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144.Plus d’information
Depuis les années 1970, l’archéologie s’est professionnalisée à une très grande vitesse avec l’évolution de l’administration française et l’explosion des postes en archéologie préventive. Les avantages apportés par cette évolution rapide doivent aujourd’hui tenir compte des acteurs non professionnels (bénévoles, amateurs et citoyens) dont la diversité a également évolué. En effet, la distance prise par les professionnels à l’égard de ces derniers se creuse un peu plus chaque jour. Pourtant, pendant longtemps, sociétés savantes et associations ont alimenté la production scientifique. Certaines ont même donné lieu à la création de centres de recherches associés parfois à la création d’un musée. Ces initiatives d’envergure issues de personnes morales peuvent également se retrouver au titre d’une personne physique. À des degrés très divers, bien d’autres archéologues bénévoles, se définissant parfois comme libres chercheurs, ont apporté leur pierre à la connaissance de l’être humain via une approche archéologique. Certains sont même devenus professionnels. Au travers de la présentation des apports et des limites des différents acteurs non professionnels de la recherche (en particulier archéologues bénévoles et chercheurs amateurs), nous mettrons en évidence l’importance qu’il y aurait à renforcer le lien entre professionnels et non professionnels pour la recherche archéologique de demain en mode science 4.0.
Mots-clés : archéologie, éthique, bénévoles, amateurs, professionnels, témoignage, France, pyramide, archaeology, ethics, volunteers, amateurs, professionals, testimony, pyramid, France
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145.Plus d’information
L'article apporte une contribution à l'analyse des processus de mobilité de formation et d'ancrage des étudiants dans les villes universitaires, dans la région Bretagne. À partir d'une méthodologie quantitative, nous réinterrogeons, d'une part, l'hypothèse selon laquelle les étudiants seraient de plus en plus mobiles et, d'autre part, nous nous intéressons à leurs ancrages dans la ville universitaire (pratiques résidentielles et de la ville elle-même). Notre population de référence est celle d'étudiants d'IUT (institut universitaire de technologie), de licence (L1, L2 et L3) et de master (M1 et M2) inscrits dans une université bretonne.
Mots-clés : Étudiant, mobilité, pratique spatiale, décohabitation, enseignement supérieur en Bretagne, Student, mobility, spatial practice, living apart, Higher Education in Brittany
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146.Plus d’information
RésuméLe relatif retard pris par la productivité de l'agriculture française à partir du milieu du XIXe siècle pose le problème de ses causes. L'auteur pense que l'une d'elles est la difficulté qu'éprouvent les agriculteurs français à prendre le virage technologique nécessaire. Ils se montrent hésitants devant l'adoption d'un machinisme agricole, varié dans ses aspects et sans cesse perfectionné.Dans une première partie sont présentées l'évolution de ce machinisme, ses étapes avec leurs caractères propres, sa répartition dans l'espace national. Partant de ce tableau évolutif, l'auteur s'interroge sur ses raisons, sur ses rythmes variables dans le temps. Il pense que le conservatisme, la routine des paysans, l'insuffisante qualification de la main-d'oeuvre agricole, constituent des facteurs non déterminants. Il privilégierait plutôt, en faisant des éléments importants d'explication, le faible dynamisme des constructeurs français, les structures socio-économiques de monde paysan, notamment l'abondance des petites et très petites exploitations, la conjoncture des prix et, peut-être, l'insuffisant exode rural qui permet aux exploitants de disposer d'une main-d'oeuvre salariée relativement peu coûteuse. Le contexte démo-socio-économique rend compte à la fois de la grande lenteur de la mécanisation et des disparités zonales très marquées, bien qu elles s'estompent à partie de l'extrême fin du XIXe siècle.Finalement la mécanisation de i agriculture française s'est bien réalisée, mais lente- ment, tardivement et modérément. Le mérite en revient aux "notables' ruraux qui ont donné ïexemple et stimulé la masse paysanne en organisant des concours et des expositions. Ceux-ci sont devenus efficaces à partir du moment où la paysannerie a pris conscience de /' utilité des machines et a disposé des moyens financiers nécessaires à leur acquisition.
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149.Plus d’information
Dans les années 1920, Albert Tessier agit comme médiateur culturel entre le régionalisme mistralien et le Québec, dans le but d'adapter l'identité canadienne-française rurale et catholique au monde moderne. Entre 1930 et 1950, il participe à la transmission, en France, d'une idée du Québec comme pays de haute moralité et de nature. Il sélectionne ses intermédiaires à partir de critères régionalistes. Il répond à la demande française, mais s'interpose comme un filtre entre le Québec et les passeurs Georges Cerbelaud Salagnac, Raoul Blanchard, Maurice Genevoix et Marie Le Franc. Tessier fait du Québec un relais en retournant à la France un régionalisme mistralien remanié. Il sert sa propre cause de consolidation de l'identité canadienne-fraçaise en proposant le Québec comme société-mémoire de la France.
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150.Plus d’information
Balzac le suggère dans sa Physiologie du mariage, « [l]ire, c'est créer peut-être à deux » (1976, t. XI, p. 1019). Ce qui est vrai de l'amateur de livres l'est encore plus du traducteur, lecteur primordial chargé de réécrire le texte en langue étrangère. Dans le présent article, nous observons deux nouvelles de Balzac, Le Réquisitionnaire (1831) et L'Élixir de longue vie (1830), traduites en anglais, espagnol et chinois. Cette observation s'inscrit dans le prolongement des théories de la réception, notamment des plus récentes qui intègrent la dimension culturelle à l'activité de traduction, mais nous nous fondons surtout sur le modèle macro- et transtextuel que propose O'Neill (2005). Il s'agit d'un système multilingue complexe, composé de l'ensemble des textes, en langues étrangères et originale, qui englobe l'auteur du texte original, ses traducteurs et tous les prolongements et toutes les transformations – heureuses ou malheureuses – réalisées à partir du texte initial. Cette approche macrotextuelle nous permettra non seulement d'observer l'impact de Balzac dans le monde, mais aussi d'élucider quelques-unes des stratégies employées par les traducteurs pour mener à bien leur entreprise : stratégies de nature stylistique pour rendre les aspects perçus du style de Balzac, mais aussi stratégies d'acculturation ou de dépaysement comme elles ont pu être discutées par Schleiermacher, Venuti ou Berman. Quelles que soient ces stratégies, il apparaît très nettement qu'une fois publiée, l'oeuvre n'appartient plus à son auteur (Chan, 2010, p. 3). Celle-ci a donc une vie et des prolongements que l'auteur ne saurait soupçonner et dont les résultats lui échappent complètement. Pour illustrer ces prolongements, nous suivrons ces deux nouvelles dans quelques pays et dans quelques systèmes linguistiques et tâcherons de mesurer les transformations du texte, tant pour la forme que pour le fond.
Mots-clés : réception, acculturation, dépaysement, traduction, transformation, reception, domesticating, foreignizing, translation, transformation