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472.Plus d’information
L'intérêt principal des mesures de concentrations des matières en suspension (MES) sur un bassin versant est qu'elles permettent d'établir un bilan moyen des exportations de MES et de déduire un taux d'érosion mécanique à l'échelle du bassin. Cependant, la quantification des flux solides d'un cours d'eau est une tâche délicate, en particulier en zone semi-aride où les crues violentes et de courte durée rendent les prélèvements difficiles. Dans la présente étude, les mesures de débits et de concentrations ont été menées par l'Agence Nationale des Ressources Hydriques sur le bassin versant de Bou-Hanifia, un sous bassin important de la Macta caractérisé par un climat semi-aride et une forte érosion hydrique. Les résultats du bilan témoignent d'une très importante variabilité temporelle du transport solide, tant à l'échelle saisonnière qu'à l'échelle interannuelle. Ceci est lié en grande partie à l'agressivité des précipitations pouvant assurer une très forte et irrégulière mobilisation des MES. À l'échelle du bassin au cours de la période 1993-2006, le flux annuel moyen de MES est estimé à 1,8 x 106 tonnes (t) soit un débit solide spécifique moyen de 343 t∙a-1∙km-2. En effet, les années humides sont les plus exportatrices de sédiments en suspension. Ainsi, la saison d'automne, la plus érosive de l'année, représente 75 % du bilan annuel. L'essentiel des MES est exporté lors des crues de fin d'été - début d'automne, et sont à l'origine de 36 à 94 % des flux de MES transportés annuellement pendant 1 % du temps, soit trois jours par an.
Mots-clés : Concentrations des matières en suspension, bassin versant, semi-aride, transport solide, crue, érosion, Concentration of suspended sediment, watershed, semi-arid, sediment transport, flood, erosion
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473.Plus d’information
Dans une étude assez récente, Gisèle Sapiro (2012) mettait l'accent sur les obstacles à la traduction dans le domaine littéraire. En effet, si l'on parle souvent avec enchantement (et parfois de façon naïve) du « dialogue entre les cultures » prôné par la traduction littéraire, on s'intéresse moins aux conditions et aux obstacles que ce dialogue peut poser. La question est pourtant primordiale, surtout lorsqu'on étudie la traduction des romans d'écrivains dits « de banlieue ». De par leur spécificité, ces romans mobilisent des rapports de force d'ordre linguistique, social et culturel. En prenant appui sur une étude de cas constituée par la traduction italienne des romans de Saphia Azzeddine, cet article cherche à sonder les défis et obstacles posés par la traduction, que l'on peut diviser en deux catégories enchevêtrées et interdépendantes : les obstacles internes, liés aux difficultés traductives posées par l'emploi et le détournement de l'argot des cités; les obstacles externes, qui concernent les politiques éditoriales ainsi que les facteurs sociaux et économiques relatifs à la circulation des oeuvres dans le marché contemporain.
Mots-clés : banlieue, langue des jeunes, argot des cités, traductologie, Saphia Azzeddine, banlieue, youth slang, argot des cités, translation studies, Saphia Azzeddine