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445.Plus d’information
Les glaces flottantes exercent une double action au droit des schorres de la baie de James (51°09' - 54°37' lat. N.). D'une part, elles fauchent une grande partie des tiges, affouillent la surface herbacée et le substrat meuble creusant de longues rainures et des dépressions superficielles, et arrachent des lambeaux de la couverture donnant ainsi naissance à des marelles de 1 5 à 30 cm de profondeur, aux formes et aux dimensions variées. D'autre part, lors de la fonte, elles abandonnent dans les schorres une quantité considérable de matériel minéral, soit des cailloux dont la dimension excède parfois 200 cm de diamètre, soit des îlots ou amas de débris fins, soit des morceaux d'herbier (argile, vase, sable et gravier). En somme, la physionomie des schorres, profondément modifiée par l'action des glaces, affecte leur écologie et permet de les ranger dans la catégorie des schorres des régions froides.
Mots-clés : Glaces flottantes, sédimentologie, schorres, géomorphologie, écologie, Baie de James, Nouveau-Québec, Drift ice, Sedimentology, Shore, Geomorphology, Ecology, James Bay, Nouveau-Québec
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446.Plus d’information
RésuméDans la seconde moitié du XVIIe siècle, pendant le règne de Louis XIV, encouragés par le pouvoir, les voyages connaissent un essor spectaculaire, et avec eux les récits qui en sont faits. Parmi eux, le récit de voyage commercial occupe une place importante. Des voyageurs comme Tavernier (Les six voyages de Jean-Baptiste Tavernier…, 1676) et Chardin (Voyages de Monsieur le Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l'Orient, 1686), tous deux experts en joaillerie, incarnent la figure du négociant cultivé et audacieux, représentatif de cette période.Travaillant pour leur propre compte et fortune, ces voyageurs sont en phase avec l'ambition nationale de conquête. Leur parcours individuel s'inscrit donc dans un contexte d'épopée collective. L'aventure commerciale est marquée par un ennoblissement idéologique et le négociant, soudainement valorisé, y gagne un statut de protagoniste. Avec lui, le monde concret, généralement fort peu présent dans la littérature du XVIIe siècle, fait irruption dans la littérature de voyage : l'argent y est un thème omniprésent associé à celui de l'ascension sociale. Mais le voyage marchand est aussi le contexte d'une valorisation de la notion de « métier », de savoir-faire, et bien sûr de travail et d'effort.Au-delà, on assiste à la promotion littéraire de certaines valeurs « bourgeoises », qui avaient eu jusque-là un statut plutôt marginal. Le récit devient souvent la preuve tangible d'une réussite sociale et matérielle, et la somme de connaissances est à l'image des profits que le voyage a permis d'effectuer : l'exigence de « rendement » intellectuel répond ici à l'impératif de profit commercial.
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447.Plus d’information
RÉSUMÉLa Description de la Louisiane (1683) et la Nouvelle Decouverte (1697) du père Louis Hennepin, missionnaire récollet ayant participé à l'exploration du Mississippi, dirigée par l'explorateur Cavelier de La Salle, de 1678 à 1681 comportent des contradictions et des vides narratifs que les historiens ont souvent considérés comme des erreurs et des manques, voire des mensonges rendant inutilisables ces relations pourtant riches en renseignements de toutes sortes. Le propos de cet article est de montrer que ces contradictions et ces silences pourraient bien être délibérés, issus d'une rhétorique habile visant à occulter certains agissements du récollet ou de son supérieur La Salle. Une analyse serrée de ces récits et l'examen d'autres témoignages (dont certaines lettres de La Salle) permettent d'esquisser une hypothèse quant à la destination du canot envoyé par La Salle au printemps 1680.
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448.Plus d’information
Le baron Pierre-Joseph-Victor de Besenval de Brünstatt (1721-1791), au zénith de son existence, après s’être vaillamment illustré au combat sous Louis XV au sein du régiment des gardes suisses dont il était le colonel, était devenu, sous les lambris dorés de Versailles, le plus exercé et le plus incontournable des courtisans. Membre assidu de la garde rapprochée de la reine Marie-Antoinette, spirituel et séduisant, il excellait dans les deux arts qui faisaient le sel de la petite société de la reine à Trianon: celui de la conversation et celui de la galanterie. Besenval avait pourtant une passion qui prévalait sur toutes les autres : c’était l’un des plus fins collectionneurs d’art de son temps. Au lendemain de la prise de la Bastille, retentissant événement qu’il ne put empêcher en dépit de son rôle de commandant militaire de la garnison de Paris, il quitta précipitamment la capitale, fut repris, incarcéré, jugé, et miraculeusement libéré. Cet article se propose d’analyser divers portraits-clés de cet aristocrate emblématique de l’Ancien régime et de sa chute, qui désira tirer sa révérence sur un exceptionnel portrait de lui-même en collectionneur. Unique tableau de ce genre dans l’art français du XVIIIe siècle, ce fascinant portrait intime, au coin du feu, conserve pour la postérité l’esprit et le goût dont faisait preuve le baron de Besenval à l’orée de la Révolution.
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