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9811.Plus d’information
RésuméDans un premier temps, cet article présente une vue d'ensemble des recherches effectuées dans le domaine de la culture matérielle au Canada anglais, soulignant les mérites, les faiblesses et les partialités de celles-ci. Il s'ensuit une réitération de certains concepts de base propres à l'étude folklorique, et leur application au développement passé, présent, et futur de l'orientation de ce secteur de recherches.
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9812.Plus d’information
Contexte : À l’heure actuelle, la répartition des médecins sur le territoire canadien est inégale, les régions rurales étant confrontées à une plus forte pénurie de médecins. Le groupe de travail constitué par le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et la Société de la médecine rurale du Canada (SMRC) a produit un rapport intitulé « Plan d’action pour la médecine rurale » (PAMR) qui vise à améliorer la santé des Canadiens vivant en milieu rural par la formation et la rétention d’un nombre accru de médecins de famille en milieu rural. Partant du cadre du PAMR, cet article évalue dans quelle mesure les facultés de médecine du Canada suivent le Plan d’action. Méthodes : Les chercheurs ont eu recours à une enquête transversale, comportant des questions fermées et ouvertes, pour recueillir des données auprès de 12 des 17 doyens aux études de premier cycle des facultés de médecine canadiennes. Les résultats ont été analysés à l’aide de méthodes quantitatives (calcul des fréquences) et qualitatives (analyse de contenu).Résultats : Les facultés de médecine appliquent des politiques et des procédures différentes pour recruter des étudiants ruraux et autochtones. Les stages intégrés longitudinaux offrent de nombreux avantages, mais peu d’étudiants y ont accès. La représentation des dirigeants au sein des comités décisionnels sur l’éducation diffère selon les facultés de médecine, ce qui indique une variation de la valeur des perspectives des médecins ruraux.Conclusion : Cette étude montre que les facultés de médecine déploient des initiatives qui sont conformes au PAMR. Il est essentiel que leurs décisions stratégiques demeurent ancrées dans un leadership et une politique éducative visant à renforcer et à mettre en valeur l’exposition des étudiants à la médecine rurale pour appuyer la planification des effectifs.
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9813.Plus d’information
RésuméCet article vise à éclairer les planificateurs en santé publique, le personnel clinique et les intervenants en prévention du suicide au Québec ainsi que les familles et le public francophone à propos de récentes études sur le traitement de la dépression comme stratégie de prévention du suicide. Les auteurs en résument les conclusions, passent en revue les méthodes et examinent les résultats dans une perspective de santé publique visant à établir une stratégie efficace de prévention. Ils soulignent que le traitement de la dépression pourrait non seulement réduire les taux de suicide mais avoir des effets importants sur la santé publique en réduisant les incapacités liées à la dépression, en plus d'avoir un impact sur les futures générations à risque. Les obstacles au développement d'une telle stratégie sont soulignés en référence spécifique à la situation du Québec.
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9814.Plus d’information
Au Québec, près de 3 personnes s'enlèvent la vie chaque jour, et ce, même si l'on observe une baisse depuis les années 2000. Plusieurs acteurs institutionnels et communautaires sont engagés dans la prévention du suicide et plusieurs initiatives ont permis de contribuer à la réduction des taux de suicide. Malgré le travail intense, des efforts supplémentaires sont nécessaires afin d'intensifier l'offre de services et l'accès aux ressources et mieux rejoindre les personnes vulnérables au suicide non rejointes par les services actuels. Depuis de nombreuses années, plusieurs pays ont mis en place des technologies numériques pour mieux atteindre ces personnes. Au Québec, un certain retard dans l'utilisation des technologies numériques en prévention du suicide était observé. C'est dans ce contexte que le ministère de la Santé et des Services sociaux a mandaté l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) pour développer une Stratégie numérique en prévention du suicide (SNPS). Dès le début des travaux, l'AQPS a souhaité ancrer le développement de la SNPS dans un processus de prise de décisions fondée sur des preuves scientifiques, contextuelles et expérientielles. Un processus, issu de la science de l'implantation, a ainsi été mis en place afin d'actualiser cette intention. La science de l'implantation est définie comme la science favorisant la mise en oeuvre de programmes en contexte réel. Elle est reconnue comme contribuant au succès de l'implantation de nouveaux programmes tout en favorisant une évaluation rigoureuse de leurs impacts et retombées.Objectifs Cet article vise à : 1) présenter le processus qui a été mis en place pour faciliter l'élaboration, l'implantation et l'évaluation de la SNPS ; 2) décrire le modèle d'action ainsi que la SNPS.Méthodologie Le cadre de référence Knowledge to action (KTA) est au coeur de la conception, de l'implantation et de l'évaluation de la SNPS. Ce cadre propose un processus cyclique en 7 phases itératives qui comportent chacune des aspects méthodologiques et des collectes de données.Résultats La section résultats illustre les actions concrètes réalisées pour chacune des phases du processus KTA et les faits saillants qui se dégagent de l'analyse des données collectées. Cette section présente également la SNPS.Conclusion Les conditions optimales pour favoriser l'implantation de la SNPS, son utilisation et sa pérennisation ont été mises en place. L'implantation en cours et l'évaluation d'implantation et des retombées de cette dernière permettront d'apprécier la capacité de la SNPS à atteindre ses principales finalités : informer à propos du suicide, repérer les personnes suicidaires, augmenter la visibilité de certaines ressources et offrir de l'aide aux personnes suicidaires qui répondent moins bien aux ressources traditionnelles.
