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  1. 41.

    Article publié dans Port Acadie (savante, fonds Érudit)

    Numéro 13-14-15, 2008-2009

    Année de diffusion : 2009

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    RésuméOn a beaucoup exagéré les origines bretonnes du Québec. S'il est vrai qu'aux prémices du peuplement de la Nouvelle-France il y a des Bretons, il convient de préciser qu'ils ne sont pas les plus nombreux. En 1680, les Français qui ont déjà pris racine sur les rives du Saint-Laurent proviennent pour la plupart de Normandie et d'Île-de-France, les Bretons ne comptant que sept pour cent de cette population. S'agissant d'influence culturelle, il y a d'autres variables à considérer que les seules origines de la population. Comment expliquer par exemple la thèse de Gérard Morisset (1949) sur les sources bretonnes des maisons rurales de la région de Montréal, quand cette population venait d'ailleurs? Que penser aussi du succès qu'ont connu ici, au début du xxe siècle et plus tard, les chansons de Théodore Botrel, ce poète breton qui fonda en 1904 à Pont-Aven son pèlerinage, le pardon des Fleurs-d'Ajoncs, et qui eut l'honneur d'être publié dans les cahiers La Bonne Chanson (1939) de l'abbé Charles-Émile Gadbois, alors que les chansonniers parisiens de la libertaire butte Montmartre n'y étaient pas admis? N'y a-t-il pas lieu de considérer que les liens unissant le Québec à la Bretagne iraient plutôt dans le sens d'un discours construit par une Église québécoise conservatrice, qui voyait dans la Bretagne catholique, nationaliste et réfractaire de ce temps la seule mère patrie acceptable pour un peuple qui avait préféré la Conquête à la Révolution? Le Québec et la Bretagne catholiques ne menaient-ils pas alors un même combat de résistance de la marge ethnoreligieuse? L'analyse des traditions religieuses communes aux deux marges servira à soutenir l'idée que les prétendues origines bretonnes du Québec relèvent plus du discours défensif des élites clérico-nationalistes québécoises du début du xxe siècle que d'un examen attentif des faits.

  2. 42.

    Article publié dans Téoros (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 2, 1995

    Année de diffusion : 2021

  3. 43.

    Article publié dans Port Acadie (savante, fonds Érudit)

    Numéro 24-25-26, 2013-2014

    Année de diffusion : 2013

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    Aux xviie et xviiie siècles les missionnaires Le Nobletz et Maunoir mentionnent des pratiques « superstitieuses », les dictionnaires de Le Pelletier et de Rostrenen contiennent quelques informations, mais il faut attendre la fin du xviiie siècle et le chanoine Mahé, admirateur de MacPherson, pour parler de collecte. À la suite du Barzaz-Breiz (1839), les prêtres chercheront surtout à enrichir le répertoire de chants populaires par des compositions nouvelles, tel Mgr Le Joubioux qui influence une « école vannetaise » à laquelle on doit d'importantes collectes après 1880 (abbés Buléon, Cadic, Guillevic, Le Goff…). Face aux lois sur l'enseignement, sur la séparation de l'Église et de l'État, la culture populaire et la langue leur sont d'abord des moyens d'apostolat, comme pour l'abbé Perrot en Léon. Ils participent peu au mouvement folkloriste de la fin du xixe siècle et du début du xxe, à l'exception de François Duine qui collabore à des revues savantes comme, plus tard, le chanoine Pérennès, dans un entre-deux-guerres où les collectes connaissent un net ralentissement et où la participation de l'abbé Falc'hun à la mission de folklore musical de 1939 demeure sans lendemain. Après la Seconde Guerre mondiale, les religieux ne semblent guère concernés par un mouvement de collecte d'où – c'est à souligner – les religieuses sont singulièrement absentes !

  4. 44.

