Documents repérés

  1. 71.

    Messier, Omer-Denis

    Arthur Rousseau

    Article publié dans Cap-aux-Diamants (culturelle, fonds Érudit)

    1989

    Année de diffusion : 2010

  2. 72.

    Article publié dans Reflets : Revue ontaroise d'intervention sociale et communautaire (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 1, 2006

    Année de diffusion : 2006

  3. 74.

    Article publié dans Revue générale de droit (savante, fonds Érudit)

    Volume 27, Numéro 3, 1996

    Année de diffusion : 2016

    Plus d’information

    Les pouvoirs de la médecine autant que les espoirs qui sont mis en elle confèrent au médecin une place particulière dans l'organisation sociale. Détenteur par son savoir d'une action sur les corps, son pouvoir interfère avec celui des maîtres de la Cité qui lui imposent des limites mais aussi l'obligation d'exercer son « ministère » au profit d'une quête individuelle et collective du bien-être.Le médecin, magicien ou thérapeute, fait peur dès lors qu'il n'attribue ses pouvoirs qu'à ses connaissances. Il faut donc le rattacher à la Cité des hommes et, tout en reconnaissant la particularité de son activité, lui signifier qu'il n'est pas au-dessus de la loi, qu'il est lié à chacun de ses patients parce que ceux-ci lui font confiance. Mais ce contrat entre deux individus est aussi et, de plus en plus, un « contrat social » qui insère l'activité médicale dans le jeu complexe des relations sociales, quitte à ce qu'il subisse parfois les « dérives » trop économistes de celles-ci. D'où l'intérêt d'une autre limite sociale, celle qui lui rappelle que ses interventions, parce qu'elles portent sur le corps, supposent le respect de la personne d'autrui dans son autonomie, dans son identité. Une médecine trop orgueilleuse, trop hautaine, voire simplement trop paternaliste, ne peut plus conserver pour elle seule la maîtrise des nouvelles technologies biomédicales. Il lui faut la partager avec les patients, devenus des acteurs de santé, titulaires de droits subjectifs.Le nouveau « drame » de la médecine n'est-ce pas alors, moins que les limites imposées à quelques promoteurs d'une médecine « prométhéenne », les obligations faites à l'ensemble des médecins de prêter leur concours à servir des fins sociales collectives ou individuelles qui ne laissent souvent plus rien percevoir de cette « confiance qui rejoint une conscience » ?Serviteur de l'action sanitaire de la collectivité, le médecin pourra encore se sentir utile dès lors que sa liberté de relation à l'égard de ceux qu'il assiste sera préservée. Cela ne rend pas forcément impossible sa participation à certaines formes de « contrôle social » mais exige la définition de modalités qui respectent substantiellement la fonction médicale. Cette recherche d'un équilibre, ambiguë voire impossible diront certains, apparaît de façon encore plus aiguë dans le cadre des pratiques biomédicales. Le monopole conservé, voire renforcé, du médecin pour protéger l'individu au début ou en fin de vie, lui fait aussi porter, d'une certaine manière, le poids de tous désirs individuels, des intérêts contradictoires, de la tentation de franchir les limites du possible, de l'interdit. Il faut alors admettre que sa conscience puisse lui permettre, lorsqu'il ne peut pas ou ne veut modifier la volonté de ceux qui le requièrent, de décliner son concours. Mais, même en agissant ainsi, et c'est pour cela que la clause de conscience se distingue de la liberté de contracter, le médecin qui refuse d'administrer tel acte, ne devra pas cesser de compatir avec celui qui lui fait face.Gageons qu'ainsi comprise, la pratique médicale contribuera à rendre le droit qui s'y applique conforme au rôle que d'Aguesseau voulut pour la justice : « juger humainement des choses humaines ».

  4. 75.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 50, Numéro 4, 2005

    Année de diffusion : 2009

    Plus d’information

    RésuméLa médecine est une discipline plurimillénaire profondément ancrée dans l'histoire. Il n'est donc pas étonnant que le langage de la médecine — et par conséquent sa terminologie — ait toujours été influencé par ses utilisateurs. Le traducteur médical doit prendre conscience que le sociolecte médical, loin de reposer sur une terminologie rigoureuse et objective, est soumis à des variations tant synchroniques que diachroniques.

    Mots-clés : traduction médicale, sociolecte, terminologie, connotation, subjectivité

  5. 77.

    Article publié dans Les Cahiers de lecture de L'Action nationale (culturelle, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 3, 2015

    Année de diffusion : 2015

  6. 78.

    Article publié dans Alterstice (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 1, 2024

    Année de diffusion : 2024

    Plus d’information

    Choisies sur la base de leur capital humain, certaines personnes immigrantes hautement qualifiées se heurtent à la difficulté de faire reconnaître leurs compétences en lien avec la profession qu'elles exerçaient dans leur pays d'origine. L'intégration en emploi de ces professionnels est fondamentale pour l'activité économique de la province, qui a besoin d'une main-d'oeuvre spécialisée. Cet article se base sur deux recherches complémentaires sur les trajectoires de reconnaissance des compétences et d'intégration professionnelle de personnes immigrantes titulaires de diplômes internationaux en médecine (DIM) arrivés entre 1998 et 2009 (première recherche) et entre 2008 et 2018 (seconde recherche). Les deux recherches ont adopté une méthodologie qualitative, privilégiant des entretiens semi-dirigés avec 53 DIM. Cinquante acteurs-clé des milieux institutionnel, communautaire et associatif ont également été rencontrés, lors d'entrevues non dirigées ou semi-dirigées. Couplant des perspectives théoriques complémentaires, ces deux recherches ont en commun des analyses thématiques portant sur la typologie des trajectoires d'intégration et les expériences et vécu des médecins lors de leurs parcours. Le Collège des médecins est souvent accusé d'être un frein à la reconnaissance des compétences des médecins formés à l'étranger. Nous montrons dans cet article que la situation des DIM est plus complexe que cela. L'obligation pour ces personnes professionnelles formées à l'étranger de réussir plusieurs examens préalables à un retour aux études et de refaire une résidence en médecine peut également être une barrière et les mener à des trajectoires d'intégration professionnelle très variées. Les facultés de médecine qui doivent les accueillir exigent d'elles de faire la preuve de leurs compétences selon des critères qui les excluent parfois du parcours de formation en résidence.

    Mots-clés : diplômés internationaux en médecine, reconnaissance des compétences, théorie des conventions, cadres de jugement

  7. 79.

    Article publié dans Histoire Québec (culturelle, fonds Érudit)

    Volume 23, Numéro 2, 2017

    Année de diffusion : 2017

  8. 80.

    Article publié dans Scientia Canadensis (savante, fonds Érudit)

    Volume 26, 2002

    Année de diffusion : 2009

    Plus d’information

    RésuméEn 1987, l'historien Jacques Bernier signalait que l'histoire de la médecine et de la santé au Canada français, malgré la publication entre 1976 et 1986 de certains écrits importants, était encore au stade de l'enfance. Depuis, ce champ d'étude a connu un essor considérable. Cet article présente une recension des écrits publiés, regroupés selon les thèmes qui ont été privilégiés, au cours des années 1987 à 2002 sur l'histoire de la médecine et de la santé au Canada français, afin d'illustrer les acquis des seize dernières années. En conclusion, nous discuterons du stade d'avancement de l'histoire de la médecine et de la santé au Canada français en lien avec les différents éléments présentés par les historiens Ludmilla Jordonova et Thomas Brown pour juger de la maturité d'un champ d'étude, et identifierons certains facteurs qui en limitent la consolidation.