Documents repérés
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876.Plus d’information
Gilles Marcotte a été un brillant écrivain et critique des littératures québécoise et française et son oeuvre a marqué plusieurs générations d'étudiants. Il a également été un chroniqueur musical apprécié des lecteurs de la revue Liberté pour laquelle il a publié, entre 1985 et 1999, 73 chroniques sous le titre L'amateur de musique, en plus des références à la musique qui parsèment plusieurs de ses textes journalistiques. D'où lui est venu cet intérêt pour l'art musical ? Comment en parle-t-il ? Quels sont ses liens avec la littérature ? C'est à ces questions que nous souhaitons répondre en proposant dans un premier temps le parcours biographique, depuis Sherbrooke, sa ville natale jusqu'à Montréal où il s'installe en 1948, suivi dans un second temps, de l'analyse des chroniques musicales : l'importance qu'il accorde à la provenance du son, les instruments qu'il affectionne particulièrement, le répertoire fréquenté et ses propos sur la modernité et la musique contemporaine. L'article se termine par quelques observations sur le style littéraire qu'utilise Gilles Marcotte, « l'allure du parler », cette manière toute particulière d'entrer dans l'intimité du lecteur, et sur l'humour qui teinte agréablement plusieurs de ses textes.
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879.Plus d’information
Cet article examine les prémices de la notion de lecteur et d'acte de lecture dans un contexte littéraire et intellectuel qui annonce la mort de l'auteur et où l'arrivée des médias audiovisuels fait concurrence au livre. La réflexion s'appuie en particulier sur les « discours d'escorte » de Jean Cayrol, Jean Paulhan et Gaëtan Picon, trois éditeurs contemporains les uns des autres qui ont en commun leur souci de commenter par écrit leur activité éditoriale, les modèles esthétiques et les conceptions de la médiation de la littérature en train de se faire. Ces notes et écrits d'éditeurs-essayistes ou éditeurs-critiques constituent une sorte de journal de bord professionnel, un « discours d'escorte » ayant pour fonction d'établir une relation de proximité non pas tant avec le public, mais d'abord avec leurs pairs. Ils permettent une approche des protocoles de lecture que les lecteurs professionnels mettent en oeuvre et qu'ils suggèrent plus ou moins implicitement aux lecteurs ordinaires de suivre. Ils éclairent ainsi en filigrane le développement des théories de la réception et la prise en compte éditoriale du rôle du lecteur, une figure encore anonyme mais de plus en plus au centre du dispositif de production-réception de la littérature.
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880.Plus d’information
Cet entretien avec Boubacar Boris Diop porte sur la littérature en langue wolof et sur les enjeux du recours à cette langue au Sénégal, en particulier dans le milieu de l'édition. L'auteur revient sur la prise de conscience qui a suivi son voyage au Rwanda et sur sa décision d'écrire et de publier dans sa langue maternelle. Il retrace l'histoire de la littérature en langue wolof, et parle des défis que le Sénégal devra relever afin de promouvoir l'enseignement et l'écriture en langues nationales. Il évoque au passage aussi le marché de l'édition au Sénégal, la place de la langue française dans l'enseignement, la question de la langue d'écriture des écrivains africains et les objections concernant l'écriture et la scolarisation en langues nationales.