Documents repérés
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6351.Plus d’information
Organe de presse de la Ligue d'action nationale et carrefour intellectuel du mouvement nationaliste depuis sa fondation par Esdras Minville en 1933, L'Action nationale s'est positionnée de manière à établir un dialogue idéologique faisant le pont entre l'indépendantisme « pur et dur » et le fédéralisme renouvelé durant la décennie 1970. La revue fut d'ailleurs l'un des rares périodiques québécois à suivre de près les activités de la commission Pepin- Robarts, démontrant un réel intérêt par rapport à l'évolution des travaux des commissaires. Cet article propose donc de revenir sur les positions de L'Action nationale vis-à-vis les travaux et les recommandations finales de la commission Pepin-Robarts et de déterminer quelles furent les retombées de cet épisode dans l'orientation de la ligne éditoriale de la revue à l'heure de la marche vers la souveraineté-association.
Mots-clés : Nationalisme, fédéralisme, indépendance, revues, constitution, intellectuels, commission Pepin-Robarts
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6353.Plus d’information
Le conte populaire (ou conte de tradition orale) est un des premiers objets d'étude en ethnologie-folklore. Il appartient au domaine de l'oralité souvent désigné par l'expression « littérature orale » ou « orature ». Cet article présente dans un premier temps l'historiographie des études sur le conte en ethnologie en montrant comment le regard des chercheurs s'est déplacé du « texte » vers le « contexte », c'est-à-dire de l'objet vers son contexte d'énonciation et vers celui qui raconte. Afin d'exemplifier ce qui caractérise le conte oral et les conteurs d'autrefois, l'examen de la démarche de deux conteurs contemporains, Michel Faubert et Fred Pellerin, tous deux associés à la transmission patrimoniale du conte oral, permet dans un deuxième temps d'illustrer leur conception du conte, leurs influences et leur art de raconter tout en cherchant à savoir s'ils se rattachent à la tradition. Pour ces conteurs, l'art du conte consiste à « faire surgir des images » car c'est dans la performance de l'acte de conter que l'imaginaire se nourrit et c'est dans la relation avec l'auditoire que la forme orale du conte se maintient, que le conte prend vie. Les recherches ethnologiques sur le conte s'intéressent désormais à ses formes modernes, multiples et innovantes, issues d'un processus dynamique de communication et de transmission où la performativité du conteur est centrale. En somme, l'art du conte pour l'ethnologue est une tradition bien vivante qui ne se réduit pas à un folklore muséifié.
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6354.Plus d’information
Dans son article, Annaëlle Winand nous expose à l'utilisation des archives par les artistes de réemploi expérimentaux dans les films et les vidéos. En faisant un survol de la littérature contemporaine sur le sujet, l'auteure cherche à identifier les préoccupations des chercheurs. Quel intérêt les artistes portent-ils aux documents d'archives ? Quels enjeux sont liés à la mixité du cinéma et des archives ? L'auteure évoque d'abord l'atteinte d'un consensus sur la définition de que l'on entend par le concept d'« archive ». Elle fait aussi état d'une structure d'analyse commune à la littérature sur le sujet : la temporalité, l'historicité et la mémoire, toutes trois communes aux archives et au cinéma. Enfin, elle insiste sur la nécessité de la collaboration entre artistes, archivistes et chercheurs, afin de comprendre l'archive en elle-même, mais aussi les problématiques, typiquement pratiques, et reliées à son utilisation, telle que la préservation, la conservation ou l'accès et ce, particulièrement à l'ère du numérique.L'utilisation des archives dans les films par les artistes de réemploi expérimentaux est particulièrement intéressante parce que ces derniers voient les documents d'archives en dehors de leur contexte et savent les interpréter sous un nouveau jour.
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6355.Plus d’information
L'historiographie du théâtre populaire en France a jusqu'ici privilégié l'influence des mouvements d'éducation populaire et des syndicats pour comprendre l'émergence de ce vaste mouvement politique et esthétique qui naît au tournant du xixe et du xxe siècle. Cette généalogie, si elle n'est pas erronée, ne permet pas de saisir toute la diversité des expériences de théâtre populaire. Cet article se propose donc de revenir sur l'influence méconnue de la tradition barrésienne sur le théâtre populaire en explorant le parcours de Jacques Copeau qui publie, en 1941, alors que le maréchal Pétain est au pouvoir, un ouvrage intitulé Le théâtre populaire.
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6357.Plus d’information
En plein coeur de Dassa-Zoumè, chef-lieu du département des Collines au centre nord du Bénin, deux lieux symbolisent la vitalité toujours renouvelée de la mémoire collective d’un royaume dont les origines remonteraient au XVIè siècle (Adjiba 2006). En effet, Les lieux de mémoire sont des creusets d’ancrage de la mémoire, mais d’une mémoire généralement collective. Leur vitalité est souvent l’objet d’un entretien périodique pour que la remémoration qui constitue leur essence vitale ne s’estompe pas. Au sein des communautés béninoises urbaines ou rurales, la célébration de la mémoire communautaire à travers des lieux dédiés à cet effet est un usage assez courant. Le présent article propose toutefois de présenter les cas particuliers d’Ègbakokou et Yaka, deux lieux représentant la dualité du pouvoir au sommet de la royauté en pays Idaatcha. Leur symbolique rime avec mémoire et pouvoir. Ancrés profondément dans l’organisation structurelle du royaume d’Igbo Idaatcha, ces deux lieux constituent chez les Oman-Jagou, deux altérités de la même réalité : l’expression et la manifestation du pouvoir. Si le Jagou (roi) règne sur Igbo Idaatcha et siège à Ègbakokou, l’Obaloké, le chef spirituel et la première autorité religieuse du royaume siège à Yaka.
Mots-clés : Lieux de mémoire, pouvoir, Oman-Jagou, Idaatcha, Bénin, Places of memory, power, Oman-Jagou, Idaatcha, Benin
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6358.Plus d’information
L'histoire du Conseil supérieur de l'éducation (CSE) demeure encore largement à être écrite. Dans le présent article, nous nous attardons aux réflexions et aux discussions ayant mené, en 1964, à la naissance de cet organisme qui, dans l'esprit de ses concepteurs, devait jouer un rôle clé dans la démocratisation de la gouvernance scolaire au Québec. Nous nous intéressons en particulier aux craintes émises par divers acteurs (dont Claude Ryan, rédacteur du Devoir) qui redoutaient que le CSE ne puisse remplir adéquatement son mandat, n'ayant pas obtenu une assez grande indépendance vis-à-vis du gouvernement. Le portrait que nous traçons permet de constater que les premières années du Conseil ne furent pas exemptes de quelques hésitations et ratés, malgré les promesses de renouveler considérablement l'appareil devenu désuet du Conseil de l'instruction publique qu'il avait remplacé.
Mots-clés : Conseil supérieur de l'éducation, Révolution tranquille, gouvernance scolaire, démocratie participative, commission Parent
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