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121.Plus d’information
Ce mémoire en recherche-création étudie les mécanismes textuels à l’œuvre dans des narrations extradiégétiques non fiables à la troisième personne. Comment le narrateur fait-il pour tromper son lecteur ? Quels sont les procédés à l’œuvre suivant le point de vue textuel ? De telles ques-tions permettront de dégager, en se plaçant au niveau du texte pris comme unité de sens, les marques et mécanismes révélateurs de la subjectivité du narrateur et de sa non fiabilité. Deux nouvelles seront examinées dans la partie réflexive, « L’Île à Midi » de Julio Cortázar et « Le Verdict » de Franz Kafka. Ces fictions sont non fiables dans la mesure où s’y trouvent des décalages qui, la nouvelle progressant, provoquent des tensions propices à la mise en place …
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123.Plus d’information
Le Moi de Vadeboncoeur que l'on cherche à saisir et à décrire, c'est le Moi qui ne se montre que dans ses livres, son Moi artiste, qui ne doit pas être confondu avec le Moi dans l'artiste que définit la linguistique, ni avec le Moi de l'artiste que décrit la psychanalyse. On parvient à circonscrire le Moi artiste en le définissant d'abord comme une possibilité unique, lieu de tous les commencements, en le saisissant ensuite grâce aux limites que lui impose son appartenance à un monde autre, celui de l'art et, enfin, en contemplant les fruits de son activité créatrice.
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124.Plus d’information
L'exil a été à maintes reprises lu comme une possible métaphore de la traduction, ou en tout cas comme une expérience structuralement proche de celle de la traduction. Walter Benjamin (1892-1940) et Carles Riba (1893-1959), tout en partant de la lecture de Hölderlin, et sans jamais arriver à se lire l'un l'autre, ont élaboré à la même époque une poétique de la traduction à la fois commune et antagonique. Benjamin, quant à lui, a spéculé sur la possibilité d'une « pure langue » exilée, comme on sait, à l'intérieur des différentes langues empiriques, tandis que Riba a travaillé le catalan noucentista – en tant que poète et traducteur – presque comme cette langue hypothétique supposée par Benjamin. L'objet du présent article est de mesurer la distance existant entre la pure langue (reine Sprache) de Benjamin et la langue vive (llengua viva) de Riba, toujours à partir de l'expérience de l'exil comme possible modèle anthropologique et structural de la traduction.
Mots-clés : exil, Benjamin, Riba, Hölderlin, pure langue, langue vive, exile, Benjamin, Riba, Hölderlin, pure language, live language
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125.Plus d’information
À partir d'une lecture de La Métamorphose de Franz Kafka, l'auteur propose une théorie du suicide-limite qui tienne compte de la pathologie familiale introjectée par le sujet suicidant. D'abord, la transformation radicale de Gregor Samsa en cancrelat et, ensuite, sa lente agonie vers la mort seront comprises comme ses tentatives de se différencier d'une famille aux limites mal régulées. Paradoxalement, le passage à trépas de Gregor sera aussi sa seule façon de se réunir avec une image idéalisée de sa famille, ébranlée par sa récente métamorphose. L'article permet également de discuter de l'étrangeté mortifère qui envahit l'expérience-limite du corps et du langage, enferme le sujet dans une solitude sans bons objets intériorisés, et le fait glisser vers la mort, devenue l'ultime solution à son problème d'exister.
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