un dernier coup à certains paradigmes évolutionnistes, dialectiques et cycliques du XIXe siècle ainsi qu'à l'image del'utopie sociale. Elles fournissent aussi les preuves solides d'un paradigme alternatif du « devenir social ». Les théories duchangement doivent freiner les aspirations prédictives, devenir plus spécifiques par rapport à l'histoire et se défaire du déterminisme,du fatalisme et du finalisme. Parmi les théories du changement, la théorie de la modernisation doit être revue avecun soin particulier plutôt qu'abandonnée. À l'avenir, les théories du changement, en portant attention aux interactions humaineset en adoptant le modèle du devenir social, devraient accorder une place plus importante aux facteurs « mous », intangibles,comme les codes culturels, l'orientation des valeurs, les formes de discours, les façons d'agir et de penser.
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725.Plus d’information
Résumé« États altérés »: traduction et langues minoritaires —La complexité linguistique de l'Europe est souvent passée sous silence dans les commentaires politiques sur les activités en traduction. En particulier, on fait abstraction de l'expérience historique et du destin contemporain des langues minoritaires d'Europe quand on évalue quelles sont les stratégies de traduction à la disposition des locuteurs de ces langues minoritaires. Le problème provient en partie de ce que l'on ne pense pas à définir de façon créative les langues minoritaires dans un contexte de traduction. Ce contexte comprend la dimension des nouvelles technologies qui peuvent aboutir à un nouveau classement des langues, en Europe et ailleurs. Le rôle de la traduction dans le cas d'une langue minoritaire d'Europe, le gaélique irlandais, est abordé sous l'angle des dilemmes auxquels font face les langues moins utilisées. La traduction est à la fois bienvenue et crainte. Les choix qui s'offrent aux traducteurs de langues minoritaires diffèrent considérablement de ceux qui s'offrent aux traducteurs de langues majoritaires. Il importe d'accorder une attention plus grande qu'actuellement à ces différences dans le discours théoriques sur la traduction des langues minoritaires. En outre, la traductologie en tant que discipline ne réfléchit que rarement sur les préjugés de sa propre langue majoritaire intégrée aux structures de diffusion disciplinaires du savoir. Non seulement les langues minoritaires sont essentielles à la diversité sur laquelle repose le fragile écosystème de la culture humaine mais elles soulèvent des questions qui sont au coeur de la traductologie en tant que domaine de recherche.
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726.Plus d’information
La Russie est membre du Conseil de l'Europe (CE) depuis 25 ans et de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) depuis 22 ans, ce qui est en soi une réalisation remarquable des deux côtés. Cet article pose les questions : comment cela a-t-il été possible? La relation étroite et surtout positive entre la Russie et le Conseil de l'Europe et la Cour européenne des droits de l'homme (Cour EDH) est-elle sur le point de prendre fin ? Afin de répondre à ces questions, je donne d'abord un aperçu de la reconnaissance tardive par l'URSS de la nécessité de se conformer dans ses affaires internes aux normes de l'ONU, et en particulier de la contribution de Mikhail Gorbatchev. Je poursuis avec un compte rendu de l'adhésion de la Russie au CE et de la ratification de la CEDH sous Boris Eltsine, ainsi qu'un aperçu de la popularité des Russes à se plaindre à Strasbourg. Deuxièmement, j'en viens aux décisions particulièrement controversées de la Cour constitutionnelle de la Fédération de Russie (CCFR) et à la nouvelle législation sur la question de la décision du CCFR sur « l'impossibilité », pour la Russie, de mettre en oeuvre les arrêts de la Cour EDH. Troisièmement, j'analyse le cas controversé de Yukos. Il s'agissait en fait de la deuxième et dernière décision de ce genre à ce jour sur l'impossibilité. Quatrièmement, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a imposé des sanctions à la Russie à la suite de l'annexion illégale par la Russie de la Crimée. La Russie semblait sur le point de quitter ou d'être expulsée du CE mais, en 2019, un accord controversé a été conclu. Cinquièmement, je demande si les amendements 2020 du président Poutine à la Constitution de 1993 constituent vraiment une menace pour la relation continue de la Russie avec le CE et la CEDH.
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727.Plus d’information
Le propos de cet article est de présenter les grandes lignes du modèle économique de la réassurance. La réassurance joue, de fait, le rôle de « prêteur en dernier ressort » du système assuranciel, et de ce fait, fournit la liquidité et la capacité nécessaires pour rendre assurables la plupart des risques, en créant les mutualisations dans l’espace et dans le temps pour les risques de pointe, notamment. Dans ce cadre, le « business model » de la réassurance est essentiellement fondé sur la diversification des risques quant à leur nature (Vie et non-Vie), à leur situation géographique, et sur la composition optimale du portefeuille compte tenu du capital disponible. L’industrie a connu une forte concentration au cours des dernières décennies, mais les barrières à l’entrée, qui devraient résulter de cette concentration, ne semblent pas avoir découragé la création de nouveaux acteurs sur le marché, notamment aux Bermudes. La réassurance est désormais fortement régulée aux États-Unis, en Asie et en Europe.L’adoption de la Directive Européenne « Solvency 2 » va profondément modifier les stratégies de souscription des réassureurs, mais aussi l’utilisation par les assureurs des possibilités offertes pour la gestion optimale de leur capital par les cessions en réassurance. L’industrie va poursuivre son adaptation aux besoins exprimés par les marchés, notamment en ce qui concerne la couverture des risques de pointe, en croissance constante, des risques émergents et des conséquences du changement climatique. Il est possible que les marchés financiers proposent de plus en plus des couvertures alternatives à la Réassurance, sachant que les « bonds » et « swaps » ont déjà été utilisés, mais surtout par les réassureurs comme compléments et/ou alternatives à leurs rétrocessions. L’avenir de la réassurance parait serein, dès lors que l’on partage le diagnostic que l’univers des risques est en expansion.
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729.Plus d’information
Dans un article précédent, l'auteur s'est efforcé de dégager le climat nouveau dans lequel s'inscrivent les relations de travail en Europe.Dans la présente étude il tente de dégager, à même les systèmes européens de relations industrielles, les caractéristiques les plus significatives ainsi que les institutions de droit et de fait informant la négociation et la convention collective de travail et concourant à la paix industrielle dans les pays étudiés.