Mots-clés : prévention du suicide, stratégie numérique, technologie numérique, services numériques, cybersanté mentale, science de l'implantation, suicide prevention, digital strategy, digital technology, digital services, e-mental health, implementation science
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9815.Plus d’information
Cet exposé introductif examine quelques-unes des principales questions soulevées dans les communications présentées au colloque sur l'urbanisation à Vancouver. Les comparaisons entre l'expérience de l'Amérique latine en matière d'organisation urbaine et celle qu'ont connue les États-Unis et le Canada ont montré l'existence de contrastes fondamentaux, malgré certaines grandes similitudes à l'échelle de l'hémisphère. Ces différences se manifestaient tout particulièrement dans l'influence rémanente des sociétés autochtones sur les établissements européens ultérieurs, dans le rôle joué par l'État par rapport aux commerçants dans la croissance et le développement et dans les structures sociales.
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9816.Plus d’information
Jusqu'ici, et suivant une approche descriptive, on a cherché à répondre à la question « Comment traduit-on une publicité ? » en oubliant la nature intrinsèque du discours publicitaire. Et pourtant, pour pouvoir adapter un message publicitaire, l'opération que réalise le traducteur suppose et implique en amont la connaissance et la compréhension de la nature rhétorique de la publicité. Nous entendons ici par rhétorique la technique de la communication et du discours persuasif. La question qui se pose d'emblée pour le traducteur du domaine publicitaire n'est donc pas tellement « Comment traduit-on une publicité ? », mais plutôt « Que traduit-on dans une publicité ? » Suivant une approche prescriptive, nous analysons dans cet article le discours publicitaire en tant qu'acte perlocutoire, en nous concentrant sur l'argumentation et ses modèles les plus élémentaires. Nous proposons ainsi un survol théorique à l'usage du traducteur et fondé sur la théorie de l'argumentation appliquée à la publicité et à sa traduction.
Mots-clés : traduction, publicité, rhétorique, argument fallacieux, enthymème, translation, advertising, rhetoric, fallacy, enthymeme
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9817.Plus d’information
La tendance des Torontois à la rétrospection se manifeste par l'intérêt général qu'ils portent au passé, les contacts directs qu'ils se ménagent avec les vestiges, leur appréciation du patrimoine et la préservation des ruines historiques. Ces dispositions dénotent de leur part une attirance puissante et constructive pour le passé, qui s'exprime par un engagement important envers l'environnement historique et un attrait généralisé à son égard. Par conséquent, la gestion des ressources historiques devrait donner aux Torontois davantage de possibilités de prendre part à des activités reliées au passé, possibilités qui devraient tenir compte de l'importante assise sociale de l'intérêt manifesté par la population pour ces activités.
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9818.Plus d’information
N'ayant pas réussi à imposer Hamilton comme centre important de commerce de gros, les hommes d'affaires de la ville s'intéressèrent de plus en plus au secteur de la manufacture. Les politiques du Conseil municipal favorisèrent extrêmement cette concentration, notamment de 1891 à 1911, période examinée dans cette étude. On montre toutefois que les manufacturiers eux-mêmes ne jouèrent qu'un rôle secondaire au Conseil. Aucun des promoteurs-clé des politiques favorisant le développement à Hamilton n'était manufacturier, malgré le fait que ces politiques avaient pour but d'abord de stimuler la manufacture. C'étaient plutôt des professionnels ayant des intérêts d'affaires à la tête du mouvement, soutenus surtout par les marchands.
