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6191.Plus d’information
Cet article prend une petite partie de l’histoire de l’opposition en Afrique du Sud – les initiatives éducatives des acteurs sociaux en exil – pour montrer que les idées sur l’éducation environnementale étaient présentes en exil autant que dans le mouvement anti-apartheid interne de l’Afrique du Sud. Il s’appuie sur une historiographie sud-africaine qui problématise les notions universalisantes de « développement » tirées des discours de modernisation coloniale et liées aux modèles de développement occidentaux. Il se concentre sur l’inclusion des études sur le développement et de l’éducation environnementale dans le programme d’études du Solomon Mahlangu Freedom College (SOMAFCO) du Congrès national africain (ANC), en exil, dans les années 1970. S’appuyant sur des sources primaires provenant des archives du mouvement de libération de l’Université de Fort Hare, l’article soutient que, même si le programme faisait partie d’un discours développementaliste plus large émergeant dans l’après-Seconde Guerre mondiale, le programme d’études s’inscrivait dans le cadre d’un discours développementaliste plus large émergeant dans l’après-Seconde Guerre mondiale. il visait - contrairement au programme de l'apartheid qui cherchait à construire et à souligner la différence - à contrer les discours racistes coloniaux et à inclure l'éducation environnementale dans le programme à la suggestion de l'UNESCO. Cela pourrait être considéré comme une des premières formes d’éducation « décoloniale ». Cette étude de cas est importante pour approfondir la compréhension de l’histoire de l’éducation environnementale dans les pays du Sud.
Mots-clés : historia ambiental, histoire environnementale, Environmental history, environmental education, éducation environnementale, educación ambiental, Historia de la educación en Sudáfrica, South African history of education, histoire sud-africaine de l’éducation, l’éducation anti-apartheid en exil, anti-apartheid education in exile, educación contra el apartheid en el exilio, UNESCO, UNESCO, UNESCO
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6192.Plus d’information
Les perspectives critiques sont récurrentes dans l’histoire de la recherche en éducation depuis les années 1960. Dans cet article, nous examinons ce que peuvent être les histoires critiques de l’éducation au XXIe siècle, alors que le scepticisme à l’égard des vérités acceptées est répandu et que l’analyse critique est devenue essentielle aux pratiques d’évaluation néolibérales. Cet article identifie quatre éléments clés d’une telle recherche – la critique, la vérité, la méthode et le public visé – et soutient que les histoires critiques actuelles doivent s’intéresser à ces éléments. En utilisant les perspectives des études autochtones, il propose des réflexions sur la manière dont de telles histoires pourraient être construites. Bien qu’il ne fournisse pas de réponses définitives, il souligne des considérations importantes pour la conception d’une recherche critique, notamment le type de récits produits, la position du chercheur, l’inconfort généré et la manière dont les publics potentiels sont impliqués. En conséquence, cet article pose la question de savoir si une recherche peut être véritablement critique si elle ne provoque pas d’inconfort chez le chercheur, ou ne provoque pas d’actions réparatrices ou transformatrices.
Mots-clés : critique, crítica, critique, critical pedagogy, pédagogie critique, pedagogía crítica, history of education, histoire de l’éducation, historia de la educación, applied history of education, historia aplicada de la educación, histoire appliquée de l’éducation, Indigenous studies, études autochtones, estudios Indígenas
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6196.Plus d’information
Il s’agit de la toute première étude consacrée à l’ouvrage surréaliste Envers l’ombre (1965), un recueil de 14 poèmes de Vincent Bounoure avec des illustrations de Jean Benoît. D’abord, nous rappellerons à la fois le contexte historique et le co-texte affectif à la base de la coopération des deux artistes, ainsi que le rôle qu’ils ont eu dans la continuation des activités surréalistes collectives après la prétendue fin du « surréalisme historique » décrétée par Schuster en 1969 et dès lors entretenue par la critique littéraire. Ensuite, nous proposerons une reconstruction philologique des étapes de composition des iconotextes du recueil sur la base de plusieurs documents inédits provenant des archives Bounoure, jamais explorées auparavant. Nous présenterons en particulier l’examen de quelques poèmes de Bounoure et des illustrations de Benoît qui les accompagnent. Enfin, nous analyserons les variants d’un poème non illustré : « Sceptre », l’un des plus complexes au niveau interprétatif.