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  1. 6501.

    Article publié dans Cahiers de géographie du Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 44, Numéro 123, 2000

    Année de diffusion : 2005

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    Cet article se penche sur l'évolution, entre 1971 et 1996, des régions métropolitaines canadiennes dont la population atteint ou excède 500 000 personnes. Il se sert de gradients mesurant la densité résidentielle ainsi que des changements de population dans différentes zones d'urbanisation afin d'illustrer les tendances ayant trait à la centralité résidentielle au cours des vingt-cinq dernières années. Cette recherche indique que toutes les régions métropolitaines analysées ont connu, avec divers degrés d'intensité, une tendance à la décentralisation. Lorsque les changements de population dans le centre-ville et les quartiers centraux sont considérés de pair avec un nivellement des gradients de densité, seule Vancouver montre des signes incontestables de recentralisation. Trois autres régions, Toronto, Victoria et Calgary, jouissent aussi d'une hausse de population dans leurs quartiers centraux. Bien que souffrant d'une forte baisse de population, la densité de ces secteurs demeure élevée à Montréal et Québec. Leur centralité est cependant résiduelle, legs des fortes densités du passé. La prise en compte des ménages plutôt que des résidents montre que toutes les régions métropolitaines examinées dans cette recherche ont fait l'objet de nouvelles constructions dans leurs secteurs centraux. Selon les données employées, nous observons une décentralisation ou une certaine centralisation des régions métropolitaines. La principale conclusion de cet article est que la recentralisation des régions métropolitaines est fortement associée à leur prospérité et à leur taux de croissance.

    Mots-clés : recentralisation urbaine, décentralisation urbaine, quartiers centraux, régions métropolitaines canadiennes, recentralization, decentralization, core tracts, inner-city tracts, population enumeration, Canadian metropolitan regions

  2. 6502.

    Autre publié dans Recherches qualitatives (savante, fonds Érudit)

    Volume 40, Numéro 2, 2021

    Année de diffusion : 2021

  3. 6503.

    Article publié dans Revue de l'Université de Moncton (savante, fonds Érudit)

    Volume 50, Numéro 1-2, 2019

    Année de diffusion : 2021

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    Cet article effectue un survol de l'essayistique acadienne et tente de cerner le nouveau paradigme qui se présente aux essayistes acadiens du 21e siècle. Les premiers essais acadiens ont essentiellement porté le « discours sur la nation », qui s'est transmué dans le néonationalisme acadien, puis dans un discours pluriel et souvent hétérodoxe sur l'acadianité. Si, hormis les voies traditionnelles de publication, les journaux – L'Évangéline, puis L'Acadie Nouvelle – auront été un canal de transmission majeur pour l'essayistique acadienne, les nouvelles plateformes qui ont émergé de la dernière décennie assureront un élargissement de l'espace discursif et des jalons idéologiques. Parallèlement, l'essayisme du début du 21e siècle aura été marqué par la recrudescence de voix féminines et marginales. Une récente contribution notable sera celle d'Antonine Maillet qui, dans sa neuvième décennie, optera pour la pratique essayistique au sein d'une série de trois publications. Il reste à déterminer comment les nouveaux espaces discursifs, tel le webzine Astheure, participeront à transformer le discours social de l'Acadie par l'entremise d'un nouvel essayisme acadien.

    Mots-clés : Essayisme, essayistique, Acadie, discours social, culture contemporaine acadienne, Essay, essayistic, Acadie, social discourse, contemporary Acadian culture

  4. 6504.

    Article publié dans Bulletin d'histoire politique (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2020

