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3061.Plus d’information
RÉSUMÉCet article présente une méthode générale pour estimer l'espérance de vie des individus redressée en fonction des variations de l'état de santé; cette méthode peut être désignée comme le modèle de santé de la population POHEM. Nous abordons des notions comme « l'espérance de vie sans incapacité » et examinons la méthodologie des tables de survie, sur laquelle reposent les indices de ce genre. La méthode de microsimulation POHEM permet de contourner les difficultés liées à ces indices et aux méthodes par lesquelles ils sont calculés. Nous présentons des résultats expérimentaux tirés de POHEM et faisons valoir que cette méthode n'est pas extrêmement complexe. Beaucoup de pays pourraient s'en servir pour calculer, à partir de données déjà connues, des indices d'espérance de vie redressée en fonction de l'état de santé. En outre, POHEM présente les caractéristiques nécessaires pour intégrer toute une série de données sur la santé et produire un groupe d'indices de santé majeurs.
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3062.Plus d’information
La problématique de la conservation de la forêt ivoirienne et de ses ressources est au centre des préoccupations des pouvoirs publics depuis les années 1960. Ainsi, la Côte d'Ivoire a-t-elle mis en place un réseau d'aires protégées, notamment plusieurs parcs nationaux, pour conserver ses massifs forestiers et leurs biodiversités. Situé à Abidjan, le Parc National du Banco (PNB) et sa périphérie connaissent de profondes mutations environnementales depuis quelques décennies. Ces mutations liées principalement aux activités humaines et à l'urbanisation rapide du district d'Abidjan provoquent une dégradation du massif forestier du PNB. Cette recherche vise à décrire et à analyser les différentes menaces liées à la pression urbaine, notamment les risques de déforestation et de pollution qui exposent certaines zones du PNB. Pour atteindre ces objectifs, l'analyse de l'évolution de la végétation, des types d'occupation du sol, des recompositions territoriales et des jeux des différents acteurs est mise à profit pour comprendre les dynamiques environnementales de la forêt du Banco et sa périphérie. L'inventaire et la cartographie des types de risque ainsi que leurs impacts sur le PNB permettent d'identifier les zones les plus vulnérables aux pressions anthropiques et à l'urbanisation. L'étude des types de pressions humaines sur la forêt du PNB est menée à travers des observations de terrain pour détecter les changements spatiaux des dernières années. L'étude s'appuie également sur une photographie aérienne de 1955 et une image satellite Spot prise en 1998. La photographie aérienne a été acquise auprès du Centre de Cartographie et Télédétection (CCT-Abidjan) et de l'Institut Géographique National (IGN-Paris). L'image satellite a été obtenue grâce au programme ISIS de Spot Image. Ces données ont permis de cartographier l'occupation du sol en 1955 et 1998 et de comparer l'évolution de la végétation à travers une analyse diachronique.Les résultats de l'étude montrent que dans les années 1955, le paysage du PNB et sa périphérie était dominé par la forêt malgré la présence de quelques tâches urbaines. La forêt couvrait une superficie de 5462 ha tandis que la forêt secondaire occupait une surface de 9220 ha. Ces deux formations forestières représentaient près de 90 % du paysage de la zone d'étude. En 1998, 3450 ha de forêt et 434 ha de plantations forestières constituent la végétation du PNB. Bordé de quatre communes, le Parc National du Banco subit les conséquences de l'urbanisation galopante. Cette croissance rapide du district d'Abidjan a engendré de nombreux problèmes environnementaux, notamment la multiplication des quartiers précaires qui bordent le parc au nord, à l'est et au sud, l'insuffisance des équipements et infrastructures de transport, d'assainissement et de logement. Ainsi, le PNB est-il devenu l'exutoire des déchets solides et liquides des ménages abidjanais. Les eaux pluviales communales, notamment à Abobo au nord, Adjamé à l'est et Yopougon au sud sont également évacuées dans le parc. De multiples unités industrielles, des activités informelles et de nouveaux quartiers résidentiels bordent le PNB qui fait déjà face depuis des décennies aux aménagements divers (création d'autoroutes, de voies express, d'infrastructures et d'équipements nécessaires à la satisfaction de la demande urbaine en eau, électricité, etc.). En outre, de nombreuses zones du PNB font l'objet de revendications foncières, notamment le nord-est et le sud du parc. Ces zones contestées se situent dans les villages d'Anonkoua Kouté et de Sagbé au nord, Agban-attié et Agban-village au sud-est, et Andokoi au sud-ouest. Pour répondre aux problèmes liés à l'action des populations dans le PNB et sa périphérie, les gestionnaires ont mis en place une série de mesures alternatives pour améliorer sa conservation. En effet, dans le but de le protéger davantage et de le faire participer au développement économique des populations, ses administrateurs ont mis en place une politique de gestion participative. Cette stratégie permet d'associer les populations locales à sa conservation. L'association de celles-ci à cette gestion communautaire des ressources forestières permet de les responsabiliser en les impliquant dans les missions de surveillance, de valorisation et d'aménagement. La mise en valeur du parc notamment à travers l'écotourisme, le développement d'activités alternatives à l'attention des braconniers et des exploitants illégaux font également partie des nombreuses stratégies mises en place pour sauver cet écosystème menacé. L'écotourisme est ainsi devenu le fer de lance de la politique de gestion participative des administrateurs publics du PNB.
