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2714.Plus d’information
Alors que la campagne présidentielle américaine est lancée dans sa phase finale, Sens Public, en collaboration avec ilovepolitics.info, présente une série de critiques hebdomadaires des quelques grands ouvrages américains qui apparaissent essentiels pour comprendre les aspects déterminants de la course à la Maison Blanche. Jusqu’à l’élection du 4 novembre 2008, chaque semaine, un article analysant un livre qui a connu un grand succès aux États-Unis, ou que les commentateurs politiques américains ont largement mentionné à l’appui de leurs propres analyses, se trouve disséqué et replacé dans un contexte plus large. Chacun d’eux porte sur des sujets qui se perdent trop souvent dans le vacarme médiatique que créent les campagnes. Ces critiques espèrent mettre davantage en perspective ces enjeux majeurs, essentiels pour comprendre le devenir de l’Amérique contemporaine.
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2716.Plus d’information
En suivant une démarche dialectique, des pistes d'analyse sont proposées en vue de mesurer la contradiction insoluble qui oppose les vecteurs d'expansion de la mondialisation aux exigences de l'État de droit. Le problème de leur compatibilité réciproque ne peut être éludé, car les deux phénomènes reposent sur des prétentions hégémoniques, ce qui leur permet de revendiquer la prééminence dans des champs distincts. Ainsi, durant la décennie 90, la progression tangible de l'État de droit comme mode d'expression de la démocratie constitutionnelle au-delà du cercle restreint des pays occidentaux a contribué à l'universalisation latente du principe, mais aussi au développement d'une rhétorique qui l'a transformé en mythe constitutif du débat politique contemporain. Les idées (le constitutionnalisme, la démocratie politique, la « justiciabilité » des droits fondamentaux) qui alimentent le discours sur l'État de droit orientent dans une direction précise les pratiques politiques et institutionnelles des États souverains. À l'opposé, la mondialisation est associée à l'émergence d'un droit sans frontière et à la création de nouveaux mécanismes de régulation qui pourraient réduire la souveraineté des États dans divers champs qui sont de leurs compétences propres. Comme l'intégrité des droits nationaux repose en définitive sur la primauté des normes constitutionnelles, l'effectivité de l'État de droit et du constitutionnalisme peut devenir aléatoire par la multiplication des ordres juridiques en situation potentielle de concurrence. La mondialisation offre un terrain fertile pour concevoir divers scénarios où la dynamique de création des normes de même que la détermination des principes de référence ne sont plus du ressort des États. Si la présente étude montre ainsi l'exacerbation de plusieurs contradictions, elle souligne en revanche la complémentarité qui résulte du dédoublement de la limitation de l'État par les sources classiques du droit international. Entre la mondialisation de l'État de droit et son intégration corrélative à la réalité multiforme de la mondialisation, les transformations en cours montrent la nécessité d'une reconceptualisation de l'État de droit.
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