Documents repérés

  1. 471.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 1, 1975

    Année de diffusion : 2005

    Plus d’information

    Les réformes entreprises dans le secteur de la santé, au cours des quinze dernières années au Québec, ont souvent été l'occasion de faire apparaître la profession médicale au premier plan de l'actualité. Par leurs organisations professionnelles, les médecins ont exprimé leurs vues sur les questions reliées à la distribution des soins médicaux, que ce soit devant des commissions d'enquête, dans des colloques ou des congrès ; leurs négociations, avec le gouvernement, des modalités de leur participation aux différents régimes d'assurance des soins de santé ont plus d'une fois fait la manchette des journaux; des actions plus spectaculaires comme la grève des radiologistes en 1967 ou celle des spécialistes au moment même de l'entrée en vigueur du plan québécois d'assurance-maladie sont connues de tous.Malgré cette présence régulière sur la scène publique, la profession médicale reste un groupe occupationnel dont on ne connaît guère l'évolution récente. De ce groupe impliqué au plus haut point dans le réaménagement du domaine de la santé, nous savons bien peu de choses sur les transformations qu'il a connues depuis la dernière guerre. On sait bien que le vieux médecin de famille, à la fois conseiller, confident et thérapeute, est un personnage qui appartient au passé : il a cédé sa place au spécialiste qu'on va voir à l'hôpital, non sans avoir pris la précaution de prendre rendez-vous plusieurs jours à l'avance. On a vu aussi apparaître, aux côtés du vénérable Collège des médecins, des syndicats médicaux. Ce qui nous laisse supposer que la profession médicale a subi de profonds changements, elle en qui on a toujours vu le modèle idéal de la « profession libérale ». Ce sont ces phénomènes de la spécialisation de la profession médicale et de sa syndicalisation qui vont retenir notre attention ici. Nous tenterons de les caractériser l'un et l'autre et d'en dégager les effets sur la profession ; également nous tenterons d'éclairer à l'aide de cette analyse, l'idéologie ainsi que les stratégies des médecins dans le débat sur la question de l'assurance des soins de santé.Il nous apparaît essentiel, pour la compréhension de l'évolution globale du champ de la santé au Québec, de mieux connaître ce groupe occupationnel qui a toujours joué un rôle de premier plan en matière de distribution de soins. Nous avons choisi de limiter notre analyse à la période 1940-1970; ces trois décennies semblent constituer une « époque » dans l'évolution de la profession médicale.Cette époque, c'est celle qui marque la rupture avec la vieille tradition de libéralisme chez les médecins et celle de l'apparition de changements majeurs dans le secteur de la santé; la mise en vigueur d'un régime public d'assurance-maladie constitue provisoirement une sorte d'aboutissement aux réformes amorcées depuis plusieurs années. Pour caractériser ces trente années, nous pourrions dire qu'elles voient le passage d'une médecine « libérale » à une médecine « organisée ».

  2. 472.

    Article publié dans Documentation et bibliothèques (savante, fonds Érudit)

    Volume 41, Numéro 2, 1995

    Année de diffusion : 2015

    Plus d’information

    Les bibliothèques de la santé se trouvent dans les hôpitaux, dans les universités et dans divers organismes s'occupant de santé. Certaines fournissent de la documentation qui peut avoir un effet de vie ou de mort, d'autres contribuent à la formation des futurs professionnels de la santé, d'autres encore appuient la recherche de haut niveau ou renseignent les patients. Ces bibliothèques, souvent petites, ont développé l'entraide mutuelle et le maillage de leurs ressources. Pour offrir une information à la fine pointe, les imprimés coexistent avec des banques de données anciennes comme MEDLINE ou des supports récents comme les disques optiques compacts. Que leur réserve l'avenir ?

  3. 473.

    Article publié dans Frontières (savante, fonds Érudit)

    Volume 24, Numéro 1-2, 2011

    Année de diffusion : 2012

  4. 474.