Mots-clés : urbanisation, parc, gestion communautaire, conservation, biodiversité, abidjan, Côte d'Ivoire, écotourisme, urbanization, park, community management, conservation, biodiversity, abidjan, Ivory Coast, ecotourism
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3063.Plus d’information
Le secteur public québécois évolue dans un contexte de changement avec des départs massifs à la retraite des gestionnaires de la génération des baby-boomers. Ces départs posent un problème de perte des connaissances tacites managériales essentielles à la performance des ministères et organismes et à la qualité des services rendus aux citoyens. Cette recherche explore comment le mentorat peut agir comme mécanisme de partage des connaissances tacites managériales en contexte de changement entre les gestionnaires expérimentés et ceux des générations X et Y en investiguant les types de connaissances managériales partagées et acquises, de même que les conditions et mécanismes les favorisant. En adoptant une approche qualitative auprès de 52 mentorés et 11 mentors qui participent à un programme de mentorat gouvernemental, cette recherche montre que les connaissances tacites transférées aux jeunes gestionnaires par les mentors concernent l’environnement de la fonction publique, la gestion et la perception de soi comme gestionnaire. De plus, les résultats montrent que pour que le partage des connaissances tacites managériales soit effectif, la relation mentorale doit être structurée et souple et que les deux acteurs de la dyade aient recours à des mécanismes, tels que la déduction et l’induction, la simulation, l’observation, l’accompagnement et la mise en application des connaissances reçues suivie d’une rétroaction. Ainsi, cette recherche propose un cadre de partage des connaissances tacites managériales favorisant le développement accéléré des compétences des jeunes gestionnaires. En identifiant les conditions et mécanismes privilégiant leur partage, elle offre aux responsables organisationnels une démarche d’implantation de programmes de mentorat à partir de laquelle ils pourront s’inspirer.
Mots-clés : Mentorat, partage des connaissances tacites, compétences managériales, changement dans le secteur public, transfert intergénérationnel
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3064.Plus d’information
Les changements constituent le modus operandi des organisations contemporaines. Dans plusieurs organisations, ils sont constants, rapides et se chevauchent créant ainsi une saturation du changement. Dans un tel contexte, la conduite du changement devient particulièrement complexe. L’une des principales difficultés est reliée aux destinataires, qui pourraient avoir de la difficulté à faire face aux changements. Il devient essentiel pour les gestionnaires de comprendre comment les destinataires s’adaptent au changement pour mieux le réussir. L’amélioration de la capacité à changer des destinataires (CCD) pourrait constituer une clé lors de la conduite du changement. Cela dit, la CCD peut référer à différentes réalités, si bien que ses dimensions et les leviers pouvant la promouvoir restent confus. Cette étude a pour objectif de clarifier la CCD et d’identifier les leviers utilisés pour la promouvoir. Ainsi, une recension systématique de la littérature sur la CCD a été réalisée dans les bases de données suivantes : ABI/INFORM, APA PsycInfo et Business Source Complete. Les 69 articles retenus ont permis de générer une carte conceptuelle clarifiant trois dimensions de la capacité à changer : l’ouverture au changement (OC), l’engagement envers le changement (EC) et le soutien comportemental au changement (SCC). Ces dernières représenteraient un continuum de l’évolution de réactions positives du destinataire au changement. Trois leviers utilisés pour les promouvoir (informations et communication, soutien et participation) ont aussi été aussi identifiés. Les leviers à privilégier évolueraient tout au long du continuum de la CCD.
