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232.Plus d’information
Si le rôle de la cour de Turin dans le nouvel équilibre des puissances européennes pendant la Guerre de Succession d’Espagne est bien connu, on en sait moins sur la fonction stratégique d’autres cours, telle que celle des princes de Savoie-Carignan. S’appuyant sur la correspondance de l’ambassadeur de Savoie à Madrid Costanzo Operti (1690–1695), cet article s’intéresse à ces cours, afin d’explorer le jeu diplomatique, formel et informel, auquel s’adonnèrent les nobles – hommes et femmes – de 1640 à la fin du XVIIe siècle. Une de ces femmes nobles, Olympe Mancini de Carignan-Soissons, était une Italienne élevée à la cour de France et proche du roi Louis XIV. Épouse du prince Eugène Maurice de Savoie-Carignan, elle exerça une influence importante à Turin, Paris et Madrid. Mère du célèbre prince et militaire Eugène de Savoie, elle obtint une place de dame d’honneur de la reine Marie-Louise d’Orléans à la cour de Madrid, après sa disgrâce en France. Sa belle-mère, Marie de Bourbon-Soissons, joua un rôle de premier plan dans le maintien de l’honneur et du prestige de la cour de Savoie-Carignan.
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233.Plus d’information
Cet article propose de s'interroger sur le rôle et les fonctions reliés à l'emploi de la thématique guerrière dans L'héroïne mousquetaire de Préchac. Il s'attarde principalement aux particularités de la représentation de la guerre dans la nouvelle galante, à ses dispositifs, à ses usages et à ses fonctions afin de dégager une possible « scénographie galante des récits de guerre ». L'hypothèse qui sous-tend l'analyse est la suivante : Préchac s'ingénie à renouveler sans cesse le genre de la nouvelle. Pour ce faire, l'une de ses stratégies d'écriture consiste à puiser des éléments factuels tirés de l'histoire guerrière et à insérer des descriptions des campagnes militaires mais en prenant soin de les adapter à l'esthétique de la nouvelle galante. En optant pour une réécriture galante de la guerre de Hollande, le but recherché par le nouvelliste serait d'obtenir l'assentiment de ses lecteurs, de se conformer à leur goût tout en ménageant des effets de nouveauté, mais aussi d'entrer dans les bonnes grâces du roi.
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