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7761.Plus d’information
Les aires protégées représentent un outil clé pour atténuer les changements climatiques, car elles fournissent aux gens plusieurs services écosystémiques, en particulier les communautés environnantes. Cependant, leurs multiples rôles dans l'adaptation ou la résilience aux changements climatiques sont souvent ignorés. De plus, les services écosystémiques qu'elles fournissent aux populations sont pour la plupart méconnus, ce qui affecte leur appropriation par les communautés riveraines et donc leur protection. Notre étude consiste à évaluer les connaissances des communautés locales sur le rôle joué par le Parc National ivoirien de la Marahoué (PNM) et les services écosystémiques qu'il peut fournir. Plus précisément, l'étude vise à questionner les communautés riveraines sur l'importance du PNM au niveau local et national, ainsi que sur les services écosystémiques qu'il peut fournir en tant que biosphère régionale. Les résultats montrent que les populations locales ont des perceptions différentes du rôle du PNM, de ses atouts et de ses services écosystémiques. Cependant, les connaissances ne sont pas uniformément réparties au sein des communautés riveraines. Les enseignants ainsi que les personnes ayant des niveaux d'éducation supérieurs comprennent mieux les rôles du PNM et ont clairement des connaissances différentes sur les services écosystémiques. Bien qu'une grande partie de la population souhaite être impliquée dans le processus de gestion du PNM, la majorité pense que la gestion de l'aire protégée est mauvaise, et donc que sa restauration est inutile. Afin de mieux intégrer les communautés riveraines dans les processus de gestion du parc, cette recherche met alors en évidence la nécessité de développer des projets de sensibilisation sur les avantages et services écosystémiques qu'offre le PNM au niveau local.
Mots-clés : aires protégées, Changement climatique, Services écosystémiques, Marahoué, Côte d'Ivoire, protected areas, Climate Change, Ecosystem services, Marahoue, Ivory Coast
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7763.Plus d’information
L'avènement de la culture laïque a eu pour effet de transformer la distinction persistant entre les notions de culture et de religion. Il y a un siècle, la culture n'était qu'un des nombreux systèmes symboliques dépendant du vaste domaine de la religion. Au cours du siècle dernier, et sans doute dès les premiers écrits de Max Weber, la religion a périclité jusqu'à ne plus correspondre qu'à l'un des nombreux systèmes symboliques concurrents à l'intérieur du vaste domaine de la culture. Cet article propose d'examiner un cas transitoire permettant d'aborder le débat de la hiérarchisation des systèmes symboliques de la religion et de la culture. L'objectif est de parvenir à montrer que ces deux domaines conçus comme distincts procèdent en fait d'un même fondement sémiotique. L'emploi des mots « culture » et « religion », leur sémiose historique et leur agencement dialectique seront analysés au regard d'une synthèse effectuée entre les thèses de Clifford Geertz sur l'ethos et celles de Youri Lotman sur la sémiosphère. Il s'agira enfin de mettre en relief certaines difficultés éthiques et scientifiques soulevées par l'usage actuel de ces mots.
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7764.Plus d’information
L'Accord général sur le commerce des services (AGCS), qui est entré en vigueur le 1er janvier 1995 et est administré par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), est le premier accord multilatéral sur le commerce des services. Il a mis en place un ensemble de règles normatives s'appliquant en principe à tous les secteurs de services. Il comporte également des régimes complémentaires et particuliers au regard des secteurs suivants : services financiers ; télécommunications ; transport aérien ; mouvement des personnes physiques. Ces régimes plus particuliers se sont avérés nécessaires en raison de la complexité et des particularités afférentes à ces secteurs. Le présent article offre une analyse approfondie et détaillée des règles particulières s'appliquant à ces secteurs. Bien que nombreuses et fort significatives, notamment en ce qui a trait au secteur des services financiers et au secteur des télécommunications, et contrairement aux règles générales de l'AGCS, elles ont jusqu'à présent fait l'objet de peu d'analyse de fond. Une présentation des éléments de contexte pertinents permettant de comprendre la spécificité de ces secteurs et les raisons pour lesquelles des régimes particuliers ont été négociés accompagne l'analyse juridique. En conclusion, d'autres secteurs où des problématiques particulières surgissent et relativement auxquels, dans le contexte du nouveau cycle de négociations sur les services débuté en 2000, la négociation de règles particulières et plus spécifiques pourrait s'avérer nécessaire ou utile sont mis en évidence.
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7765.Plus d’information
Après un siècle d'efforts en vue d'établir un régime uniforme de responsabilité du transporteur maritime de marchandises, cette matière se trouve paradoxalement régie tantôt par les Règles de La Haye, tantôt par les Règles de La Haye-Visby ou encore par les Règles de Hambourg. L'auteur démontre comment l'intention de mettre sur pied un cadre juridique international unique a finalement abouti à une multitude de régimes juridiques qui se disputent le marché de la responsabilité du transporteur maritime, au grand dam des propriétaires de marchandises. Chacun de ces régimes continue d'imposer un plafond à la responsabilité du transporteur maritime, tandis que la plupart lui réservent encore de nombreuses circonstances exonératoires.
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7770.Plus d’information
Depuis des décennies, la révision des décisions des tribunaux d'arbitrage constitue un problème pour la Cour suprême du Canada. La décision Le Syndicat des employés de production du Québec et de l'Acadie c. Le Conseil canadien des relations du travail et autres fournit l'occasion de faire le point sur la position de la Cour suprême à ce sujet.L'auteur cherche d'abord à placer la question posée dans L'Acadie dans la perspective des autres décisions rendues par la Cour suprême. À partir des faits propres à cette affaire, l'auteur examine la nature même du problème que pose la révision des décisions arbitrales par les tribunaux supérieurs et expose l'angle sous lequel la Cour suprême a successivement abordé ce problème. Il souligne en particulier que la position de la cour peut être mieux comprise en regardant, d'une part, les décisions que celle-ci a rendues avant 1979 et, d'autre part, celles qui ont été prises entre 1979 et 1984 approximativement. Il explique comment, à son avis, le droit a évolué de façon malheureuse, tant sur le plan pratique que théorique, pendant la période antérieure à 1979. Pendant la seconde période, la cour a par contre simplifié et modifié sa façon d'aborder la révision des décisions des tribunaux et arbitres du travail.La décision L'Acadie ne peut être vraiment comprise que si on la situe dans le prolongement de la façon première qu'avait la cour d'aborder le problème. Créant une nouvelle distinction fondée sur l'ancienne confusion en matière de compétence, cette décision est, selon l'auteur, extrêmement malheureuse. Tout examen judiciaire axé sur la notion de compétence ne peut, toujours selon l'auteur, être satisfaisante. D'ailleurs, les affaires qui ont suivi la seconde période montrent de la part de la Cour suprême une approche beaucoup plus appropriée, bien qu'elle ne soit pas encore idéale.L'auteur propose enfin brièvement des solutions législatives au problème posé par L'Acadie.