    Article publié dans Rabaska (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, 2011

    Année de diffusion : 2011

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    La pratique du terrain ethnologique de Carmen Roy en Saskatchewan à la fin des années soixante reste méconnue. Elle n'en reste pas moins unique dans les annales de l'ethnologie au Canada français et pose concrètement sur le terrain les limites d'une discipline dont les fondements renvoient à l'idéologie de la survivance française en Amérique du Nord et à « l'école de [la] tradition véridique ». L'expérience de Carmen Roy est d'autant plus intéressante qu'elle relève d'un échec tenu secret et que l'ethnologue se trouve dans l'incapacité de l'expliquer. Dans le cadre de cet article, nous proposerons de discuter et de situer cet échec dans le contexte du développement de l'ethnologie au Québec et au Canada français.

  5. 45.

    Article publié dans Revue de l'Université de Moncton (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 1, 2005

    Année de diffusion : 2006

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    RésuméLe breton est devenu une langue urbaine. Son avenir ne semble avoir de sens que si son développement est porté par les villes bretonnes. Deux modèles spécifiques ont été créés dans cet esprit : le Comité de l'Identité Bretonne en Haute-Bretagne, et l'autre en Basse-Bretagne, concernant le modèle de politique de ville mis en place par la ville de Lorient. La double démarche établie pour ce dernier, visant à la mise en place d'un jalonnement directionnel bilingue et le développement d'une signalisation bilingue des bâtiments a en vue un développement du bilinguisme. Quand une signalétique symbolique émane du premier modèle, une signalétique systématique découle du second. En s'appuyant, à titre d'exemple, sur le premier modèle, nous observerons comment le second modèle, centre de notre réflexion, procède de toutes les façons d'une volonté de valorisation culturelle par le moyen de l'affichage urbain. Les noms de lieux font partie de ce processus et deviennent pour les acteurs politiques de cette urbanité langagière un moyen qui leur permettra de développer la culture, l'identité, etc. La confrontation de la demande sociale du pays de Lorient liée à cet affichage massif, à l'application réelle sur le terrain permettra de cerner les enjeux identitaires tout d'abord, et économiques ensuite, par le biais d'une enquête publiée dans le journal Ouest-France, et par le biais d'entretiens semi-directifs effectués auprès d'acteurs locaux. Nous observerons ainsi la conceptualisation politique et les pratiques de terrain pour faire un état des lieux de la situation bretonne.

  6. 46.

    Note publié dans Téoros (savante, fonds Érudit)

    Volume 24, Numéro 3, 2005

    Année de diffusion : 2020

  7. 47.

    Article publié dans Enfances, Familles, Générations (savante, fonds Érudit)

    Numéro 18, 2013

    Année de diffusion : 2013

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    En France, l'exposition des enfants aux violences conjugales est apparue récemment comme une préoccupation dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette prise en compte appelle une action coordonnée entre les champs des violences conjugales et de la protection de l'enfance. Une recherche menée auprès des acteurs concernés a permis de mieux saisir les pratiques et les représentations afférentes. L'article identifie différentes figures de l'enfant référant, d'une part, à la place qui lui est faite dans le traitement social des violences conjugales et, d'autre part, à la manière dont l'exposition aux violences conjugales est considérée dans le cadre de mesures le visant prioritairement. Ces figures sont l'enfant symptôme, l'enfant repère et l'enfant trait d'union. L'action des professionnels est également guidée par ce qu'ils identifient des risques encourus par l'enfant. Si les risques identifiés sont largement associés à la séparation des parents, ils sont perçus comme accentués par le contexte d'exposition aux violences conjugales.

    Mots-clés : Violences conjugales, protection de l'enfant, risque de danger, évaluation, action sociale, Conjugal violence, child protection, risk of danger, evaluation, social action

  8. 48.

    Rhéaume, Julie

    Le Lieu Unique

    Article publié dans Inter (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 95, 2007

    Année de diffusion : 2010

  9. 50.

    Lépine, Hélène

    Souad

    Article publié dans Moebius (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 105, 2005

    Année de diffusion : 2010