Mots-clés : Capacité à changer, adaptation au changement, réactions du destinataire, revue systématique de la littérature
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3065.Plus d’information
Le développement professionnel (DP) des enseignants constitue un des moyens les plus efficaces pour améliorer la qualité de l’éducation et les préparer à de nouvelles réalités (Mukamurera, 2014). Face à l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) générative, plusieurs anticipent la nécessité de former les enseignants pour assurer un usage responsable de cette technologie émergente tout en constituant aussi une solution pour améliorer le parcours en DP des enseignants. Cette revue de littérature cherche donc à comprendre dans quelle mesure l’IA peut valoriser le DP des enseignants. Pour ce faire, 24 articles ont été analysés à partir des 7 caractéristiques de DP des enseignants de Darling-Hammond et al. (2017). L’IA peut valoriser dans une certaine mesure les caractéristiques de DP des enseignants, mais ses effets sur la pratique des enseignants nécessitent plus d’approfondissement. Pour de futures recherches, il est recommandé d’analyser la valorisation des caractéristiques de Darling-Hammond et al. (2017) par l’IA à l’aide du modèle SAMR à savoir dans quelles mesures ces caractéristiques pourraient être (S) substituées, (A) accrues, (M) modifiées ou (R) redéfinies par l’IA et quels effets ces changements pourraient avoir sur l’agentivité des enseignants (Puentedura, 2013).
Mots-clés : intelligence artificielle, artificial intelligence, inteligencia artificial, inteligência artificial, teachers, docentes, professores, enseignants, desenvolvimento profissional, desarrollo profesional, professional development, développement professionnel, formación, formação, training, formation, technologies éducatives, tecnologias educativas, tecnologías educativas, educational technologies
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3066.Plus d’information
L’enseignement de la science et de la technologie (ST) au primaire souffre d’un certain désengagement de la part de nombreuses personnes enseignantes. Des auteurs ont proposé qu’une attitude plus positive de la personne enseignante envers la ST et son enseignement puisse rehausser l’enseignement de la ST à l’école. À cette fin, des organismes de promotion de la culture scientifique et technologique (OPCST) offrent un accompagnement « pour stimuler l’intérêt des élèves et soutenir les enseignants de science et technologie » (Conseil supérieur de l’éducation [CSE], 2013, p. 74). On connaît cependant peu les liens qui existent entre l’attitude d’une personne enseignante au primaire envers la ST et l’enseignement de cette matière en classe, et son utilisation des services d’un OPCST. La présente étude de cas s’intéresse à ces liens, en particulier auprès de personnes enseignantes utilisatrices des services de l’OPCST les Neurones Atomiques (NA). Nous avons d’abord mesuré quantitativement l’attitude de ces personnes (N = 206) envers la ST et son enseignement à l’aide du questionnaire Dimensions of Attitude toward Science (DAS). Neuf personnes enseignantes présentant des profils d’attitude variés ont ensuite participé à des entretiens semi-dirigés. Nos résultats démontrent un lien fort entre l’attitude d’une personne enseignante envers la ST et son enseignement, et la façon dont elle utilise les services des NA. L’analyse dévoile également des raisons similaires pour lesquelles les personnes enseignantes de différents profils invitent les NA dans leur classe. Enfin, l’article esquisse les avantages et les limites de l’intervention d’un OPCST en classe sur l’appropriation de l’enseignement de la ST par les personnes enseignantes, et propose des façons par lesquelles ces OPCST peuvent contribuer au rehaussement de l’enseignement de la ST au primaire.
Mots-clés : attitude toward science and its teaching, animation scientifique en classe, attitude envers la science, case study, enseignement, informal education, primary education, éducation informelle, étude de cas, teacher training, formation des maîtres, organization promoting scientific and technological culture, organisme de promotion de la culture scientifique et technologique, science and technology, primaire, science et technologie
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3067.Plus d’information
Uniques au Canada, les centres de jour en soins palliatifs (CJSP) au Québec proposent une formule personnalisée de soins et services offerts selon les besoins exprimés par les personnes malades et leurs proches. La fréquentation d’un CJSP peut ainsi répondre aux besoins de certaines personnes en quête d’informations sur la maladie et les symptômes liés aux traitements palliatifs, tandis que pour d’autres, elle offre un espace de partage sur leur expérience. Au cœur de cette offre de services flexible se retrouve l’éthos des soins palliatifs : améliorer la qualité de vie des personnes malades et de leurs proches selon une approche holistique. De fait, la fréquentation d’un CJSP permet à plusieurs de briser l’isolement induit par la maladie, le contact des autres étant un générateur de sens à la vie, de transformations personnelles, de repères pour se reconnecter à son identité et d’apprivoisement de la vie avec la maladie, de la mort et du deuil. Cette flexibilité rend difficile l’élaboration d’une définition commune et pérenne des CJSP. Pour contribuer à la reconnaissance de ces lieux uniques, cet article décrit les résultats d’une recherche qualitative menée auprès de 14 intervenantes et intervenants provenant de cinq CJSP québécois entre novembre 2022 et mars 2023 afin de documenter les approches innovantes et interdisciplinaires déployées en CJSP. L’analyse des données issues de ces entrevues individuelles a été réalisée selon les principes de la méthode proposée par Paillé et Mucchielli (2012). Les résultats décrivent l’organisation du travail en équipe, les approches préconisées par les intervenantes et intervenants ainsi que les pratiques innovantes en CJSP. En guise de discussion et de conclusion, les autrices formulent des recommandations pour faire la promotion des CJSP et des services qui y sont offerts gratuitement aux personnes en soins palliatifs et à leurs proches.