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    En analysant l'affaire Dora, cas de censure qui a secoué le milieu étudiant en 1960, je démontre dans cet article qu'à l'Université de Montréal, la lutte des étudiants pour la liberté d'expression était révélatrice de leur représentation des femmes et de leur validation – contrairement à ce que le récit émancipateur qu'ils tenaient pouvait laisser croire – des normes genrées et de la misogynie en vigueur dans ce milieu. Malgré les prétentions à l'universalité des leaders étudiants, censés représenter l'ensemble de la jeunesse pour en éclairer la marche, il s'agissait bien d'un « universel » masculin qui opérait à travers des discours et des pratiques qui valorisaient des outils (comme la politique étudiante) qui étaient largement inaccessibles aux étudiantes. Si le sexisme qui justifiait et renforçait ce confinement était toutefois contesté par certaines étudiantes, qui utilisaient le journal Quartier latin pour répondre à leurs confrères et exposer leurs préjugés, leurs répliques étaient généralement invalidées ou ridiculisées. Je cherche à comprendre le décalage entre un mouvement étudiant qui prônait l'émancipation des individus et une culture de campus sexiste qui s'imposait aux femmes sous diverses formes allant de la grivoiserie quotidienne et des moqueries sur les capacités intellectuelles à l'objectification sexuelle et aux menaces de féminicide.

    Mots-clés : Mouvement étudiant, sexisme, censure, Révolution tranquille, université

  5. 6505.

    Article publié dans Recherches amérindiennes au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 1, 2008

    Année de diffusion : 2010

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    Cet article vise à démontrer que les projets de développement économique caractérisés par un partenariat entre autochtones et non-autochtones qui voient le jour actuellement au Québec n'ont rien de nouveau lorsqu'ils sont situés dans une perspective historique. En effet, ils s'inscrivent dans une dynamique de partenariat qui remonte aux premiers contacts et qui n'a été interrompue que durant quelques décennies au mitan du xxe siècle, dans le sillon de la Grande Dépression. Après avoir brossé un portrait de la participation des autochtones dans l'économie nationale jusque dans les années 1920, il sera question de l'impact de la Grande Dépression sur les différentes économies autochtones de la province et des facteurs qui ont contribué, par la suite, à marginaliser ces derniers sur le plan économique.

  6. 6506.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 2, 2006

    Année de diffusion : 2008

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    RésuméCet article analyse des preuves de l'existence d'activités d'interprétation pendant le premier siècle en Chine entre l'administration de la dynastie Han postérieure (25-220 apr. J.-C.) et les tribus minoritaires non-Han peuplant la frontière sud-ouest de l'empire (aujourd'hui la province du Yunnan et l'ouest du bassin Sichuan). En plus de confirmer l'existence d'instances d'interprétation et la traduction chinoise subséquente de trois poèmes tribaux chantés, un hommage tribal à l'empereur Ming (r. 58-75) dans un dialecte Qiang (qui ne semble pas avoir eu de langue écrite), ces preuves présentent un intérêt aux historiens de l'interprétation pour la façon dont elles éclairent les quatre aspects suivants : la nature des activités d'interprétation dans l'antiquité chinoise, les récompenses politiques offertes aux interprètes amateurs, commis frontaliers de profession, en échange de la manipulation possible des traductions; les traces textuelles dans les traductions chinoises des poèmes qui laissent supposer une manipulation possible du sens et du style; et le rôle du supérieur (de l'interprète) dans la manipulation de la traduction, laquelle se fraie éventuellement un chemin dans l'histoire de la dynastie Han postérieure. Compte tenu de la nécessité politique pour la dynastie Han postérieure de promouvoir la cause sinisante parmi les tribus non-Han de l'empire, cet article soutient, en se basant sur les analyses des quatre aspects énumérés ci-dessus, que l'interprète, doté d'une connaissance rare de la langue tribale dans la cour impériale, a pu modifier consciemment la traduction des poèmes pour les adapter aux préférences de son supérieur et de l'empereur. De plus, cet article montre comment et pourquoi l'interprète, en sa qualité officielle de commis frontalier, a pu se prévaloir de ses compétences dans la langue tribale et manipuler, quoique légèrement, les archives historiques de la traduction chinoise des poèmes.

    Mots-clés : interpreting history, sung poems translation, manipulation, interpreting and translation records in first-century China, interpreters and historical records, histoire de l'interprétation, traduction de poèmes chantés, manipulation, archives de l'interprétation et de la traduction chinoises du premier siècle, interprètes et archives historiques

  7. 6507.

