Documents repérés
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751.
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753.Plus d’information
En 1972, André Major et Pierre Vadeboncoeur entament un dialogue épistolaire qui durera plus de trente ans. Cette correspondance inédite témoigne notamment de leur rapport à la littérature. Major et Vadeboncoeur y commentent leurs publications respectives, discutent de leurs intérêts communs, rendent compte de leur relation intime avec l'écriture, mais expriment aussi leurs désaccords. Dès les premières lettres, le lecteur constate qu'ils éprouvent tous deux un profond sentiment d'incomplétude que seules la création et l'écriture sont susceptibles de pallier. Selon André Major, la responsabilité essentielle qui lui incombe est d'écrire alors que, pour Vadeboncoeur, le tiraillement entre la littérature et l'engagement politique persiste et est vécu comme un véritable déchirement.
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754.
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759.Plus d’information
L'un des couples épistémologiques régulièrement invoqué dans la critique littéraire est le rapport entre le « lyrique » et le « comique ». Pourtant présentés comme fondateurs dans l'histoire et la théorie modernes du poème, ces termes constituent peut-être moins un instrument heuristique qu'un véritable lieu commun. L'objectif de cet article est de mettre à l'étude quelques-uns des présupposés qui entourent la notion de « lyrique » en usage dans l'analyse comique du texte poétique. Car entre le « lyrique » et le « comique », c'est le second qui est souvent l'élément marqué, tandis que le premier ressortit plutôt au donné. D'un côté, en soulignant ses composantes pragmatiques et esthétiques, le comique engage une conception résolument hybride et polyphonique du texte ; de l'autre, le lyrique indexe une représentation éclectique, ambiguë, sinon stéréotypée du phénomène poétique.
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760.