Mots-clés : Palliative care day center, Centre de jour en soins palliatifs, Pratiques innovantes, caring community, teamwork, Communauté bienveillante, palliative care services, Travail d’équipe, Services de soins palliatifs, innovative practices
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3068.Plus d’information
Les statistiques récentes révèlent qu’un Canadien sur quatre décédera d’un cancer. Or, le dépistage précoce de la maladie, l’amélioration de l’efficacité et le nombre grandissant d’options de traitements disponibles font en sorte que, dorénavant, les personnes recevant un diagnostic de cancer avancé survivent souvent plus longtemps. Le cancer, qu’il soit curatif ou avancé, est d’ailleurs de plus en plus considéré comme une maladie chronique, ce qui fait en sorte que la question du maintien en emploi se pose. Le retour au travail à la suite d’un cancer curatif a été largement documenté dans les écrits scientifiques au cours des dernières années. Or, à ce jour, peu de chercheurs se sont penchés sur la participation au travail des personnes atteintes de cancer avancé (PACA). Cette revue de la portée avait pour but de documenter la participation au travail des PACA. Les résultats issus de 12 études décrivent les obstacles rencontrés par les PACA concernant leur participation au travail ainsi que leurs principaux motifs de demeurer en emploi. Des obstacles liés à la conciliation des effets secondaires des traitements et du travail, à la communication ainsi qu’aux idées préconçues de l’entourage ont été soulevés. Les résultats mettent aussi en exergue les motifs des PACA de demeurer en emploi malgré ces obstacles fréquemment rencontrés. Ces motifs concernent principalement l’aspect financier, le nouveau sens accordé à la vie et le sentiment de normalité et d’accomplissement à l’idée de contribuer activement à la société. À la lumière de ces résultats, des pistes de réflexion et des recommandations sont proposées sur ce nouveau contexte lié à la maladie chronique qu’amène le cancer avancé et ses implications dans le marché du travail, ainsi que sur certains concepts à revisiter pour mieux circonscrire le phénomène émergent qu’est la participation au travail des PACA.
Mots-clés : Participation au travail, Work participation, Cancer avancé, advanced cancer, palliative cancer, Cancer palliatif, Emploi, employment, retention to work, Maintien au travail
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3070.Plus d’information
En France, malgré une baisse du niveau en sciences, le nombre de néo-bachelier·es ne cesse d'augmenter. Au-delà de la massification au Supérieur, la diversité de profil et l’hétérogénéité de niveau des étudiant.es de première année se renforcent depuis la réforme du baccalauréat de 2019. Cela contribue au fort taux d'échec en première année. À l'Université de Versailles-Saint-Quentin, les étudiant·es en échec à l’issue du premier semestre universitaire (S1) rejoignent un semestre 2 (S2) spécifique pour re-travailler exclusivement trois unités d’enseignement (UE) du S1 (programme identique mais format pédagogique pouvant varier). Pour les UEs de chimie et de physique, un « dispositif d’accompagnement différencié et personnalisé », s’inscrivant dans une pédagogie active et inclusive est proposé. Un total de 83 étudiant·es en situation d’échec et de 131 étudiant·es en parcours régulier (UE de chimie uniquement) ont pu expérimenter ce dispositif. A l’aide d’un devis quasi-expérimental et de questionnaires auto-rapportés, l’impact de ce dispositif sur l’estime de soi, le sentiment de compétence et la perception des difficultés a été évalué. Chez les étudiant.es en échec, l’augmentation du sentiment de compétence est significative, accompagnée d’une amélioration notable des performances académiques. Ce dispositif semble donc encourageant en termes d’accompagnement vers la réussite.
Mots-clés : différenciation pédagogique, enseignement personnalisé, échec en 1er cycle universitaire, dynamique motivationnelle, sentiment de compétence