Documents repérés

  1. 101.

    Linteau, Paul-André

    Chronique de l'Institut

    Autre publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 25, Numéro 4, 1972

    Année de diffusion : 2008

  2. 102.

    Compte rendu publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 3, 1962

    Année de diffusion : 2008

  3. 104.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 3, 1998

    Année de diffusion : 2002

  4. 105.

    Article publié dans Laval théologique et philosophique (savante, fonds Érudit)

    Volume 65, Numéro 3, 2009

    Année de diffusion : 2010

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    Tout en appréciant le « structuralisme dynamique » de Hayden White, Paul Ricœur s'engage dans un débat avec la démarche « métahistorique ». C'est la constitution du champ historique qui est l'objet principal de la controverse. Pour White, c'est le discours sur l'histoire qui constitue ce champ ; la tâche métahistorique consiste, donc, dans une analyse de la structure tropologique et des modes explicatifs de ce discours. Ricœur considère, au contraire, la vie dans l'histoire comme la véritable base de toute constitution du champ historique ; c'est pourquoi il cherche à substituer une phénoménologie herméneutique de l'expérience historique au structuralisme dynamique de White. Pourtant, grâce au caractère dynamique du structuralisme whitien, même la démarche métahistorique laisse entrevoir au moins des traces de l'expérience historique. En effet, des traces de cette espèce peuvent être découvertes dans les études consacrées par White aux grands historiens et philosophes de l'histoire du xixe siècle. Mais ce fait ne supprime pas la différence fondamentale entre les deux penseurs. C'est seulement Ricœur qui assigne à l'expérience historique un rôle fondamental dans la constitution du champ historique. Pourtant, quant à la description précise de ce rôle, il y a aussi une certaine différence entre Temps et récit, d'une part, et La mémoire, l'histoire, l'oubli, de l'autre. Dans le premier ouvrage, Ricœur met l'accent sur la redescription ou refiguration de la réalité par le récit. C'est seulement dans le dernier ouvrage qu'il parvient à mettre en évidence que la question d'une reconstruction vraie du passé ne relève pas seulement d'une approche purement épistémologique de l'histoire, mais qu'elle rend nécessaire également une analyse ontologique de la condition historique. C'est dans cette analyse ontologique que la mémoire et l'oubli trouvent leur lieu, qui est, par ailleurs, central.

  5. 106.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 42, Numéro 2, 2001

    Année de diffusion : 2005

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    L'œuvre de Fernand Dumont est traversée par une préoccupation récurrente quant à l'avenir de la mémoire dans les sociétés de la modernité. Il ne saurait y avoir de culture sans référence au passé, considéré comme un élément permettant aux individus et aux collectivités de se situer par rapport au monde et de lui donner un sens. Dans les sociétés archaïques, le sens était donné d'emblée par la tradition. La société moderne, en rendant l'avenir problématique, donc sujet à interprétations, oblige à une nouvelle construction de la mémoire pour donner un sens à l'action. L'historien apparaît, à cet égard, comme un prototype de l'homme moderne, car il doit rendre compte à la fois de la prodigieuse ouverture à des événements multiples et de leur perpétuelle contestation. Dans sa démarche scientifique, l'historien fait face à un phénomène de dédoublement semblable à celui qu'on peut observer dans l'ensemble des sciences humaines : en cherchant par une méthodologie qui se veut objective à reconstituer les faits et à les analyser, il ne peut échapper à la subjectivité, sorte de résidu de la démarche scientifique, qui relève d'une recherche plus ou moins explicite des significations. C'est à partir de ce résidu que Dumont propose de fonder une nouvelle science de l'interprétation.

  6. 107.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 35, Numéro 3, 1994

    Année de diffusion : 2005

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    Quelle vue d'ensemble se dégage des travaux concernant le Nord-du- Québec et qui présentent un intérêt pour l'historiographie? Dans le but d'établir un lien entre l'histoire de cette région nordique et celle du sud du Québec, une analyse des principaux travaux consacrés aux fronts pionniers de la colonisation euroquébécoise est d'abord proposée pour constater que ceux-ci se limitent généralement aux franges de l'oekoumène agricole. Plus au nord, les travaux à caractère historique ont surtout été le fait d'anthropologues, de géographes et de sociologues. Les quelques historiens qui se sont intéressés au Nord-du-Québec ont surtout concentré leurs recherches sur des questions reliées à la traite des fourrures. L'historiographie du Nord apparaît donc distincte et peu intégrée à celle du Sud, et elle dépend largement de disciplines autres que l'histoire.

  7. 109.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 44, Numéro 2, 1990

    Année de diffusion : 2008

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    RÉSUMÉCet article propose une réflexion sur les orientations de l'historiographie du Québec rural jusqu'à la Révolution tranquille. Selon la thèse présentée, cette historiographie s'est montrée relativement fermée aux influences et aux problématiques canadiennes-anglaises et américaines. Reflétant les aspirations des élites nationalistes conservatrices, elle a accrédité un double postulat donnant la société québécoise comme étant a priori homogène en elle-même et fondamentalement différente de ses voisines. Parallèlement, l'identité canadienne-française était définie en termes de continuité avec la France et de fidélité à ses traditions, plutôt qu'en termes de rupture et de recommencement dans un nouvel environnement.Ces prémisses allaient engendrer des pratiques scientifiques assez paradoxales qui transposaient à la jeune société en voie de formation des problématiques et des démarches élaborées en référence à de vieux habitats encombrés, menacés d'éclatement. L'article signale certains malentendus, contradictions et impasses méthodologiques qui en ont résulté. Il suggère aussi qu'une plus grande osmose avec l'historiographie du nouveau continent — américaine surtout — aurait permis de formuler des questions et de construire des représentations collectives plus en accord avec les conditions et genres de vie des classes populaires, en l'occurrence la grande majorité des Québécois.

  8. 110.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 29, Numéro 2, 1997

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméCet article analyse le rapport entre la mémoire sociale des femmes et l'histoire féministe qui a vu le jour au cours des trente dernières années. L'hypothèse défendue ici est que mémoire et histoire s'alimentent réciproquement et qu'elles sont toutes deux le fruit d'un construit social. Toutes deux opèrent un tri dans le passé et l'ordonnent selon une perspective particulière. Toutes deux s'inscrivent dans des rapports de pouvoir, rapports qu'elles reflètent en partie, mais qu'elles contribuent également à interroger et à remettre en cause. C'est ainsi que la mémoire des femmes et l'histoire féministe se sont avérées des éléments importants de conscientisation et de changement social.