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9819.Plus d’information
RésuméParfois des syndicats vont chercher à organiser des travailleurs qui sont déjà membres d'un autre syndicat. Cette activité, qu'on appelle maraudage, fait l'objet d'une controverse. Seulement deux juridictions canadiennes, le Fédéral et la Colombie-Britannique, publient de l'information sur ce sujet. Cet essai vient corriger cette lacune, du moins dans le cas de l'Ontario, en mettant au point une façon d'identifier les cas de maraudage en se basant sur les données de la Commission des relations du travail de l'Ontario (CRTO). Nous rendons compte d'un nombre de campagnes qui ont donné lieu à un vote de représentation, du nombre accueilli, et du nombre de salariés couverts au cours de la période d'avril 1975 à novembre 2003.Des études antérieures d'organisation syndicale (ex., Martinello, 2000; Johnson (2002a, 2002b) utilisent des données publiées par la CRTO, qui incluent des tentatives de maraudage et qui surévaluent par conséquent le nombre de nouvelles campagnes et la venue des travailleurs sous la bannière syndicale. Pour contrer ce problème, nous avons soustrait les nouvelles observations de l'activité de maraudage des données publiées sur l'accréditation et nous n'avons ainsi retenu que les niveaux d'activité de maraudage impliquant seulement les nouveaux travailleurs. On y décrit aussi la législation qui encadre le maraudage et nous l'utilisons comme une base dans une simple analyse des niveaux absolus et relatifs du maraudage.Le nombre de tentatives de maraudage qui ont donné lieu à un vote, le succès obtenu et le nombre de salariés impliqués sont présentés au tableau 1 et aux figures 1 et 2. Les niveaux d'activité de maraudage et leur succès sont modestes et déclinent légèrement à travers l'échantillon, sauf une exception importante : l'explosion de cette activité au cours des années 2000 et 2001, attribuable aux Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) qui ont accaparé plusieurs unités locales de l'Union internationale des employés de service (UIES). Puisque les maraudages de la TCA-UIES ne représentent actuellement qu'un seul maraudage extrêmement vaste et puisque les grands nombres impliqués infléchissent l'échelle et l'analyse des autres maraudages, ces cas TCA-UIES sont retirés de quelques tableaux et de l'analyse. L'analyse a été complètement reprise avec les cas TCA-UIES inclus et alors les résultats empruntent des directions prévisibles. Par exemple, quand les cas TCA-UIES sont inclus dans les figures 1 et 2, des pointes très larges apparaissent dans toutes les variables au cours des années 2000 et 2001.L'analyse de régression confirme la tendance à la baise de l'activité de maraudage au cours de la période de l'échantillon (en excluant les cas TCA-UIES) et nous en venons à la conclusion que les modifications à la législation du travail, la coordination des conventions dans l'industrie de la construction, les effets particuliers du mois et le cycle économique ont peu d'effet sur l'ensemble de l'activité de maraudage.Les données de la figure 3 confirment le fait que les niveaux d'activité de maraudage sont aussi modestes quand on les mesure en retenant leur part de l'activité d'organisation syndicale dans son ensemble. Les maraudages tentés et suivis d'un succès comptent pour approximativement 5 % des tentatives, alors que le nombre des salariés dans les maraudages est de l'ordre de 10 % de tous les salariés impliqués dans les accréditations accordées. Les unités d'accréditation qui ont fait l'objet d'un maraudage apparaissent beaucoup plus vastes que les autres unités accréditées. L'analyse de régression montre que les proportions des tentatives de maraudage répertoriées dans la figure 3 présentent des tendances positives minimes, mais significatives, lorsqu'on exclut les variables relatives aux modifications de la législation. Alors, présentée dans des termes simples faisant état de moyennes au cours de la période, l'activité de maraudage a diminué, sauf les cas TCA-UIES en 2000-2001. Cependant, le nombre de tentatives d'organisation syndicale sans égard au maraudage a décru d'une façon plus rapide, de sorte que la proportion des maraudages s'est accrue légèrement.L'analyse de régression du rapport des tentatives de maraudage sur celles de l'organisation syndicale sans recourir au maraudage reproduite au tableau 2 