Documents repérés
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221.Plus d’information
Le patrimoine (architectural, monumental) intéresse-t-il les intellectuels ? En France, différents blocages institutionnels et culturels n'ont pas empêché que surgissent des écrits vigoureux émanant de la société civile, alors même que l'État prétend avoir toute latitude pour imposer dans ce domaine une démarche unitaire et univoque. De fait, il est possible de distinguer trois périodes dans l'histoire des pétitions. La première (fin du XIXe siède- 1918) est celle des mauvais départs : le sérieux des débats portant sur la protection d'un héritage menacé ou vandalise est souvent compromis par les excès idéologiques, qu'il s'agisse de réaction, de confusion des ordres esthétique et politique, d'anticléricalisme, ou de nationalisme xénophobe. La seconde période, des années 1920 aux années 1950, voit la mise en place d'un lobby patrimonial soucieux de modernisme ; il ne veut plus seulement défendre la cité (singulièrement Paris) contre l'affairisme immobilier, mais proposer un nouveau modèle urbain ; les avant-gardes artistiques, quant à elles, se montrent hostiles au patrimoine, assimilé au passéisme. La dernière période étudiée, couvrant les années 1960 à 1980, voit la formation d'un front patrimonial plus large et contestataire que les précédents, en particulier à l'occasion de la fameuse « Bataille des Halles » (contre la destruction des halles de Baltard), dont l'envergure amorce une anti-politique publique. De nos jours, l'engagement en faveur des « vieilles pierres » se trouve transféré des seuls intellectuels nationaux aux « usagers locaux du patrimoine ».
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223.Plus d’information
■ Bertrand Millier: «Histoire traditionnelle» et «histoire nouvelle» : un bilan de combat de Lucien Febvre Dans ce texte, Lucien Febvre analyse . moins le bilan de l'historiographie française de l'entre-deux-guerres qu'il ne développe les enjeux et les aspects de la confrontation entre ; deux formes d'histoire : une histoire traditionnelle et une nouvelle histoire orientée vers la synthèse. L'intérêt de ce texte est de rappeler que l'action de L Febvre s'est inscrite explicitement dès le lendemain de la Première Guerre mondiale dans une perspective de «repolitisation» des sciences sociales centrée autour d'une redéfinition scientifique de la discipline et de la reformulation de la fonction sociale de l'histoire. C'est dans ce contexte que s'inscrit son action critique et en particulier ses comptes rendus polémiques contre Charles Seignobos qui n'est ni une cible unique ni même privilégiée.
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224.Plus d’information
■ Vincent Dubois : L'art et l'État au début de la IIIe République, ou les conditions d'impossibilité de la mise en forme d'une politique. D'importants obstacles s'opposent à la mise en forme d'une politique artistique au début de la IIIe République : l'hostilité des artistes, la situation de porte-à- faux des hommes politiques et des fonctionnaires, l'indétermination des constructions administratives. Dans un processus où chacun de ces trois éléments est à la fois cause et effet des deux autres, les hésitations des agents de l'État et l'instabilité des institutions fondent en retour ce dont elles sont pour partie le produit : la représentation construite par les artistes d'un antagonisme irréductible entre Fart et l'État.
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225.Plus d’information
RésuméEn s'attachant au prix Femina, l'auteure tient compte de la difficile inscription des écrivaines dans le champ littéraire français au xxe siècle. Le prix Femina est choisi comme lieu de tensions contradictoires. S'il oeuvre pour la reconnaissance d'un sexe victime d'exclusion, il est aujourd'hui soumis aux réalités marchandes de l'industrie culturelle qui s'est développée durant ce siècle. L'auteure retrace donc l'histoire de cette instance, ses liens avec la presse féminine du début du siècle, sans masquer les crises et les difficultés qui jalonnent son histoire. L'enquête menée auprès de lauréates et de lauréats et de jurées du prix Femina vérifie dans les discours la condition problématique des écrivaines.
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227.Plus d’information
Conduite à la lumière des travaux de R. Barthes, G. Bataille, J. Baudril- lard, J. Derrida, O. Paz et S. Sarduy, cette étude se propose de montrer comment, inscrit en germe dans l'espace hiéroglyphique sous-jacent au corps d'écriture, le plaisir du texte, chez Elizondo, tend à coïncider avec l'instant (fatal) où la rotation des signes achève d'en épuiser le sens.
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