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 1, 2022

    Année de diffusion : 2023

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    Dans le contexte de l'effervescence mariale des années 1950, Adèle Levasseur, une soeur grise de Regina, propose une nouvelle dévotion dédiée à Marie, Reine des infirmières. Les communautés émotionnelles associées au réseau des institutions de la congrégation ont permis une diffusion rapide de la dévotion, notamment grâce à différentes stratégies de communication, le développement d'une iconographie dévote et la promotion d'un vocabulaire précis des émotions. Néanmoins, le contexte changeant de l'époque et le décès prématuré de sa zélatrice en limiteront les effets.

  8. 6508.

    Article publié dans Revue des sciences de l'éducation (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 3, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    Les élèves pratiquent la grève depuis plus d'un siècle, au Québec et ailleurs sur la planète. Une recherche dans les archives de la presse québécoise et 68 entretiens semi-dirigés ont permis de brosser un portrait − certes incomplet − des grèves d'élèves au Québec, d'en identifier les causes, les formes et surtout leur signification politique du point de vue des élèves. L'expérience de la grève leur permet d'évaluer l'intérêt politique des actions collectives autonomes et souvent de questionner le discours officiel qui réduit la « démocratie » aux élections et aux conseils d'élèves, comme le répètent en choeur le ministère de l'Éducation, l'Assemblée nationale, Élections Québec et plusieurs universitaires spécialistes de l'éducation à la citoyenneté.

    Mots-clés : grève, élèves, démocratie, conseil d'élèves, comité d'élèves, strike, students, democracy, student council, student committee, huelga, alumnos, democracia, consejo de alumnos, comité de alumnos

  9. 6509.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 67, Numéro 2, 2013

    Année de diffusion : 2014

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    En avril 1975 s'ouvre la Rencontre internationale de la contre-culture (RIC) de Montréal. Événement phare de la contre-culture québécoise, elle donne lieu à la production d'un long-métrage documentaire de quatre heures empruntant à l'esthétique du cinéma direct : Une semaine dans la vie de camarades (1976), des cinéastes Jean Gagné et Serge Gagné, deux acteurs de premier plan de la mouvance contre-culturelle au Québec. Portrait social et politique de la culture québécoise, ce film propose une série d'entrevues avec des « travailleurs culturels » à travers un voyage aux quatre coins du Québec. Critique de la culture institutionnalisée des années 1970, Une semaine dans la vie de camarades explore les différentes manifestations culturelles populaires en sol québécois. À partir d'une analyse historique des représentations de la contre-culture dans ce film, cet article vise à comprendre les composantes du discours politique associé à ce phénomène. En ressort la prédominance d'une prise de parole collective dans l'espace public. Manifeste à l'endroit des pouvoirs politique et économique, elle expose les clivages entre le peuple et les élites en regard à la culture.

  10. 6510.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 62, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2009

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    RésuméVincennes est une des communautés fondées par les Français à l'intérieur de l'Amérique du Nord qui demeure encore trop peu connue des historiens, surtout après 1763, lorsque le village devient possession britannique puis, rapidement, américaine. Il s'agit ici de jeter un éclairage neuf sur des temps troublés et incertains, entre la fin du Régime français et 1795, lorsque la puissance militaire amérindienne semble définitivement réduite dans la région et qu'un prêtre s'installe à demeure sous la double tutelle de l'État fédéral américain et l'évêque de Baltimore. Durant ces trente années, c'est le rapport entre les habitants et leurs autorités de tutelle qui est scruté : d'une part, la Couronne britannique, les États-Unis, et surtout dans les deux cas leurs représentants locaux, plus ou moins autonomes ; et d'autre part l'Église, qu'elle soit de Québec ou plus tard de Baltimore, et les prêtres qu'elle envoie sur place, difficilement et irrégulièrement. Les Vincennois, bien insérés dans un ensemble continental qui court de Québec à La Nouvelle-Orléans, de Baltimore à Saint-Louis, sont à la fois au fait des réalités les plus larges et prompts à défendre leur identité et leurs intérêts locaux, qu'ils soient d'ordre politique ou religieux. Cela doit se faire par des compromis, dans l'incompréhension souvent, sous la pression d'instances de contrôle extérieures que les Vincennois tentent de maîtriser eux-mêmes.