démontre que les tentatives de maraudage ont diminué (en relation avec les tentatives d'organisation sans maraudage); cela après l'élection du NPD et l'adoption du projet de loi 40. Le résultat n'apparaît pas statistiquement significatif à un seuil de 5 %, mais il s'y rapproche. Les données démontrent que le rapport a chuté parce que le nombre de tentatives de maraudage donnant lieu à un vote avec succès au cours de la période 1991-1992 a diminué. Le nombre de tentatives d'organisation syndicale sans recours au maraudage a augmenté considérablement au cours de la période 1993-1995. L'augmentation de ces activités d'organisation est probablement due à l'extension des droits de représentation syndicale aux salariés auparavant exclus de ces activités et l'accès plus facile à un tiers au cours d'une activité d'organisation syndicale sous l'égide du projet de loi 40. L'adoption du projet de loi 7 à la fin de l'année 1995 n'a pas eu d'effet perceptible sur le rapport maraudage non-maraudage. En établissant une moyenne pour la période allant de novembre 1995 à décembre 2000, les deux types d'activité d'organisation ont diminué en nombre lorsqu'on les compare à celles des années antérieures. Alors, les votes obligatoires de représentation pour les tentatives d'organisation sans maraudage, en vertu du projet de loi 7, n'ont pas causé de glissement vers plus d'activités de maraudage qui elles ont toujours fait l'objet de votes exigés. La figure 3 laisse peut-être apparaître un glissement au cours de la première partie de la période, mais pas dans la dernière, non plus pour la moyenne de la période. Le tableau 2 montre aussi que l'adoption du projet de loi 139 (en janvier 2001) a été suivie par une augmentation statistiquement significative du rapport des activités de maraudage sur les activités d'organisation sans maraudage, même quand on exclut les cas TCA-UIES. L'augmentation s'est produite en grande partie à cause du déclin remarquable des activités d'organisation sans recours au maraudage.Les figures 4, 5 et 6 font état du total des activités d'organisation de maraudage et de non-maraudage au cours des années 1985-2003. Encore là, les données montrent de petites quantités d'activités de maraudage au cours de la plupart des années, de sorte que nous pouvons prétendre que les études sur les activités d'organisation syndicale et leur succès, leur effet sur la densité syndicale, ne seront pas influencées de façon considérable si on inclut dans les données celles qui ont trait au maraudage. Une exception importante, cependant, se présente au cours des années 2000-2001, où les données totales sur les accréditations surestiment les nouvelles activités d'organisation syndicale et elles doivent être corrigées pour éviter des conclusions qui ne seraient pas justes au sujet des tentatives d'organisation syndicale et leur effet sur la densité syndicale. Lorsque les cas de maraudage sont retirés, les données montrent de façon évidente que l'activité d'organisation syndicale en Ontario a continué à décliner au cours des dernières années.
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9820.Plus d’information
En 2010, la Banque mondiale a lancé Urgent Evoke, un jeu en réalité alternée. Créé en réponse aux demandes d'universités africaines, le jeu a été conçu pour promouvoir la vision de l'Institut de la Banque mondiale d'un changement mondial positif par l'innovation sociale. Il fait un usage important des outils du Web 2.0 tels que les blogues, les profils personnels et les réseaux sociaux. Cet article est une étude de cas d'Urgent Evoke en quatre parties : premièrement, le potentiel d'utilisation des jeux vidéo comme outils d'éducation à la citoyenneté est évoqué; deuxièmement, le type unique de jeux (jeux en réalité alternée) dans lequel se classe Evoke est expliqué et les utilisations possibles de ces jeux dans l'enseignement supérieur sont examinées; troisièmement, le fonctionnement de l'univers du jeu Evoke est expliqué; et quatrièmement, les résultats du projet pédagogique Evoke sont évalués. L'étude de cas se termine par des commentaires sur le message idéologique d'Evoke qui peut apparaître problématique à ceux qui sont moins favorables au capitalisme.
Mots-clés : alternate reality games, Web 2.0, higher education, educational project, evaluation, jeux de réalité virtuelle, Web 2.0, etudes supérieures, projet pédagogique, évaluation