Documents repérés

  1. 581.

    Article publié dans Rabaska (savante, fonds Érudit)

    Volume 21, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Fréquemment assimilé à un banal québécisme familier, le nom masculin pichou est pourtant riche d'une histoire de plus de trois siècles. Cet autochtonisme lexical, emprunté par le français à des langues des continuums ojibwé et cri-innu, a pour étymon lointain la racine protoalgonquienne *pešiwa. D'abord employée au xviiie siècle par des marchands de Nouvelle-France comme dénomination du lynx et de sa pelleterie, l'unité lexicale s'intègre dans le phrasème laid comme un pichou dès le xixe siècle. Attesté depuis le xxe siècle comme désignation d'une sorte de mocassin, pichou fait aujourd'hui aussi office de terme d'ethnologie. Cet article offre un premier portrait cohérent et accessible de l'état des connaissances sur l'histoire de ce nom et de son sémantisme, en mettant au jour quelques données nouvelles.

  2. 582.

    Article publié dans Port Acadie (savante, fonds Érudit)

    Numéro 22-23, 2012-2013

    Année de diffusion : 2013

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    Traditionnellement, l'historiographie acadienne du régime français a eu tendance à négliger l'étude des structures économiques. Sous prétexte que des entrepreneurs comme Nicolas Denys et la Compagnie de la pêche sédentaire en Acadie firent faillite, on a rapidement conclu que cela était attribuable à de la mauvaise gestion ou à des conflits de personnalités. Or, comme pour d'autres cas dans l'histoire de la Nouvelle-France, il faut plutôt s'intéresser aux forces qui s'opposaient à ces entreprises pour mieux comprendre les causes de leurs difficultés. Dans le cas qui nous intéresse, la Compagnie de la pêche sédentaire en Acadie doit sans cesse se défendre contre les attaques d'administrateurs coloniaux français les percevant comme des compétiteurs commerciaux ou encore contre les attaques anglaises.

  3. 584.

    Autre publié dans Les Cahiers des dix (savante, fonds Érudit)

    Numéro 61, 2007

    Année de diffusion : 2010

  4. 585.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 2, 1987

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméL'opposition désormais classique des méthodes quantitatives et qualitatives en sciences sociales a pour conséquence que ce sont les données, faites de chiffres ou lettres, qui infèrent le plus souvent les objets de recherche, parce que réductibles précisément à ces techniques et méthodes. De l'herméneutique au positivisme le plus intempéré, l'enjeu est bel et bien celui d'une méthodologie générale: le cas de l'analyse clinique est ici considéré.

  5. 586.

    Article publié dans Topiques, études satoriennes (savante, fonds Érudit)

    Numéro 8, 2024

    Année de diffusion : 2025

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    Dans l’hagiographie qu’il consacre à saint Lydwine de Schiedam, Huysmans a placé la peau au cœur d’un procès contradictoire, qui la voue à la disparition brutale tout en en faisant un médiateur privilégié entre la sainte et la communauté des croyants. Conformément à la vocation édifiante de l’hagiographie, il réinscrit ainsi dans le registre de l’anatomie la « vérité » de la sainteté : la dissolution du moi qui en est le préalable, les flux entre le sujet et le monde qu’elle autorise. Mais la naissance de l’hagiographe n’a pas impliqué pour autant la disparition du romancier et du critique d’art. Ainsi, « hagiofiction » et « hagiocritique » plutôt qu’hagiographie, l’œuvre singulière de Huysmans fait de la peau de Lydwine la figure d’un art total, point de convergence de ses intérêts esthétiques, grâce à laquelle il poursuit une réflexion sur la réversibilité du réel et de la mimesis, des corps et des images, de la nature et l’artifice.

    Mots-clés : Huysmans, sainte Lydwine, peau, hagiographie, Huysmans, sainte Lydwine, skin, hagiography

  6. 587.

    Article publié dans Lumen (savante, fonds Érudit)

    Volume 23, 2004

    Année de diffusion : 2012

  7. 589.

    Article publié dans Études littéraires (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2016

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    La bibliothèque de livres rares et anciens du Séminaire de Québec, instituée en 1678, offre un patrimoine livresque d'une grande richesse. Constituée pour l'éducation des séminaristes, puis celle des écoliers fréquentant le cours classique, elle devient bibliothèque universitaire avec la fondation de l'Université Laval en 1852. Si les ouvrages et leurs différentes éditions encore présents sur ses rayonnages témoignent de l'état et de l'évolution des connaissances transmises académiquement et des efforts déployés par l'institution pour demeurer au diapason des savoirs européens, la typologie des traces inscrites dans la matérialité du livre est révélatrice des provenances et des réseaux de sociabilités, ainsi que du parcours du livre avec ses réceptions, ses inclusions et ses ruptures.