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  1. 755.

    Article publié dans Cahiers de géographie du Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 126, 2001

    Année de diffusion : 2005

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    La géographie humaine est née, à la fin du XIXe siècle, comme science naturelle des paysages et des lieux. Elle cherche aujourd'hui à comprendre l'expérience que les hommes font de la Terre, s'intéresse aux représentations et doit prendre compte les valeurs. Ces dernières résultent d'un processus mental de décentrement qui ouvre des perspectives sur ce qui pourrait ou devrait exister. Dans les sociétés purement orales, la vision de l'au-delà par rapport auquel il est possible de juger le monde résultait de l'accès que certains avaient au temps immémorial des origines et s'exprimait dans des mythes. Toutes les sociétés produisent des récits fonctionnellement similaires aux mythes afin de bâtir des interprétations de leurs structures sociales, de leur dynamique et de leurs destinées individuelles ou collectives. Les géographes sont les seuls chercheurs à pouvoir expliquer la genèse des valeurs sur lesquelles se fondent les sociétés, puisque cette genèse fait appel à un processus spatial de communication. Néanmoins, il peut être dangereux pour eux de les analyser comme s'il s'agissait de paysages ou de forces économiques : on le voit bien aux erreurs d'interprétation qui ont marqué les premiers développements de la géopolitique et de la géographie urbaine. Les perspectives que les techniques de déconstruction à la mode offrent sur les sociétés d'aujourd'hui sont exclusivement morales. Avec elles, les sciences sociales tendent à devenir purement idéologiques. Afin d'éviter ce risque, les géographes doivent développer une vue critique des épistémologies modernes et de l'idée qu'il existe des « explications alternatives » : celles-ci sont produites par le web et par l'illusion voulant qu'il donne accès à des chercheurs réellement « libres », de la même manière que les vieillards des sociétés d'oralité paraissaient avoir accès au temps de l'immémorial et à l'histoire des origines.

    Mots-clés : communication, décentrement, histoire de la géographie, idéologie, idéologies contemporaines, sociétés traditionnelles, tradition orale, mythe, religion, temps, communication, decentring, history of geography, ideology, myth, religion, time, contemporary ideologies, traditional societies, oral tradition

  2. 756.

    Sioui Durand, Guy

    Erres

    Article publié dans CV Photo (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 50, 2000

    Année de diffusion : 2010

  3. 757.

    Article publié dans Contre-jour (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 10, 2006

    Année de diffusion : 2009

  4. 758.

    Article publié dans Continuité (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 73, 1997

    Année de diffusion : 2010

  5. 759.

    Article publié dans Espace Sculpture (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 89, 2009

    Année de diffusion : 2010

  6. 760.

    Matte, Hélène

    Julie Picard

    Article publié dans Espace Sculpture (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 87, 2009

    Année de diffusion : 2010