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3271.Plus d’information
Les crises politiques, les catastrophes naturelles tout comme les pandémies font des milieux dans lesquels elles sévissent des environnements d'incertitude. Il devient donc urgent d'anticiper tous les scénarios possibles pour réagir ou se soustraire au danger. Dans le cas d'un conflit armé comme celui de la crise dite « anglophone » au Cameroun, les situations d'urgence requièrent une réaction rapide et surtout précipitée des populations victimes. Même si dans les milieux d'accueil il est très souvent difficile de comprendre le choix porté sur ces milieux par les victimes, il faut tout au moins reconnaître que ces choix dans leur quasi-totalité sont intimement liés à la survie de ces dernières. Il est question tout d'abord de vivre, et ce n'est qu'une fois cette équation résolue que celle de la survie pourra s'imposer. Mais il va sans dire qu'il y a toujours des facteurs qui influencent ces choix. Il s'agit dans ce travail d'examiner ces facteurs, lesquels auraient eu une incidence sur la concentration de nombreux déplacés internes de la crise dite « anglophone » dans la région des Grassfields francophones. À la lumière des faits historiques relatés et des données humaines récoltées, nous pouvons dire que l'antériorité des rapports civilisationnels entre les peuples de la région des Grassfields, les expériences historiques et le phénomène urbain sont les principaux facteurs d'attraction des déplacés internes de la crise dite « anglophone » au Cameroun vers les Grassfields francophones.
Mots-clés : Cameroun, crise anglophone, déplacés internes, minorité linguistique, Grassfields, Cameroon, Anglophone Crisis, internally displaced persons, linguistic minority, Grassfields
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3276.Plus d’information
Les comportements discursifs des acteurs phares de la politique française en Afrique, de l’accession à l’indépendance jusqu’à nos jours, donnent à penser que le continent noir n’a jamais été véritablement décolonisé. En effet, les grand-messes franco-africaines de La Baule (1990) et de Dakar (2007), dans leur armature et contenu, révèlent qu’au-delà des heurs et conjectures, des célébrations et espoirs de la décennie 1960, l’Afrique subsaharienne demeure l’espace exotique où curiosité, attraits et convoitise sont les maîtres mots. On se demande si la colonisation ne quitte pas les frontières d’une thématisation excessive pour devenir une praxis langagière. Quels sont les procédés discursifs de verbalisation de l’hégémonie française en Afrique dans ces discours postcoloniaux ? La présente étude questionne l’impact du langage dans la géostratégie mondiale et la verticalité qu’il établit entre les actants du rapport France-Afrique dans le but de montrer la présence de la colonie dans la postcolonie. L’étude s’appuie sur les principes heuristiques de l’analyse du discours pour rendre compte des phénomènes énonciatifs qui participent de la construction du rapport de pouvoir dans ces productions discursives. Le décryptage de cette relation dissymétrique est respectueux d’un axe quadripartite. La figuration de l’environnement africain fait de ce microcosme un espace convoité. Cette plantation du décor permet aux actants du pouvoir d’affirmer leur suprématie à travers leurs images gratifiantes frisant leur fibre philanthropique, mais une philanthropie questionnable au regard de la critique protéiforme observée. La réflexion postule l’atemporalité du discours hégémonique sur fond néocolonial par les liens de la Françafrique.
Mots-clés : Discours hégémonique, Hegemonic discourse, La Baule, La Baule, Dakar, Dakar, France, France, Afrique, Afrique, Françafrique, Françafrique
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3277.
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3278.Plus d’information
En inscrivant le sport comme l’une de ses priorités pour « améliorer les races et civiliser les peuples africains », la démocratisation des pratiques sportives prônées auprès des sociétés africaines depuis la période de l’entre-deux-guerres, et surtout par la France de Vichy (1940-1944), s’est opérée de façon hétérogène. En dépit d’un désaccord quasi-total sur la vraie nature du sport de masse, de l’instruction militaire, de l’éducation physique et du sport de haute compétition, toutes ces pratiques socioéducatives ont tôt fait d’être réexportées de l’école vers les clubs civils. La restitution des données archivées révèle que le passage de l’amateurisme à un début de professionnalisation des pratiques s’est arrimé aux enjeux économiques, politiques et diplomatiques. L’étude suggère, en fonction des résultats obtenus et des typologies dressées à partir des caractéristiques spécifiques à chaque époque, une redécouverte du mode d’organisation du sport en Afrique par l’insertion effective des pratiques dans une logique de production pour une meilleure diffusion de la culture locale africaine.
Mots-clés : educación física, physical education, éducation physique, deporte, sport, sport, cultura, culture, culture, inheritance, héritage, herencia, Afrique, Africa, Africa
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3279.Plus d’information
Dans le contexte de la mondialisation et de la formation des nouveaux régionalismes continentaux, un ensemble de transformations poussent à la reformulation des identités. En Amérique du Nord en particulier, plusieurs facteurs sont en jeu, notamment les questions relatives à la définition de la modernité, à la forme du cosmopolitisme, à l'inclusion des divers acteurs laissés dans l'ombre auparavant (femmes, autochtones, etc.). Divers agents, telles les corporations transnationales, sont même actives dans la promotion de ces nouvelles identités, ce qui ressort dans le recyclage publicitaire qu'elles font de leurs formulations antérieures. C'est la rencontre de ces facteurs sociaux, économiques, et politiques qui constitue la problématique des espaces de référence identitaire et des définitions identitaires transfrontalières.
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3280.Plus d’information
RésuméLes auteurs présentent et analysent le projet théorique de Dipesh Chakrabarty – un important représentant des études postcoloniales – de « provincialiser » certains développements sociohistoriques de l'Europe. Ils se penchent également sur la critique de l'eurocentrisme de John M. Hobson, un important représentant de la sociologie historique néowébérienne des relations internationales. Après avoir présenté ces contributions aux théories postcoloniales et au virage anti-eurocentriste de certains sociologues néowébériens, les auteurs soulignent que ces théories ont tendance à s'élever contre une version dépassée du marxisme, ce qui les conduirait à négliger l'étude de l'articulation entre la modernité des relations internationales et l'émergence d'un ordre global capitaliste. Les auteurs concluent en défendant l'importance d'un détour par la théorie sociale classique pour l'examen des spécificités des arguments eurocentristes dans les relations internationales passées et contemporaines.
Mots-clés : capitalisme, marxisme, postcolonialisme, anti-eurocentrisme, sociologie historique néowébérienne, Dipesh Chakrabarty, capitalism, marxism, postcolonialism, anti-Eurocentrism, neo-Weberian historical sociology, Dipesh Chakrabarty, capitalismo, marxismo, postcolonialismo, antieurocentrismo, sociología histórica neoweberiana, Dipesh Chakrabarty