    Battaglia, Frank, Ivankovic, Victoria, Merlano, Maria, Patel, Vishesh, Sayed, Céline, Wang, Hao, McConnell, Meghan et Rastogi, Nikhil

    La formation procédurale par simulation au pré-externat pour réduire l’anxiété et renforcer la confiance des étudiants par rapport à leurs habiletés techniques

    Article publié dans Canadian Medical Education Journal (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 5, 2021

    Année de diffusion : 2021

    Plus d’information

    Introduction : Les cursus de pré-externat des facultés de médecine canadiennes ne prévoient pas systématiquement de formation sur les habiletés techniques avant, si bien qu’à leur arrivée à l’externat, les étudiants ont une exposition limitée aux gestes techniques. Tandis que l’amélioration des aptitudes techniques par la simulation est bien documentée, il n’y a aucune étude sur l’effet de ces simulations sur l’anxiété et la confiance malgré leur impact avéré sur la performance et l’apprentissage. Cette étude vise donc à évaluer l’effet d’une formation sur les habiletés techniques au pré-externat sur l’anxiété et la confiance des étudiants en médecine. Méthodes : Une formation sur les habiletés techniques a été conçue sur la base d’un modèle d’enseignement fondé sur les données probantes, par les quasi-pairs suivant une approche de classe inversée. Quatre-vingt-douze étudiants en deuxième année de médecine ont participé à l’étude sur une base volontaire. Cinquante-six d’entre eux ont été répartis au hasard dans le groupe qui devait recevoir la formation, et 36 dans le groupe contrôle. Les étudiants du groupe qui a reçu la formation ont assisté à sept tutoriels étalés sur une période de sept mois. Le groupe témoin représentait l’étudiant en médecine moyen sans formation normalisée axée sur les habiletés techniques. L’anxiété et la confiance des étudiants ont été évaluées au début et à la fin du programme à l’aide du questionnaire State Trait Anxiety Inventory (questionnaire sur l’anxiété chronique et réactionnelle) et d’un questionnaire sur la confiance. Résultats : Chez les étudiants qui ont participé au programme de formation sur les habiletés techniques, la baisse de l’anxiété et l’amélioration de la confiance en soi ont été plus importantes que chez les étudiants du groupe contrôle. Conclusion : La formation longitudinale axée sur les habiletés techniques en contexte de simulation a eu des effets positifs en ce qui concerne l’anxiété et la confiance chez les étudiants en médecine au pré-externat. La formation offre l’avantage supplémentaire de faciliter la transition des étudiants en médecine vers l’externat, tout en contribuant à rendre l’expérience clinique plus sûre et plus efficace. Il serait donc intéressant pour les facultés de médecine d’intégrer dans le cursus une formation normalisée axée sur les habiletés techniques au pré-externat.

  5. 475.

    Article publié dans Philosophiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 49, Numéro 1, 2022

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    L'obésité est aujourd'hui reconnue par de nombreuses associations médicales comme un état pathologique. Dans cet article, je m'intéresse d'abord à la construction des entités nosologiques avant d'aborder les étapes ayant conduit à la médicalisation de l'obésité au siècle dernier. J'examine ensuite les principales approches en philosophie de la médecine pour déterminer si elles offrent des arguments qui sont en faveur ou qui vont à l'encontre de la thèse selon laquelle l'obésité est une maladie. Je soutiens que l'approche naturaliste, plus sensible aux données des sciences biomédicales, échoue à spécifier en quoi l'obésité serait une maladie et que si l'approche normativiste y parvient mieux, c'est au prix d'une permissivité dont on peut craindre les dérives. Néanmoins, cette dernière permet de mettre en évidence la part sociale et biologique des pathologies dans leur identification en tant que pathologies. Ma conclusion rejoindra celle de Hofmann : les raisons avancées pour soutenir que l'obésité constitue une maladie au sens propre sont principalement de nature pragmatique.

