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525.Plus d’information
RésuméLa citation contenue dans le titre de cet article illustre les difficultés de réception aux États-Unis du best-seller The Secret Diary of Adrian Mole Aged 13 3/4 (1982), de l'auteure britannique Sue Townsend. Certains comptes rendus de l'ouvrage, ainsi qu'un questionnaire que j'ai utilisé auprès des lecteurs américains, démontrent clairement la rupture (partielle) de la communication transatlantique. Est-ce à dire que les lecteurs américains de textes britanniques, au sein desquels le registre informel et les traces d'un enracinement culturel sont omniprésents, ont besoin d'une certaine forme de traduction intralinguale? En tant que « locuteurs d'une même langue » (bien qu'il s'agisse d'une langue pluricentrique), ils n'en bénéficient pas souvent, compte tenu de la croyance répandue en une langue unifiée et une culture commune. Ainsi, lorsque les lecteurs américains ne partagent pas les mêmes schémas pré-établis de connaissances que les producteurs et les récepteurs de textes britanniques, ils peuvent se trouver désavantagés par rapport aux lecteurs de traductions interlinguales.
Mots-clés : transatlantic communication, cultural embeddedness, intralingual translation, pluricentric language, knowledge schemata, communication transatlantique, enracinement culturel, traduction intralinguale, langue pluricentrique, schémas cognitifs
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528.Plus d’information
RésuméEn 2001, Cay Dollerup et Silvana Orel-Kos de l'Université de Tampere signaient un article établissant l'importance de la coimpression dans le secteur de la littérature jeunesse. À partir d'un corpus de titres édités en France, Christian Robin (2006) suggérait plus récemment que la coédition serait devenue la norme dans le domaine du livre pratique. Mais qu'en est-il en dehors du livre illustré ? À quel point la coédition internationale se généralise-t-elle ? Quelles formes peut-elle prendre ? Que signale son essor pour les traducteurs et les éditeurs, et que laisse-t-il présager ? Enfin, en quoi cette pratique vient-elle modifier nos façons d'étudier la traduction ? Cet article tente d'apporter quelques éléments de réponse à ces questions. Prenant pour cadre d'études la pratique de quelques éditeurs et traducteurs du Québec, il vise à montrer que la coédition ne concerne plus uniquement les livres illustrés ni les « petits » marchés et les « petites » langues, mais se généralise au contraire à tous les secteurs, même aux plus littéraires, et aux langues internationales, prenant de multiples formes. Il interroge dans un second temps les implications théoriques et pratiques de ce constat.
Mots-clés : coédition, coproduction, traduction, Québec, mondialisation
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