Documents repérés
-
561.
-
562.Plus d’information
Les formes et les phénomènes périglaciaires actuels et reliques sont relativement abondants et variés en Jamésie-Hudsonie. Les observations concernent les gélisols, la gélifraction, le soulèvement gélival, les palses, les tourbières structurées, le glaciel et diverses formes thermokarstiques. Les gélisols comprennent quatre catégories : ceux de rivages et hauts-fonds, ceux de sommets, ceux de la plaine côtière de Louis-XIV, et des réseaux polygonaux de fentes de gel. La majorité des gélisols est concentrée dans la moitié septentrionale du territoire. La gélifraction se révèle de faible importance; localement, elle donne naissance à des talus d'éboulis et à des champs de blocs. Les roches les plus gélives sont les basaltes et les grès quartzitiques. Les phénomènes liés au soulèvement gélival sont peu répandus. Les palses boisées et non boisées, minérales ou organiques abondent dans la zone côtière jadis envahie par la mer de Tyrrell. La limite méridionale des palses non boisées passe aux îles Weston et Bizarre (52°32'); celle des palses boisées en cours de dégradation passe au nord de Matagami (50°). La plus forte concentration de palses non boisées se trouve entre le 55° et le 56°; celle des palses boisées, entre le 52°24' et le 54"24'. Les formes thermokarstiques comprennent principalement des dépressions de fusion et des amphithéâtres de géli-fluxion. L'origine périglaciaire des lacs ronds, en oursons et à cernes ainsi que des cours d'eau à berges festonnées et à grains de chapelet demeure hypothétique. Le glaciel exerce une action morpho-sédimentologique importante dans les trois grands milieux de sédimentation. Une partie des formes périglaciaires de la Jamésie-Hudsonie sont reliques, d'autres sont récentes ou actuelles.
-
564.Plus d’information
Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, publia, à l'usage des prêtres, des curés et des missionnaires de son diocèse, un Rituel qui connut deux éditions successives à quelques années d'intervalle, bien qu'elles soient toutes deux datées de 1703. Ce Rituel bilingue donne d'une part des instructions en français à l'usage des ecclésiastiques sur la manière d'administrer les sacrements et de célébrer la messe, tout en précisant d'autre part les formules, les prières et les bénédictions que les prêtres devaient prononcer en latin. Les deux éditions imprimées à Paris par Simon Langlois présentent des variantes substantielles. Alors qu'elles sont de format identique (in-8o), elles comptent respectivement 604 et 671 pages. La première édition fut vraisemblablement détruite à la demande de l'évêque de Québec, parce qu'elle témoignait trop clairement de l'influence marquée, non pas simplement du rigorisme, mais bien du jansénisme sur Mgr de Saint-Vallier, comme en témoigne la reprise du rituel d'Alet condamné par le pape Clément IX. La seconde édition, publiée sans doute vers 1713, bien qu'elle soit datée de 1703, était destinée à remplacer la première comme si celle-ci n'avait jamais existé, au moment où le pouvoir pontifical condamna le jansénisme.
-
566.