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Depuis les années 1960, les mélanges – ces recueils d'études offertes par des chercheurs à des collègues à l'occasion d'un anniversaire ou d'un départ à retraite – ont pris racine dans la littérature juridique québécoise, avant de se multiplier au cours des années 1990 et 2000. L'étude des premiers mélanges juridiques québécois permet de revisiter l'histoire de la doctrine à un moment crucial, soit la professionnalisation des professeurs de droit et l'émergence d'un véritable « corps » de juristes universitaires. Bien plus que de simples collections d'articles, les ouvrages appartenant à ce genre littéraire particulier se caractérisent par des éléments paratextuels précis, et témoignent des représentations que les juristes universitaires se font d'eux-mêmes ainsi que des relations qu'ils entretiennent entre eux. Les mélanges apparaissent ainsi comme des lieux d'expression et de revendication identitaire pour les professeurs de droit québécois; ils leur permettent de se raconter et d'asseoir davantage leur autorité à la fois dans le monde universitaire et à l'intérieur de la communauté juridique. Ces recueils d'articles, puisqu'ils sont le plus souvent agrémentés de descriptions des qualités des dédicataires, brossent un portrait du juriste universitaire idéal. Ils représentent ces personnages célébrés comme des êtres plus grands que nature, faisant la gloire de leur faculté de droit, voire de l'ensemble du droit québécois ou canadien.
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