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Lors de la naissance du Royaume des Pays Bas (1814-1815), le Roi Guillaume ier est bien conscient que l’aristocratie sudiste occupe encore une place éminente dans la société. Acquérir le soutien de ces aristocrates est donc important. Une minorité veut surtout que l’Ancien Régime soit rétabli et que la religion catholique domine la société et est donc opposée à la politique laïcisante du Roi. Mais la majorité apprécie après un certain temps que les anciennes familles nobles du Sud soient nommées à la cour et que l’aristocratie reste dominante dans l’élite politique et administrative. Si les opposants du régime ne se montrent pas hostiles à la révolution belge, les aristocrates loyalistes continuent à soutenir le Roi après 1830 et deviennent membres du mouvement contre-révolutionnaire orangiste. Des sympathisants, des adhérents, des militants, des activistes, et d’autres figures de proue d’origine aristocratique : nous les rencontrons tous dans le mouvement orangiste. Une partie de cette aristocratie orangiste attend la ratification du Traité des XXIV Articles (en 1839) pour abandonner la lutte. Des orangistes purs et durs attendent la seconde moitié des années 1840 pour franchir le pas. L’orangisme politique s’éteint alors et se transforme parmi certaines familles en un culte nostalgique lié au souvenir du royaume perdu des Pays Bas.
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