    Mots-clés : obésité, médicalisation, classification, maladie, santé, naturalisme, normativisme, obesity, medicalization, classification, disease, health, naturalism, normativism

  6. 476.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 133, 2023

    Année de diffusion : 2024

    Plus d’information

    L'objectif de cet article est de montrer qu'afin de penser la relation entre littérature et les humanités médicales, il faut revenir sur les termes de cette relation pour en improviser d'autres dans le sillage d'un texte important de Eve Kosofsky Sedgwick écrit à la fin des années 1990, marqué à la fois par son expérience du cancer et son engagement auprès d'ACT UP (AIDS Coalition to Unleash Power). À une logique paranoïaque de la critique, Sedgwick oppose une logique de réparation. Lire de façon critique, explique Sedgwick, c'est se prémunir contre, se garder de. C'est faire en sorte de diminuer les effets de surprise et d'attachement. En mobilisant l'article de Georges Canguilhem, « Une pédagogie de la guérison est-elle possible ? » (1978), et le mémoire de Jean-Dominique Bauby paru la même année que le texte de Sedgwick, Le scaphandre et le papillon, l'article explore en quoi « réparer », ce n'est pas forcément revenir en arrière – par exemple, pour renier l'héritage herméneutique – mais peut-être envisager une autre relation au temps, à l'avant et à l'après, au temps comme horizon normatif, et en particulier au temps de la guérison. Se garantir de et se garder de c'est aussi, étymologiquement, guérir, explique Canguilhem. Bauby, lui, n'a pas guéri et ne guérira pas. Du moins, il ne guérit pas en termes qui signifient un mouvement de repli. Il développe une pédagogie du texte littéraire à l'ère de la réparation qui met l'accent sur l'affect et la surface.

  7. 477.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 61, Numéro 2, 2007

    Année de diffusion : 2008

    Plus d’information

    RésuméAu début du xxe siècle, en pleine crise moderniste, l'Église catholique du Québec est sur la défensive devant le développement des sciences biologiques, en particulier l'évolutionnisme darwinien qui explique de façon laïque la naissance et l'évolution de la vie. Tandis que la médecine francophone de la province s'affirme avec de grandes revues, l'organisation de congrès internationaux et la préparation de la nouvelle loi médicale de 1909, un médecin de Saint-Gabriel-de-Brandon s'efforce de vulgariser le darwinisme. Oncle d'André Laurendeau, ce médecin de campagne anticonformiste et très actif, respecté par ses pairs pour son engagement au service de la profession, publie en 1911 La vie. Considérations biologiques qui veut réaliser la synthèse entre les travaux de Lamarck, de Darwin et de Haeckel. Critiquant l'insuffisance de la formation scientifique des francophones du Québec, cet ouvrage propose une réforme radicale des études dans les collèges classiques. J.-A. Archambault, évêque du nouveau diocèse de Joliette, condamnera le livre et son auteur.

  8. 479.

    Autre publié dans M/S : médecine sciences (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 6-7, 2006

    Année de diffusion : 2006

  9. 480.

    Article publié dans M/S : médecine sciences (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 2, 2003

    Année de diffusion : 2003

    Plus d’information

    RésuméSi la culture cellulaire a été et reste le matériel préféré du biologiste cellulaire - essentiellement de par sa facilité d'utilisation - les cellules mises en culture perdent certaines de leurs propriétés : et en acquièrent d'autres. De plus, ces mêmes cellules ne représentent qu'une partie d'un tissu et a fortiori d'un organe, et les résultats obtenus dans des conditions de culture ne peuvent pas être extrapolés à des conditions plus complexes. En conséquence, le chercheur a dû faire appel à des modèles animaux pour résoudre les problèmes qui lui étaient posés, la question devenant celle du choix du modèle. Les principaux systèmes existants sont décrits dans ce texte de façon non exhaustive, sous forme d'exemples, en illustrant leurs apports en biologie cellulaire.