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  1. 61.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 2, 1997

    Année de diffusion : 2008

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    RÉSUMÉCet article traite de la nécessité du retour de l'histoire politique dans l'historiographie québécoise. Il en montre des conditions puis des étapes parmi d'autres et tente d'en cerner quelques limites comme quelques possibilités, sans prétendre à l'exhaustivité. Centré sur une meilleure compréhension de la notion même du politique et des tensions internes à la discipline telles qu'elles se sont profilées au Québec depuis la fin des années 1960, il soutient que ce retour ne peut s'effectuer que sur les bases indispensables de la revalorisation de l'histoire politique traditionnelle, ouverte à de nouveaux objets et à de nouvelles approches, et de la relégitimation de l'objet politique. Pour faire ressortir ce point de vue, il analyse avec franchise quelques aspects de la pratique des historiens de l'histoire politique et de celle des historiens des autres domaines. Ce faisant, il constate, déplore et explique l'isolement dont a souffert et souffre encore aujourd'hui la première. Il invite, enfin, dans le respect de tous, au dialogue entre les champs de la discipline afin de promouvoir la réintégration de l'histoire politique dans l'explication historique. Cela étant, s'esquissera le profil de la place renouvelée que pourrait occuper l'histoire politique dans la pratique historienne d'aujourd'hui.

  2. 62.

    Le Forestier, Laurent

    Présentation

    Autre publié dans Cinémas (savante, fonds Érudit)

    Volume 21, Numéro 2-3, 2011

    Année de diffusion : 2011

  3. 64.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 53, Numéro 4, 2000

    Année de diffusion : 2008

  4. 65.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 49, Numéro 1, 2013

    Année de diffusion : 2013

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    Au lieu de chercher à contourner la proscription qui pèse sur les représentations littéraires de la Shoah, Les Bienveillantes de Jonathan Littell se précipite à la rencontre du scandale médiatique en prenant le parti de la transgression. Or cette transgression n'est pas une simple « pornographie de l'horreur », puisqu'elle se donne également pour objet d'explorer les limites de la notion de littérature, qui revêt une importance primordiale pour l'auteur et pour son roman. L'« espace littéraire » devient, dans Les Bienveillantes, singulièrement apte à accueillir une âpre confrontation entre esthétique et historiographie, notamment en musicalisant la structure de la bureaucratie nazie, qui devient ainsi l'un des moteurs formalistes du récit lui-même. Cette contamination du réel par le littéraire donne également lieu à une recherche de la vérité qui exalte l'invraisemblance pour mieux dire les limites des disciplines du savoir (notamment l'historiographie) au nom d'une rupture de l'histoire qui serait la vérité même de la Shoah. Ce « dis-cours », sensible tout au long du roman, se place sous l'égide d'auteurs tels que Georges Bataille et Louis-Ferdinand Céline, mais c'est surtout Maurice Blanchot qui semble avoir le plus fortement influencé Les Bienveillantes. En effet, non seulement Blanchot est-il cité dans le roman, mais on y retrouve également de nombreuses traces de la pensée blanchotienne du « mourir », telle qu'elle s'expose dans Le pas au-delà. Les gestes transgressifs et délibérément sadiens qui traversent le roman d'un bout à l'autre se révèlent ici être indissociables d'une conception dont Blanchot est le garant littéraire : l'écriture comme proximité, voire expérience de la mort de l'autre, ainsi que de la mort comme Autre. Ainsi, la transgression opérée par Les Bienveillantes se révèle être à l'origine de la force proprement éthique du roman.

  5. 66.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 102, 2013

    Année de diffusion : 2014

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    Le présent article a pour but d'éclairer l'apport des réflexions sur la notion de « temps présent » dans l'historiographie française contemporaine et, sans s'y restreindre, principalement celles issues des recherches de l'Institut d'histoire du temps présent fondé par François Bédarida en 1978. Après avoir rapidement brossé un tableau général du contexte épistémologique du second après-guerre, j'y propose trois stades de légitimation de cette pratique historienne controversée (manifeste, bilan et banalisation), stades qui coïncident avec les différents états successifs des arguments en faveur de l'étude du contemporain. Il s'agit donc de montrer comment les défenseurs de l'histoire du temps présent ont pensé l'histoire en prenant position par rapport à l'historiographie générale.

  6. 67.

    Article publié dans Science et Esprit (savante, fonds Érudit)

    Volume 75, Numéro 3, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Il existe une tension épistémologique profonde, voire un dilemme, au coeur de la philosophie de l‘histoire. L'histoire en tant que science humaine vise à expliquer les événements du passé, mais, en tant que discours narratif, elle se prête mal à une justification épistémologique formelle. Ce dilemme semble artificiel dans la mesure où nous donnons sens aux événements de la vie et du passé en les insérant dans des récits. Nous recourons spontanément au récit pour expliquer ce qui s'est passé. Nous considérons la narrativité comme un « jeu de langage » qui s'insère dans une variété de formes de vie et dont nous faisons usage en conjonction avec d'autres jeux de langage en vue de comprendre les actions et les événements. Si l'on s'inquiète de la contamination d'un présumé logos par le mythos, nous revisitions ici la distinction aristotélicienne entre le récit poétique et le récit historique pour appuyer l'idée que l'historiographie peut et doit rester narrative, et que la narrativité qui l'anime ne relève pas de l'artifice, mais bien de l'explication.

  7. 68.

    Article publié dans Cahiers franco-canadiens de l'Ouest (savante, fonds Érudit)

    Volume 32, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2020

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    L'Histoire de Roberval. Coeur du Lac-Saint-Jean (1955) est la première oeuvre publiée de Rossel Vien et elle appartient à ses textes de jeunesse. Son étude est importante non seulement pour comprendre l'évolution intellectuelle de cet écrivain, mais aussi pour saisir le développement de l'historiographie au Québec. C'est ce dernier aspect qui forme l'objet de cet article. Il montre que cette monographie, publiée en 1955, est un texte précurseur des tendances positivistes en histoire, qui ne vont s'épanouir qu'avec la Révolution tranquille (1960-1966). Toutefois, l'Histoire de Roberval a encore des liens avec les ouvrages d'histoire dans lesquels domine une idéologie cléricale. Mais ils sont secondaires. Cet article décrit comment Rossel Vien met l'accent sur le développement économique de sa ville natale, thème qui oriente son interprétation du passé. Toutefois, la valeur innovatrice la plus grande de cette monographie se situe dans son discours sur les Montagnais et dans sa mise en valeur de l'action des femmes dans la colonisation du Lac-Saint-Jean.

  8. 70.

    Autre publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 34, Numéro 4, 1981

    Année de diffusion : 2008