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62.Plus d’information
Le voyage ne fait pas l'écrivain et de nombreux récits sont en effet le fruit d'une collaboration entre le voyageur et un rédacteur érudit. Dans le présent article, nous nous penchons sur le cas spécifique de Jean-Baptiste Tavernier, un voyageur français qui s'embarque pour les Indes orientales au xviie siècle, et de son scribe Samuel Chappuzeau. Tavernier est un écrivain occasionnel, qui choisit de ne pas s'engager dans la voie de l'écriture, préférant le concours d'un scribe pour la rédaction de ses mémoires. Samuel Chappuzeau lui prête sa plume avec beaucoup de méfiance, car il considère l'écriture à quatre mains comme une pratique déshonorante. Une telle hésitation est d'autant plus surprenante que Chappuzeau avait lui-même écrit des ouvrages géographiques tels L'Europe vivante (1667) et L'Allemagne protestante (1671). Dans cette étude, nous avançons l'hypothèse que la réticence éprouvée par le rédacteur s'explique par le fait que ce récit de voyage – surtout la partie sur les Indes orientales publiée en 1676 –, apparaît plutôt comme un réquisitoire politique et religieux de Tavernier contre le régime de Louis XIV. Associer son nom à un tel ouvrage risquait donc de lui attirer des représailles.
Mots-clés : Écriture à quatre mains, Jean-Baptiste Tavernier, Samuel Chappuzeau, Récit de voyage, Indes orientales, Ghost writers, Travel narratives, Jean-Baptiste Tavernier, Samuel Chappuzeau, India
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70.Plus d’information
Le tableau de Jean-Baptiste Belin de Fontenay intitulé Vase d’or, fleurs et buste de Louis XIV est le morceau de réception que le peintre a présenté à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1687. Malheureusement peu étudié, ce tableau n’en comporte pas moins trois problématiques très intéressantes. Tout d’abord, il rassemble trois genres de peinture dans une seule composition : la nature morte, le portrait et la peinture d’histoire, illustrés respectivement par les fleurs, le buste du roi et la pièce d’armure. L’association de ces trois genres dans un tableau de nature morte est peu commune dans la peinture française du 17e siècle. Il est donc nécessaire de vérifier s’il existe un lien entre les fleurs, l’image de Louis XIV et l’armure. Ensuite, …