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  1. 321.

    Article publié dans VertigO (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 3, 2014

    Année de diffusion : 2016

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    La modernisation de la Chine depuis la fin des années 1970 a été un vaste processus d'industrialisation et d'urbanisation. En trente ans, avec un taux de croissance annuelle de 9 % en moyenne, le pays a atteint un développement économique sans précédent. Des millions de Chinois sont sortis de la pauvreté extrême et le pays est devenu la deuxième puissance économique mondiale. Cependant, cette croissance a eu ses inconvénients : usage intensif des ressources naturelles, des consommations d'énergie démesurées, pollution des sols, de l'air et de l'eau. Néanmoins, depuis le milieu des années 2000, le gouvernement chinois a multiplié les actions en faveur de l'environnement et du développement durable, manifestant une prise de conscience croissante face à cette crise écologique et énergétique. Depuis 2007, Pékin a lancé plusieurs politiques et des chantiers législatifs environnementaux volontaristes intégrant progressivement la question de la durabilité dans ses exigences de croissance. Dans son dernier plan quinquennal publié en mars 2011, le gouvernement a officiellement annoncé la nécessité de « construire une société durable respectueuse de l'environnement », y consacrant 1,4 % du PIB et réduisant radicalement l'intensité énergétique de son développement. Cet objectif a été récemment confirmé par la nouvelle équipe dirigeante de Xi Jinping qui a lancé nombre de mesures visant à faire évoluer les modes de production et de consommation chinoises vers un modèle moins intensif en énergie et plus respectueux de l'environnement. Le principal objectif de ces nouvelles politiques est de transformer le système énergétique du modèle économique chinois en développant des énergies non fossiles ou peu carbonées et en réduisant la dépendance de la Chine aux énergies fossiles, tout en maintenant un taux de croissance économique élevé. Ce projet ambitieux est non seulement au coeur de la stratégie chinoise de développement national, mais aussi au centre d'enjeux géopolitiques internationaux majeurs. La capacité d'innovation technologique de l'industrie énergétique est extrêmement faible en Chine, surtout pour les énergies vertes – éolien et solaire. Afin d'améliorer l'accès de la Chine aux technologies de pointe dans le domaine, Pékin a élaboré une stratégie de la coopération internationale fondée sur deux concepts : « go global » et « bringing in ». Il s'agit d'une stratégie industrielle coordonnée dotée de moyens financiers importants visant à accroître la capacité d'innovation de ses compagnies énergétiques et son niveau d'autonomie dans les équipements énergétiques de pointe. L'application de cette stratégie n'est pas toujours facile, face au refus des principaux détenteurs de la technologie occidentaux de partager leurs brevets ou de vendre leurs équipements de pointe par crainte de l'espionnage industriel. Tout en tentant de calmer leurs inquiétudes, la Chine se fait de plus en plus ferme dans la défense de ses intérêts sur la scène internationale, et n'hésite pas à faire pression dans le domaine commercial et financier lors de ces négociations.

    Mots-clés : transition énergétique, développement durable, hydroélectricité, énergies vertes, pollution, Chine, Energy transition, sustainable development, hydropower, green energy, pollution, China

  2. 323.

    Article publié dans Ethnologies (savante, fonds Érudit)

    Volume 25, Numéro 1, 2003

    Année de diffusion : 2003

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    RésuméL'article commence par un bref examen des concepts proposés comme thème de ce numéro (en particulier transcendance, performance, extase) : peut-on les appliquer aux formes de chamanisme rencontrées en Sibérie en contexte « traditionnel » ? Ce sont en fait de tout autres notions qui sous-tendent la terminologie de l'action rituelle dans ces formes de chamanisme, notamment celle de « jouer ». Cette notion, analysée sur des exemples bouriates, combine en un tout intégré plusieurs idées fondatrices des systèmes de représentations chamaniques. L'idée d'imiter les animaux sauvages dont dépend la vie de chasse, et au-delà, de mettre en scène un échange harmonieux avec la nature. Celle d'effectuer, à leur image, les deux devoirs fondamentaux de chacun et de tous, s'accoupler (danse) et se défendre (lutte). Celle de faire comme si pour susciter l'action correspondante dans la réalité. Celle, enfin, d'agir d'une manière qui ouvre la possibilité d'un gain. Ainsi, l'acte de « jouer » se présente comme la traduction rituelle de l'aspiration à obtenir de la « chance ».

  3. 324.

