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1825.Plus d’information
L’économie des plateformes numériques, propulsée par l’essor de l’Internet mobile et des technologies innovantes comme l’infonuagique (cloud), les mégadonnées (big data) et l’intelligence artificielle, s’est imposée comme un modèle organisationnel émergent depuis les années 2000. Ces plateformes reconfigurent les dynamiques de travail en servant d’intermédiaire dans la fourniture de services et de biens, tout en remettant en cause les formes traditionnelles d’emploi et de protection sociale. Cet article explore les origines, le développement et les impacts des plateformes numériques sur le travail en s’appuyant sur un examen de la littérature sur le sujet et sur des données empiriques. L’article expose d’abord l’émergence des plateformes numériques, leurs diverses formes et l’ampleur du phénomène du « travail plateformisé ». Il présente ensuite les caractéristiques des travailleurs des plateformes et leurs conditions d’emploi. Enfin, à partir des données d’une enquête auprès de jeunes Québécois qui travaillent sur les plateformes Uber et Uber Eats, il analyse les motifs qui les conduisent à s’engager dans ce type d’emploi. La conclusion soulève les défis de régulation du travail posés par les plateformes numériques.
Mots-clés : Work, Travail, plateformes numériques, digital platforms, impacts, impacts, working conditions, conditions de travail
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1827.Plus d’information
L’article présente des résultats d’une étude qualitative basée sur des entrevues semi-dirigées avec des polyglottes multiculturels de différents pays. Les participants utilisent régulièrement au moins quatre langues vivantes et ont des liens étroits avec plusieurs pays (famille, amis, travail, études, etc.). L’étude aborde des questions liées aux négociations identitaires, aux distorsions dans la perception de l’identité des polyglottes par l’entourage, au degré d’importance accordée à la reconnaissance de l’identité telle que définie par des polyglottes eux-mêmes, aux éléments retenus pour s’autodéfinir ou définir l’Autre, aux rapports avec les langues utilisées et au rôle que jouent ces langues dans la construction et dans la définition de l’identité.
Mots-clés : polyglot identity, identité de polyglotte, plurilingualism, plurilinguisme, identity negotiations, négociations identitaires
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1828.Plus d’information
Mots-clés : mid-19th cent. Judaism, mid-19th cent. Jerusalem, Jewish women's donations
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1829.Plus d’information
Si l'on considère Le Chevalier de Saint-Georges (également connu sous le nom de Joseph Boulogne ou Boullongne, 1745-1799) - héros militaire décoré dont les talents d'épéiste, de combattant et d'athlète étaient sans égal, un contemporain de Mozart dont le talent musical, de compositeur et de chef d'orchestre restait inégalé –, il est surprenant que son personnage n'ait jamais été développé pour le théâtre avant les années 1840, soit quatre décennies après sa mort. Et ce, alors que la scène française célébrait fréquemment des personnages révolutionnaires et héroïques, en particulier après le décret révolutionnaire de 1791 qui libéra les théâtres de la censure. La première pièce écrite sur Le Chevalier en France, Le Chevalier de Saint-Georges : comédie mêlée de chant en trois actes, de Roger de Beauvoir (1807-1866) et M. Mélesville (1787-1865), fit sensation lors de sa création au Théâtre des Variétés à Paris en février 1840. Le Chevalier de Saint-Georges avait toutes les caractéristiques pour devenir un personnage théâtral spectaculaire, avec toutes les contradictions archétypales du héros romantique. Certaines des raisons de ce retard peuvent sembler évidentes : incarner un héros noir sur la scène française post-révolutionnaire n'est pas une mince affaire et s'accompagne d'une série de complications liées à la race et à la représentation, comme le montre cet article.
Mots-clés : Saint-Georges, Saint-Georges, Theatical character, personnage de théâtre, performance, Performance, relations interraciales, Race relations, Romanticism, romantisme
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1830.Plus d’information
La question du corps se pose dans tous les écrits de l’écriture féminine marocaine et demande une analyse particulière des frontières qui séparent l’espace masculin (espace public) de l’espace féminin (espace domestique). En s’appuyant sur l’œuvre de Leïla Slimani et la notion du harem invisible de Fatima Mernissi, cet article vise à interroger l’importance esthétique de l’espace au sein du roman au féminin et le lien intime entre les lois qui régissent la division spatiale des sexes et l’image patriarcale du corps féminin. Traditionnellement représenté dans l’imaginaire social comme un objet à posséder, le corps de la femme a longtemps été confiné à l’espace domestique tandis que la sexualité féminine a constitué la base de l’honneur familial. Slimani, comme ses consœurs, politise et remet en cause une telle image de la femme à travers des personnages féminins qui luttent pour se faire une place en dehors de la maison et de leurs rôles domestiques. Ainsi, les écrivaines marocaines contribuent à la création d’une nouvelle image de la femme qui ose dépasser les limites patriarcales imposées au corps féminin.
Mots-clés : Leïla Slimani, corps, femmes, Maroc, harem invisible, Le Pays des autres, Regardez-nous danser