Documents repérés
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331.Plus d’information
Ce mémoire comprend deux parties distinctes. Tout d'abord, le volet création se compose d’un récit poétique. Jamila, une jeune femme maghrébine, enterre sa féminité dans un cimetière abandonné. En devenant Youssef, elle prend la parole pour aborder un ensemble de problèmes sociaux, entre autres l’identité du Maghreb face à la modernité, la situation des femmes et les inégalités sociales. Vient ensuite le volet réflexion. L’étude de la problématique sociale Des chambres de bois d’Anne Hébert fait émerger une double thématique : d’une part la dialectique des classes, et d’autre part la dialectique des sexes. La problématique sociale se retrouve donc dans tout le mémoire. Elle constitue le noyau de base du présent travail.
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332.Plus d’information
Les adultes allophones peu ou pas scolarisés (AAPPS) rencontrent des défis pour effectuer des tâches essentielles dans la société québécoise en raison de leurs compétences langagières limitées. Leur intégration socioculturelle et professionnelle s’avère donc difficile et soulève des enjeux socioéconomiques tant pour les AAPPS que pour la société en pénurie de main-d’œuvre. En apprenant le français dans le contexte formel de scolarité, les AAPPS font face à d’autres défis d’acculturation aux conventions scolaires, notamment aux évaluations formelles des apprentissages. En étudiant les particularités des AAPPS, Abbott et al. (2021), de même que Gonzalves (2020) ont mis en question l’évaluation de ce public parce qu’elle est faite de l’angle des personnes scolarisées sans considérer la perspective des AAPPS. Quant à Altherr Flores (2020), elle a critiqué …
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333.
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338.Plus d’information
Le temps de sa narration, la voyeuse interdite - qui donne son nom au roman - laisse entrevoir les possibles plus heureux de la condition des femmes algériennes, ici algéroises, de leurs enfants, comme elle montre les verrous opposés à cette libération et en dénonce les contradictions par la mise en scène des actants mâles, ramenés à des perversions qui sont moins une satire qu'une voie vers une compréhension épistémologique d'une société ; celle-ci est décrite en un microcosme qui vaut, par induction, pour le tout social algérien. Toutefois, le roman de Nina Bouraoui marque la désespérante inanité de ce combat où le pouvoir patriarcal et traditionnel l'emporte sans retour, ne laissant que le roman, ses références à la France et à l'Occident comme tremplin des possibles, des espérances, des sursauts, des projections, des luttes pour échapper à l'aliénation d'être femme arabe.
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339.Plus d’information
L'écriture d'Hédi Bouraoui est le lieu d'exercice d'une praxis littéraire qui se définit en termes d'écart et d'écartèlement : écart de langage, novateur et décalé ; écartèlement entre une diversité d'espaces et de cultures. La dynamique transculturelle qui fonde l'écriture bouraouienne s'articule dans une logique d'additionnement des cultures. Le questionnement porte sur l'identité, ou plutôt les identités, que charrie chaque personne en situation de nomadisme. L'écriture devient le lieu d'expression d'une attitude critico-créatrice dont la visée ultime est de se repositionner dans l'échiquier des catégorisations institutionnelles. L'appellation d'« écrivain migrant » devient par conséquent contestable. La vision identitaire qui en résulte est celle d'une appartenance multiple, ouverte, transfrontalière.