    Article publié dans Les Cahiers de droit (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 1-2, 2005

    Année de diffusion : 2005

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    Le Code civil de la République argentine a été sanctionné le 29 septembre 1869 et il est en vigueur depuis 1871. Un projet de nouveau code civil a été présenté en décembre 1998. La Commission de réforme nommée pour le rédiger a tenu compte des enseignements du droit comparé et le Code civil du Québec a mérité une mention spéciale parmi les sources consultées par la Commission de réforme. Bien que le projet ait beaucoup de points communs avec le droit québécois, il comporte aussi des différences importantes comme l'existence d'une « partie générale » dans le projet et l'absence de théorie de l'imprévision dans le droit québécois. Même si le projet n'est pas encore approuvé, il a permis d'entamer un dialogue fécond entre la doctrine québécoise et la doctrine argentine.

  4. 325.

    Article publié dans L'Annuaire théâtral (savante, fonds Érudit)

    Numéro 18, 1995

    Année de diffusion : 2010

  5. 326.

    Publié dans : Vivre plus longtemps avoir moins d’enfants, quelles implication? , 2000 , Pages 11-27

    2000

  6. 327.

    Publié dans : Actes du 12e colloque international étudiant du Département d’histoire de l’Université Laval , 2012 , Pages 133-149

    2012

  7. 328.

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 13, Numéro 1, 2005

    Année de diffusion : 2006

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    Résumé Un embarras certain entoure l'usage des termes croire et croyance dans les travaux des anthropologues. L'argument développé ici porte sur l'une des causes de cet embarras : le double sens qu'ont ces termes dans les langues occidentales sous l'influence du christianisme et qui semble caractéristique des religions universalistes. Ce double sens révèle un lien implicite entre objet de croyance et attitude de croyance, la primauté logique revenant à l'attitude et l'objet lui étant subordonné. Il peut en découler que l'objet acquière un statut de Vérité et que l'attitude devienne radicale et systématique, détachée de toute confrontation avec la réalité. L'exemple de la terminologie mongole illustre, par contraste, l'absence d'un tel lien — absence qui caractérise, semble-t-il, un grand nombre de cultures non-occidentales. En effet, les verbes mongols que l'on peut traduire par « croire » s'appliquent exclusivement à l'attitude de croyance, que les Mongols envisagent éventuellement dans son prolongement, c'est-à-dire l'action rituelle à laquelle elle donne lieu. L'absence de renvoi à des objets de croyance donnés apparaît comme une source de souplesse et d'innovation. Elle engendre une dynamique spéculative volontariste qui s'exprime surtout par les procédures divinatoires.

  8. 329.

    Article publié dans Revue québécoise de droit international (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 1, 2009

    Année de diffusion : 2020

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    La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CÉMAC) a été créée en 1994, presque au même moment que l'Organisation mondiale du commerce (OMC), pour permettre l'intensification des échanges commerciaux entre ses États membres. Cette organisation régionale a pu élaborer un droit douanier communautaire qui assure le partage des compétences entre la Communauté et les États membres en matière douanière, et organise le processus de dédouanement des marchandises ainsi que le contentieux douanier. Ce droit douanier communautaire a le mérite de s'arrimer aux règles de l'OMC en matière d'évaluation en douanes. Cependant, sur un plan général, l'application des règles douanières de la CÉMAC n'est pas uniforme au niveau des différentes administrations douanières des États membres; ce manque d'uniformité dans l'application des règles douanières communautaires de l'Afrique centrale ne répond pas aux exigences du GATT de 1994.

  9. 330.

    Autre publié dans Revue Organisations & territoires (savante, fonds Érudit)

    Volume 31, Numéro 3, 2022

    Année de diffusion : 2022

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    Le gaz naturel apparait comme une source énergétique de transition idoine, car ses effets socioécologiques sont moins nocifs que le pétrole ou le charbon (p. ex., faible émission de dioxyde de carbone), tandis que son efficacité énergétique est plutôt élevée et que ses coûts d’exploitation sont relativement abordables. Cet article vise à explorer le cas spécifique de la Chine, notamment comment son industrie du gaz naturel peut contribuer à l’atteinte des objectifs de pic d’émissions de CO2 et de carboneutralité (double carbone) formulés par le gouvernement chinois. Après une introduction au sujet, l’article présente les principes, procédures et processus relatifs à l’exploitation du gaz naturel, puis examine de manière plus détaillée le cas chinois. Une dernière section synthétise l’article et évoque les perspectives en proposant des recommandations quant à l’industrie du gaz naturel en Chine pour cheminer vers la carboneutralité.

    Mots-clés : Natural gas, Gaz narturel, industry, industrie, China, Chine, carbon neutrality, carboneutralité