Documents repérés
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761.Plus d’information
Le patrimoine est en abîme. Il souffre d'un « mal » profond, difficile à cerner. Comment expliquer ce phénomène en le situant plus précisément dans le sillage de la trajectoire sociopolitique du Québec ? Afin de répondre à ce questionnement des plus préoccupants, cet article propose une (hypo)thèse forte qui ne pourra toutefois pas être démontrée au sens premier du terme : c'est pourquoi nous le qualifions d'essai de théorisation. Son objectif consiste à soulever une piste de réponse qui nous paraît féconde, et que nous espérons ensuite voir débattue par la communauté tant épistémique que praticienne. Cette thèse s'articule ainsi : le « mal patrimonial », au Québec, s'explique principalement par la prégnance de l'américanité – comme pensée forte – pour imaginer l'être, le passé et le devenir de la société québécoise. Ce faisant, la nation québécoise en est venue à s'imaginer par l'unique prisme d'une radicale modernité, rejetant par principe toute intentionnalité collective particulière. C'est parce qu'elle associe plus ou moins (in)consciemment le patrimoine aux traditions, puis le traditionalisme aux sociétés d'Ancien régime, que l'américanité est à l'origine de l'abîme du patrimoine et de l'acte de patrimonialisation.
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763.Plus d’information
En 1836, rien ne va plus entre le Parlement du Bas-Canada et le gouvernement colonial. Le Conseil législatif use et abuse de son veto, le gouverneur Gosford a perdu toute crédibilité auprès de la majorité patriote à la Chambre et Londres tarde à répondre aux doléances manifestées depuis 1834 dans les 92 Résolutions. Jusqu'alors, le refus de voter les subsides avait été l'arme des députés, mais une tendance se dessine au sein de l'exécutif à passer outre les volontés budgétaires du Parlement. Convoqués en session en septembre 1836, les députés en viennent à refuser toute collaboration législative. C'est la grève. Dès lors, l'État colonial est totalement paralysé. L'épreuve de force est ainsi engagée et la constitution de 1791, révélant toutes ses carences structurelles, condamnée à terme.
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767.Plus d’information
L’image de la femme îlienne a souvent été associée à des stéréotypes réducteurs la représentant dans une position de victime battue, maltraitée et exploitée. Pour se démarquer de cette représentation, l’auteur Nassur Attoumani propose une nouvelle approche en dépeignant la femme insulaire contemporaine sous de nouveaux jours dans le roman Mon mari est plus qu’un fou : c’est un homme. Cette étude montre comment après s’être soumise à l’autorité patriarcale, la femme mahoraise rejette la domination masculine et revendique son agentivité pour reprendre sa destinée en main.
Mots-clés : Insularité, Attoumani Nassur, Domination masculine, Attoumani Nassur, Littérature mahoraise